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limités aux régions équatoriales, ou s’éten-dent peu au-delà, surtout dans l’hémisphèreaustral. Peu de genres, au contraire, sontbornés à un seul des deux continents, etceux qui sont dans ce cas sont, en général,peu nombreux en espèces. La plupart desgenres de Fougères ont donc un habitat trèsétendu; et ce fait est non seulement vraipour les grands genres , tels qu’ils étaientlimités par Swartz etWilldenow, mais pourla plupart de ceux qu’on a formés en les sub-divisant. Quelques tribus sont entièrementou presque entièrement propres aux régionschaudes : telles sont les Cyathéacées , les Hy-ménophyllées (dont deux espèces seulementcroissent en Europe ), les Cératoptéridées etles Marattiées. Toutes les Fougères arbores-centes, et particulièrement celles de la tribudes Cyathéacées , sont propres aux pays situésentre les tropiques, ou s’étendent peu au-delà dans quelques îles situées plus loin del’équateur ( îles Bonin, vers le nord , Nou-velle-Zélande , et île Juan Fernandez, versle sud). Les Dicksoniées arborescentes (Ba-lantium) s’étendent plus au sud jusque dansla terre de Diémen , et les Lomaria à tigedroite, mais peu élevée, se trouvent jus-qu’au Chili et dans les Terres magella-niques.
La famille tout entière des Fougères com-prend au moins 3,000 espèces décrites (en-viron ~ des Phanérogames ), dont environ150 à 200 appartiennent à chacune des zo-nes tempérées boréales et australes, et 2,600a ux régions intertropicales des deux conti-nents, et aux îles comprises dans cette zône.
Dans chacune de ces zones leur nombrevarie beaucoup, suivant les localités. Uner éunion «particulière de conditions climaté-r iques étant presque toujours nécessaire àl’existence de ces plantes, les régions sèchesft ’en produisent que très peu d’espèces ; auc ontraire , les lieux humides, frais et om-bragés leur conviennent mieux, et le nombredes espèces est d’autant plus considérableÇue ces conditions sont plus généralement^pandues dans un pays : aussi les climatslri sulaires leur sont-ils très favorables, et laPrédominance des Fougères y a-t-elle été^gnalée déjà depuis longtemps. On sait, enque plus les îles sont petites et éloi-gnées des continents, plus leur climat prendle caractère maritime par l’humidité habi-
tuelle de l’air et l’uniformité de la tem-pérature , et plus les Fougères deviennentnombreuses proportionnellement aux plan-tes phanérogames. Ces rapports importantsdans une famille dont le mode de végétationest si particulier , paraissent se rapprocherdes nombres suivants :
Sur les continents étendus, de ~ à j- 0 ,suivant que les conditions locales sont plusou moins favorables.
Dans la plupart des îles, surtout danscelles de peu d’étendue , telles que les pe-tites Antilles, les îles Bourbon et de France ,environ ~- a .
Dans quelques petites îles isolées, jus-qu’à 7 OU
Les données positives manquent dans laplupart des lieux importants à comparer,pour établir ces rapports avec plus de pré-cision; car l’attention avec laquelle cettebelle famille a été recherchée dans quelquescontrées , comparativement aux autres fa-milles , peut en augmenter le nombre pro-portionnel. Ainsi, à la Guadeloupe seule ,le docteur Lherminier a recueilli plus de200 espèces de cette famille ; mais le restede la Flore n’a pas été l’objet de recherchesaussi suivies ; et il est impossible d’établirsi leur rapport numérique est au-dessus ouau-dessous de ~ , qui paraît le nombre pro-pre à ces îles. (Ad. Brongniart.)
FOUGÈRES FOSSILES, bot. cr. — Lafamille des Fougères est celle qui présente leplus grand nombre de représentants à l’étatfossile dans la série entière des formationsgéologiques; et c’est, sans aucun doute, unedes plus intéressantes à considérer sous cepoint de vue. En effet, cette famille si nom-breuse , et si généralement répandue sur lasurface entière du globe dans le monde actuel,se montre avec des caractères presque iden-tiques, même spécifiquement, dans ungrand nombre de cas, dans les terrains lesplus anciens, parmi ceux qui recèlent desrestes de végétaux.
C’est même dans ces couches anciennes,composant la formation houillère, que cettefamille est prédominante..On en connaîtmaintenant plus de 200 espèces, répartiespour la plupart dans les terrains houillers del’Europe et de quelques parties de l’Amé-rique septentrionale.
Mais on doit remarquer que cette popu-