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Floriceps : Corps mou, déprimé ou un peuallongé, divisé en trois parties : un renfle-ment céphalidien pourvu de quatre longstentacules rétractiles , garnis de crochets etde deux larges fossettes auriculiformes ; unesorte de thorax ou d’abdomen cylindriqueplus ou moins allongé ; et enfin un renfle-ment cystoïde «terminal dans lequel les deuxautres parties peuvent rentrer, le tout con-tenu sans adhérence dans un kyste vésicu-laire. (P. G.)
FLORIDEES. Florideœ ( Flos , fleur).bot. cr. — (Phycées. ) C’est le deuxième or-dre établi par Lamouroux dans sa classe desHydrophytes . Les auteurs plus modernes enont fait la première famille de celle des Al-gues ou Phycées. On est redevable à notrecompatriote d’avoir fondé sur quelques bonscaractères les premières divisions du genreFucus , nom collectif sous lequel Linné etses successeurs comprenaient toutes les plan-tes marines à fronde continue. S’il n’a pas eula gloire de jeter sur l’organisation intimede ces plantes la même lumière qu’il a ré-pandue sur d’autres points de leur histoire,il faut en accuser surtout l’imperfection desinstruments amplifiants qu’on avait alors às a disposition. N’oublions pas d’ailleurs qu’àcette époque le nombre plus restreint des es-pèces ne faisait pas sentir la nécessité de péné-trer dans les secrets de la structure, et que lefaciès et la forme suffisaient aux distinctionsa établir entre elles. Mais les travaux successifsdes deux Agardh, de MM. Bory, Decaisne,tfarvey, Greville , Kützing, etc., ont avancéfa connaissance de ces végétaux et facilitéfaur disposition d’après des méthodes plusrationnelles. M. Decaisne , dans une classi-fication fondée sur la simplicité ou la compo-s Uion des spores, a donné à cette famille len °m de Ghoristosporées. Celui d’Hétérocar-Pées, que lui impose M. Kützing, est dû àfi es considérations analogues. Dans son Ma-n mi 0 f British Algæ , M. Harvey proposa len °m de Rhodospermées, tiré de la couleurgénérale des spores. Enfin M. Zanardini,un Essai de classification naturelle destyues, désigne cette famille sous le nomd’Aügiosporées. Quanta nous, en accordanta Préférence au nom le plus ancien, nous^°Us rangeons au sentiment de MM. J.§ a rdh et Endlicher.
Le s Floridées sont des Thalassiophytes ca-
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ractérisées par leur couleur, qui présentetoutes les nuances du rose tendre au pour-pre brun ou violacé, et par deux sortes d’or-ganes de reproduction jamais réunis sur lemême individu. Les uns, placés à la super-ficie des frondes , consistent en sporidiesnombreuses contenues dans un péricarpe gé-latineux ou membraneux ; les autres , leplus souvent, mais non toujours immergésdans la fronde, sont formés d’une spore pri-mitivement indivise, renfermée dans unpérispore celluleux, mais qui se sépare enquatre autres à l’époque de la maturité.
Organes de végétation. La fronde ( frons,thallus ), ou le système végétatif des Flori-dées, revêt deux formes principales. Dans lapremière, elle se présente sous l’aspect defilaments cloisonnés ou simplement articu-lés , qui ne sont que la répétition de la cel-lule élémentaire s’ajoutant à elle-même dansle sens de la longueur. Chez les unes , cesmêmes cellules sont placées bout à bout surune seule rangée ou en série simple (ex. Cal -lithammion ) ; chez les autres, elles se suc-cèdent en série multiple, c’est-à-dire surplusieurs rangées autour d’une cellule cen-trale ou d’un axe idéal (ex. Polysiphonia).Chez toutes deux , elles sont incluses dansun tube transparent, homogène, anhiste (1),continu, qui s’accroît dans la même propor-tion que les cellules qu’il est appelé à relieret à protéger. On nomme cloison ou endo-phragme le point qui sépare transversale-ment les cellules, et article, segment ou en-dochrome, l’espace compris entre deux arti-culations. Cette forme des frondes est rare-ment simple ; le plus souvent elle présenteune ramification fort variée.
Dans la tribu des Rhodomélées, où lescellules sont souvent aussi disposées en sériesur un même plan , on trouve tout à la foisdes frondes cylindriques articulées et desfrondes planes et membraneuses.
Chez les Floridées à fronde continue , lescellules, le plus souvent uniformes, sontou placées les unes à côté des autres, sansordre et sur un même plan ( Frondes mem-branaceæ); ou bien, sensiblement différentesentre elles , quant à la forme, elles consti-tuent une fronde comprimée ou cylindrique.
(i) M .1 Agardh (Jlg. Médit., p. 55) prétend que l a mtm _biaue des cellules est tissue de fibres très déliées et diverse-ment entrecroisées