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Tome cinquième.
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amené la saturation dans le liquide supé-rieur ; supposition tellement gratuite etcontraire à l’observation , qu’on a préférépasser sous silence la difficulté d’un telmaintien d’hétérogénéité, que de donnerune explication qui aurait été rejetée partous les physiologistes et les physiciens.

Pour nous , tout ce qui a été dit sur l’as-cension de la sève dans les végétaux, aumoyen du fait physique de l’endosmose ; etplus encore, toutes les conséquences anti-physiologiques qu’on a tirées de ce faitdans ces derniers temps pour expliquerl’introduction des médicaments dans lecorps humain ou dans celui des animaux,et leur effet d’absorption ou d’exhalation,suivant que l’endosmose l’emporte surl’exosmose , ou l’exosmose sur l’endos-mose qui s’établissent entre le médicamentintroduit dans le tube intestinal, et lesliquides contenus dans les vaisseaux de cetorgane ; toutes ces hypothèses, disonsnous,sont entièrement gratuites, et toutes re-posent sur les mêmes erreurs, celles de laPossibilité d’avoir un courant continu à tra-vers ces milliers de cellules, renfermantchacune un liquide actif sur celui de la cel-lule précédente sans jamais perdre sonhété-r ogénéité. La question de l’absorption , del’exhalation, de la circulation végétale, nousParaît encore entière, et le fait physique del’endosmose n’a pas le moins du mondeavancé sa solution.

Quoique les molécules de gaz soient plus^dépendantes entre elles que celles des li-quides , elles ont encore une forte affinitéPour les corps solides. Ges derniers sontl °ujours recouverts d’une couche d’eau ou

gaz dans lequel on les a plongés , et leura dhérence est telle , qu’il faut des moyensMécaniques particuliers, ou l’action d’unelïa ute température pour les en débarrasser.

^ masse égale, plus un corps aura de sur-face > plus son affinité augmentera pour les^ az - C’est ainsi que les corps pulvérulents011 transformés en éponges acquièrent une

telle

les

Puissance d’action sur les gaz, qu’ils

sent

Ges

condensent à un haut degré, et produi-

re grande élévation de température,corps poreux modifient aussi les gaz

présence ; ils provoquent leur combinai-son

Vc ntion

qui ne pourrait avoir lieu sans l’inter-

de leur présence. On connaît les

{ effets curieux de l’éponge de platine ,| de la poudre de charbon , de la pierreponce pilée , etc., qui forment actuelle-ment une nouvelle branche de la chimie ,à laquelle ces corps divisés ont donnéun nouveau réactif. Cette intervention àdistance des corps pulvérulents, dans descombinaisons où ils n’entrent pas, a éténommée force catalytique par M. Berzélius .

L’expérience suivante montre avec quellefacilité les gaz adhèrent aux surfaces métal-liques. On plonge dans un gaz, dans de l’hy-drogène ou du chlore, je suppose, une lamede platine bien pure, et qui a été préalable-ment portée au rouge blanc ; elle se recou-vre, à l’instant même de son immersion, dugaz dans lequel on la plonge. Pour démon-trer l’existence de cette couche gazeuse, onréunit cette lame à une autre lame de platinepure par l’intermédiaire d’un rhéomètre , eton forme ainsi une couple voltaïque qui donneun courant positif, de la lame hydrogénée àla lame neutre, à travers le liquide ; ou uncourant négatif de la lame hydrogénée à lalame neutre, à travers le fil conducteur et le! rhéomètre. Les expériences de M. Cagniard-Latour avec le marteau d’eau ; celles deM. Donny sur l’élévation du point d’ébul-lition jusqu’à 135° centigrades dans de l’eaubien dépouillée de l’air dissous (Bull, del’Acad. de Brux., 7 mai 1844); mes propresexpériences sur l’adhésion des gaz autour desparticules de l’eau, adhésion qui permet defaire une couple électrique en mettant encontact ce liquide avec de l’eau pure, aumoyen d’une membrane perméable (CompL-rend. Ac. sc ., 1838, t. VII, p. 763); toutesces expériences , disons-nous , prouventjusqu’à l’évidence combien il reste encored’affinité entre les corps et les moléculesde gaz. (Pour la partie physique, voyez lemot GAZ.)

La classe des Fluides impondérables estcomplètement hypothétique ; leur existenceest niée par les uns, problématique pour lesautres, et ne sont même pour ceux qui lesadmettent encore, qu’un moyen empiriqued’expliquer un certain nombre de phéno-mènes naturels dont ils ne peuvent se ren-dre compte sans ces créations, que l’intelli-gence ne peut comprendre, ni grouper, nimaintenir en aussi grand nombre autour desmolécules pondérables.