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Tome cinquième.
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FLU

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Depuis les beaux travaux d’Young, deFresnel, de Frauenhoffer, de MM. Arago,Quetelet , Delezenne , etc., et les analysesmathématiques de M. Cauchy, le fluide lu-mineux a perdu chaque année des partisans,et c’est en vain que quelques' physiciens degrand mérite lui sont restés fidèles ; leursefforts et leurs travaux n’ont pu que pro-longer quelque peu une vie qui s’éteintchaque jour.

En poursuivant les conséquences de sonsystème du monde, Descartes a été conduità considérer l’univers comme étant remplid’un fluide éminemment subtil, d’une élas-ticité parfaite, auquel il donna le nom d'É-ther , qui appartient à toute la philosophieancienne. C’est au moyen de cet Éther, dece Fluide universel, que se propagent les vi-brations que les molécules des corps lumi-neux exécutent ; l’impression de ces mou-vements sur la rétine, ou sur l’épanouisse-ment du nerf oculaire produit cette sensa-tion que nous nommons Lumière . Voyez cemot.

Pour donner une idée de la parfaite élas-ticité de ce fluide, comparée à celle de lamatière pondérable , nous rappellerons queles mesures de Fresnel ont démontré que lesondes lumineuses qui produisent la sensa-tion de lumière, sont celles dont les longueurssont renfermées entre 0 n,ul - 000,406 , et0 mil1 000,645 , c’est-à-dire , en nombrerond, en négligeant les deux dernières dé-cimales, entre 4 dix-millièmes et 6 dix-mil-lièmes d’un millimètre. La propagation dela lumière étant d’environ 31,000 myriam.par seconde, équivalant à 310,000,000,000millimètres, en multipliant ce nombre parchacune des fractions de millimètre appar-tenant à chacune des couleurs du spectre ,on aura pour produit la fraction de secondependant laquelle s’opèrent ces vibrations.Ainsi on aura pour le temps employé parla vibration qui constitue le vert bleuâtre,la 620,000,000,000,000 de seconde, c’est-à-dire , la six cent vingt billiardième de se-conde.

La chaleur vient se placer dans une ligneparallèle à la lumière; on lui a donné pouréause un Fluide spécial, le calorique , commeon en avait donné un à la lumière. Tousdeux parcourent l’espace céleste avec unerapidité de 31,000 myriamçtres par seconde,

tous deux se refléchissent, se réfractent, $ epolarisent ; il n’y a que les interférencesqu’on n’a pu encore démontrer pour la cha-leur, ce qui vient probablement de lasièreté de nos instruments appliqués a cephénomène, et principalement du manqued’un organe pour la chaleur aussi délicat quel’œil pour la lumière. Les travaux de Bérard,de M. Forbes, et principalement ceux deM. Melloni, ne peuvent laisser de doute sutl’analogie des deux ordres de phénomènes,qui paraissent ne différer que par la longueuides ondulations.

La chaleur a, comme la lumière, s0lîspectre ; mais il est double à partir du pûin tmaximum placé vers le milieu. De chaquecôté de ce point les zones calorifiques dïm 1 'nuent d’intensité en s’éloignant du p°* ntcentral, et si l’on reçoit sur une pile ther-mo-électrique nue , successivement deu*rayons pris à une même distance de ce poinÉle rhéomètre indique une température éga îe *Cependant cette similitude n’est qu’app 3 'rente, car une des plus belles expériencesdu professeur Melloni démontre qu’il y adans la constitution des deux rayons unedifférence notable qui ne permet pas de le sconfondre. Si l’on fait passer l’un desrayons à travers une lame d’eau très rniu ce ’avant d’arriver sur la pile thermoscopiqu e ’ce rayon perd à peine de son intensité, h* 11dis que le rayon similaire, pris à égale distance de l’autre côté du point maximum-» equi donnait une déviation semblable aUpremier, en tombant directement sur la pd e >le rayon, au contraire, est complètement arrêté par la lamé d’eau interposée.

Ainsi le Fluide calorifique est une supP asition tout aussi gratuite que l’était le H ullumineux ; il est, comme ce dernier, prod upar un mouvement oscillatoire dont les o ndes sont plus longues que celles qui co* 1 »tuent la lumière rouge ; tandis que les ondes plus courtes que celles qui constituent ^violet répondent mieux aux actions chiniiques. Ces positions ne peuvent être absolu®^»car, suivant la nature de la substanceprismes, le point maximum est projeté p

les

aut ou plus bas.

Au mot éther nous avons rattache ^eux Fluides électriques à des états dih®* 6 ^e coercition et de propagation de 1 ** 'ans les corps ; il ne reste plus que le ü