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Tome cinquième.
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lée dont nous avons besoin, ils sont sous cepoint de vue inférieurs aux liquides dansl’application. Les gaz conservent encorequelque affinité entre leurs molécules , etune affinité souvent supérieure à celle desliquides pour les corps solides.

Le quatrième état comprend les substanceshypothétiques que les physiciens ont créées,pour pouvoir se rendre compte des phéno-mènes naturels qu’ils ne purent rattacheraux autres" substances connues : ce sont laLumière, le Calorique, les deux Fluides élec-triques , les deux Fluides magnétiques, leFluide nerveux, enfin le Fluide général uni-versel qui remplit l’univers , et que l’onnomme Éther (voyez ce mot). Quoique cessubstances hypothétiques possèdent une élas-ticité que nous pourrions regarder commeinfinie, et une expansion dont nous ne con-naissons pas les limites, cependant elles nepeuvent être considérées comme ayant unefluidité absolue, d’après le sens que nousattachons à ce mot ; car la plupart de cesFluides ont une affinité si grande pour lescorps pondérables et leurs molécules, qu’ily a entre eux des condensations et des coer-citions très puissantes. Cette puissance d’af-finité, qui les retient et les agglomère ensphère autour des corps ou des atomes pon-dérables , s’oppose à leur libre et égale ex-pansion , et ils présentent des densités trèsdifférentes, suivant la nature et la constitu-tion des corps. La condensation et l’élasti-cité de la lumière et du calorique dans lescorps, diffèrent essentiellement de leur étatdans les espaces célestes; les Fluides électri-ques et magnétiques , pour ceux qui les ad-mettent, ne se manifestent que par leurinégale distribution ; le Fluide nerveux lui-même témoigne ses écarts par des irritationset des inflammations locales. Cette haute af-finité de la matière pondérable pour ces di-vers Fluides, ou plus exactement pour leFluide universel, l’Éther, s’oppose donc àson égale répartition , condition fondamen-tale de toute fluidité absolue.

D’après les quatre états bien distincts descorps que l’on a classés sous le nom deFluides , on conçoit que ce mot ne peut avoirune signification nette et limitée qui puisseconvenir complètement à l’un ou ci l’autrede ces états, sans éloigner son applicationdes trois autres : sa définition ne peut être

que générale, et ne peut qu’embrasser ecqu’il y a de commun entre eux. Lorsquel’on veut préciser davantage, il faut le dé-^terminer par un qualificatif, comme Fluideliquide, Fluide gazeux, Fluide impondérable ?électrique, magnétique ou nerveux.

On a à peu près cessé de donner le non*de Fluide à la pulvérulence impalpable ;physique moderne est devenue une sciencetrop exacte pour comparer la division méca-nique la plus fine , ou le résultat des préci-pités , à la divisioif chimique des molécules -Ce n’est plus que par comparaison que l’onAit que ces corps se comportent comme desFluides, coulent comme des Fluides .

Ce sont donc les liquides qui présentent I eplus de caractères saisissables propres à fah’ econnaître l’ensemble du phénomène de ^fluidité. Les liquides étant visibles, plus P e 'sants que l’atmosphère, forment des masseslimitées qui permettent de constater leu*surface plane , horizontale , nivelée , t eUlécoulement vers les points déclives, leur V e "nétration dans tous les vides des corps e°n-tenants ou immergés. Les liquides serai® 11 *donc des Fluides parfaits s’il ne leur restait»à un degré très prononcé , une affinitéproque entre leurs propres molécules, ettre ces molécules et celles des corps soüd eS 'Leur affinité pour les corps solides varie av®Çla nature de la substance de ces dernie rS »elle varie aussi, suivant l’espèce de liqu*d e •de telle sorte que , pour les uns , cette f° rC(d’adhésion est assez puissante pour sefondre , dans plusieurs cas , avec l’afS® ltechimique; dans d’autres cas , au contra^’cette puissance d’affinité est nulle, et d 11 ;a aucune adhésion entre les liquides e f Iei?corps solides. Lorsqu’il y a adhésionces substances, on dit que le liquidele corps ; s’il n’y a pas adhésion , 011qu’il ne mouille pas .

Si l’on plonge un tube capillaire dau>

> unjde

liquide qui le mouille, la colonne Üfl 11 ;qui pénètre dans l’intérieur du tube s éi®'au-dessus de la surface du liquide amb ia ’tandis que si on le plonge dans un hfl u

qui ne le mouille pas, cette colonne s

arrêta

avant d’avoir atteint le niveau de cette nu* 1

surface. Quelle que soit la différencedeux effets contradictoires, on leur a

de

cep® 11 "

dant donné le même nom, celui d’uc^° Bde force capillaire, ou enfin , en indi> 1