lation de 200 Fougères , dont plus de 180ont été trouvées dans l’Europe moyenne,n’a pas cependant existé simultanément,mais à diverses époques de cette longue pé-riode qui correspond à l’ensemble de la for-mation de la houille, et que, dans chacunede ces époques partielles, il paraît y avoirrarement eu plus de 12 à 15 espèces deFougères vivant simultanément dans lamême contrée.
Aux époques qui correspondent aux for-mations géologiques suivantes, le nombredes espèces paraît diminuer.
Ainsi, à l’époque des grès bigarrés corres-pond une flore dans laquelle nous ne trou-vons que 8 à 10 Fougères .
A celle du Keuper correspond une séried’espèces à peu près en nombre égal. Lapériode oolithique en présente un plus grandnombre, environ 40 espèces,mais appartenantaussi à plusieurs sous-périodes distinctes.
Les terrains sous-crétacés n’en offrentqu’un très petit nombre ; il en est de mêmede l’époque tertiaire, et on peut dire qu’il ya le même rapport entre le nombre desFougères de l’époque tertiaire et celui deces plantes à l’époque houillère qu’entre lesespèces de cette famille qu’on trouveraitdans une des vastes forêts de Conifères dunord de l’Europe et celles qui croissent dansles forêts vierges des Antilles, de la Guyane ou du Brésil .
La famille des Fougères a donc existé dèsla première apparition des végétaux sur leglobe ; elle s’y est montrée immédiatementen grande abondance, et, ce qui n’est pasmoins remarquable, avec des formes trèspeu différentes de celles qu’elle présente ac-tuellement.
Peut-on cependant fixer les rapports spé-cifiques de ces plantes avec les espèces vi-vantes, et les rapporter avec quelque certi-tude aux genres établis par les botanistesdans cette famille ? C’est une question quipartage les savants qui se sont occupés dece sujet.
Les genres de Fougères sont fondés :1° sur la structure des capsules ; 2° sur laforme des groupes de capsules ou sores;3° sur la disposition des téguments mem-braneux qui les recouvrent ; 4° sur la distri-bution des nervures et sur leurs rapportsavec les sores. i
Les Fougères fossiles se présentent rare-ment en fructification, et quoique M. Gcep-pert en ait observé en cet état plus qu’on nel’avait fait avant lui, on peut affirmer cepen-dant que, malgré des recherches assidues,poursuivies par beaucoup de naturalistes de-puis plus de 25 ans, au moins les trois quartsdes Fougères fossiles n’ont été trouvées quedépourvues de fructification. La distributiondes nervures dans ce cas est le seul des ca-ractères introduit dans la classification desFougères vivantes qui soit observable, etlors même que la Fougère fossile porte desfructifications, celles-ci sont presque toujourstellement altérées, comprimées et carboni-sées , qu’on ne peut y reconnaître que l aforme générale des groupes de capsules sansdistinguer ni la structure propre de ces cap-sules ni la disposition du tégument mem-braneux s’il existe. Ainsi, dans plus de 200espèces, sur environ 280, la forme des feuil-les et la distribution des nervures sont lesseules caractères observables ; mais ces ca-ractères pourraient-ils mettre sur la voiepour reconnaître les genres tels qu’ils sontétablis parmi les Fougères vivantes avec assezde probabilité pour qu’on puisse les placc fà la suite de ces genres sous les noms deGleichénites, Danaéites, Aspidites, PolyP 0 'dites, Adiantites, Asplénites, etc., commel’a fait M. Gœppert? nous ne le pensons p aS *Dans les genres tels qu’ils étaient ancien-nement établis par Swartz, WildenoWSmith, avant qu’on eût introduit les carac-tères tirés de la nervation dans la délimit a ‘tion des genres, le même genre compr® 1 *les dispositions les plus diverses dans ! eSnervures ; les genres Acrostichum, PoW 0 'dium, Aspidium , Pteris , en sont la preuve-Dans les genres plus étroits formés d anSces dernières années, d’après les principesindiqués par M. R. Brown, par MM. P 1 * 5 'Schott, Hooker, J. Smith, le même genren’offre qu’un seul mode de nervation 9 oUne présente que des modifications assezgères d’un même type; mais la même ne 1 ^' 1tion se montre dans des genres très éloiguAinsi, pour n’en citer que quelques f xel ®pies, comment distinguer, à l’état stérile»genres Polypodium , Alsophila , Cycith^ ’Nephrodium , Todea et Pteris ;
Les genres Phymatodes, Aspidium >poderris et Dictyoxyphium *
et
naît