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Tome cinquième.
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On voit par les chiffres qui précèdent quenous avons déjà observé de cette classe letotal de 1631 espèces.

Dans les Foraminifères vivants actuelle-ment au sein des mers, nous trouvons avecles genres existants dans les terrains ter-tiaires, mais contenant un bien plus grandnombre d’espèces, les genres suivants jus-qu’à présent inconnus dans les couches ter-restres : Gromia , Oolina , Rimulina , Conu-Una, Vertebralina , Orbiculina, Candeina ,Pavonina , Robertina , Cassidulina , Bolivina ,Gniloculina et Crucïloculina. Il est facile des’assurer , par la comparaison, que les rap-ports sont infiniment plus grands entre lesîaûnes tertiaires supérieures et la faune ac-tuelle, qu’entre les Faunes jurassiques et cré-tacées, ou les Faunes crétacées et tertiaires.

Gomme tous les autres animaux, les Fo-raminifères ne sont pas également répartis àla surface du globe ; certains genres sont plusPropres aux régions chaudes, et d’autresflux régions tempérées et froides, et chaqueEspèce est généralement cantonnée dans unerégion spéciale. Nous nous contenterons dedonner ici, faute de place, les chiffres dese spèces suivant les zones de température, nePouvant envisager la question d’ensemblede la distribution géographique des genres

des espèces.

^ôii e chaude.

tempérée^orie froide. .

528 espèces.500 espèces.72 espèces.

Il ressort évidemment que les Foramini-fères sont d’autant plus nombreux, et d’au-tflnt plus variés dans leurs formes, que les^ers sont plus chaudes, ce qui rentre dans^ es lois générales.

Nous terminerons en indiquant les ou-Vr flges à consulter sur cette classe : Fora-ni inifères de la craie blanche , Mémoires deIfl Société géologique de France, t. IV ; Fo-faminifères des Antilles (Traité général),lïl '8°, avec 12 planches in-folio, et surtoutles Foraminifères fossiles de Vienne (Au-triche ), in-4°, avec 21 planches.

(Alcide d’Orbigny .)

FORBESIA, Eckl. bot. ph. — Syno-nyme de Curculigo , Gærtn .

^ORBICIAE. Forbicina. ins.— Geoffroy,dflns son Hist. nal. des Ins. des Env. deParis 9 avait donné ce nom à de petits^‘sectes appelés vulgairement poissons ar-

gentés, et que Linné , bien avant l’histo-rien des Ins. des Env. de Paris , avait dési-gnés sous le nom de Lepisma. Voy. lépisme.

(H. L.)

FORCE, phys. — Nom donné à toutecause inconnue qui meut un corps ou quitend à le mouvoir. On emploie souvent lemot puissance comme synonyme de Force.

On distingue dans une Force sa directionet son intensité d’action. Lorsque deux ouplusieurs Forces sont appliquées à un corps,si elles agissent en sens contraires et avec ides intensités égales, elles se détruisentmutuellement, et, se faisant équilibre, lecorps reste en repos. La partie de la méca-nique qui traite de cet équilibre des For-ces se nomme statique pour les corps soli-des, et hydrostatique pour les corps à l’étatde fluidité.

Lorsque les Forces appliquées à un corpsne se font pas équilibre, le corps est solli-cité et se meut dans la direction de la résul-tante. Cette partie de la mécanique quitraite du mouvement des corps solides senomme dynamique , et celle qui traite desfluides se nomme hydrodynamique.

L’idée de Force est une des plus abstraitesque l’esprit humain ait pu former; ce n’estpoint une abstraction qui ressort immédia-tement de la qualité des corps ; ce n’estpoint une des impressions produites par lescorps que nous extrayons de ses congénèrespour la considérer séparément; il a fallud’abord abstraire l’idée de mouvement ; il afallu ensuite abstraire du mouvement l’idéede cause; puis enfin abstraire l’idée desForces contenues dans chacune des causes.Cette suite d’abstractions, cet enfantementsuccessif d’idées isolées, ne peut jamaiss’accomplir en dehors du langage. Pourparvenir à rendre sensibles de telles abs-tractions , il faut d’abord les individualiser ,les matérialiser pour leur donner un corpsdépendant de notre organisation, de notrevolonté et enfin de notre mémoire. C’estpar l’imposition d’un nom spécial que l’onconstitue une existence propre à une telleabstraction ; c est ce nom qui la détache desautres idées dont elle ressort, et qui en faitun être tout aussi isolé que l’idée des ob-jets concrets que nous transformons aussien idée parlée.

L’idée de Force , quoique profondément