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Tome cinquième.
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émises par des observateurs qui n’avaientpas suffisamment étudié le sujet avant d’é-mettre leur opinion. Le Filaire de Médinea aussi été appelé Dragonneau , Ver de Gui-née , etc. Il est des parties intertropicalesde l’Ancien Monde, en Afrique , en Arabie,et paraît commun dans beaucoup d’endroits.C’est un ver essentiellement sous-cutanéou du tissu cellulaire extra-musculaire. Dansbeaucoup de cas il occasionne des tumeursdangereuses, et la médication à laquelleon a recours, dans les pays peu civilisés,où il est presque endémique, n’est pasmoins dangereuse que le parasite lui-même. Plusieurs voyageurs ont rapportédes Dragonneaux de l’Afrique même, maison a pu s’en procurer aussi dans d’au-tres parties du monde, principalementsur des sujets de la race nègre transportéeen Amérique par la traite. Des Européens qui ont séjourné en Afrique ont égalementsouffert les atteintes de ce Ver, et plusieursfois on en a vu entrer, à leur retour, dansnos hôpitaux, pour s’y faire traiter. FeuM. Jacobson, célèbre médecin et physiologistede Copenhague , eut ainsi l’occasion d’étudierle Dragonneau vivant, et il reconnut que lecorps de cet helminthe était pour ainsi direrempli de petits Vers, très petits, qui sonteux-mêmes les jeunes de ces animaux. C’estqu’en effet les Filaires de Médine sont vi-vipares, et comme les femelles ont seulesjusqu’ici été trouvées parasites de l’homme,cette particularité explique comment lesmédecins africains ou arabes ont toujoursgrand soin, lorsqu’ils extraient ces vers destumeurs qu’ils occupent, de ne pas les briser,et comment aussi leur rupture dans ce caspasse pour un accident fort grave; on conçoitque les jeunes Filaires, qui restent alors entrès grand nombre dans la plaie, y occasion-nent des douleurs considérables, et que, loind’avoir été enlevé, le germe de la maladie aété au contraire multiplié à l’extrême. Pourextraire le Filaire, on saisit l’une de sesextrémités, et on l’enroule à un corps al-longé, à l’axe duquel on fait opérer chaquejour un certain nombre de rotations propor-tionnelles à la partie du Ver qui peut êtremise à l’extérieur.

La communication de ces Filaires n’est pointencore un fait expliqué. L’opinion vulgaireen Afrique est que c’est aux sources ou

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dans les endroits marécageux qu’onprend le germe, lorsqu’on va s’y désal-térer, et comme ils attaquent souvent aussiles extrémités inférieures, on voit que cetteexplication n’est pas dépourvue de touteprobabilité. En serait-il de ces Helminthescomme des Gordius , des Mermis et de cer-tains Filaires qui sont certainement exté'rieurs pendant une partie de leur existenceet parasites des insectes pendant une autre «

On assure que certains Vers de Médineont présenté jusqu’à quatre mètres de Ion -gueur. (P. G.)

FILAO. Casuarina. bot. ph. — Genre dela famille des Casuarinées, établi par Rum -phius ( Amboin ., III, 87, t. 58) pour des ar-bres ou des arbrisseaux à rameaux et r a "milles verticillés, nodoso-articulés, apbyH 0S?à articles contenus dans une gaîne ; fl 0UfSmâles en épis, fleurs femelles en capitol 05terminaux.

Les Filaos, remarquables par leur port, on 1pour centre géographique les parties trop 1 'cales de la Nouvelle-Hollande, plus ra r05dans les Indes , les îles de l’archipel Indi 0ïlet l’Océanie.

Ces arbres, d’un aspect assez triste et fl 111

rappelle le port de certains Genêts, sont

fort

élevés, ont le bois dur et résistant , et c° nviennent parfaitement aux constructions o a

vales. L’espèce la plus répandue et <l u 0lï

cultive dans nos serres tempérées, en

terr 0

légère, est le G. à feuilles de Prêle , oude l’Inde , C. equisetifolia , le TsomorroJavanais, cultivé à Java comme arbre d ° rnement. Leur écorce est douée de P r< ^priétés légèrement astringentes. Cette e5pèce réussirait parfaitement dans nos d 'partements méridionaux.

Les Indiens regardent comme un t° ecament tonique doué de grandes vertusdécoction de l’écorce et des jeunes ram eadu C. muricata. . j

Les habitants de la mer du Sud empl°i e *^le bois des Casuarinas à la constructî° nleurs pirogues et à la fabrication de ïc ^ tarmes. Ce sont les seuls arbres qu’ils ^ alsS gUrabattre aux navigateurs qui abordentleur côtes. Banks en a apporté 6 espè** 5 ^Europe en 1780. Le nombre total despèces de ce genre est de 20. aVe c

Les Casuarinas , confondus d’abonles Conifères, forment aujourd'hui un*