FOU
FOU
713
ioîdes Linn.). Nous nous sommes assurécependant, dans le midi de l’Europe , queplusieurs espèces ont des habitudes entière-ment analogues à celles de notre pays.
Sur le Stromboli, au milieu des cendresVolcaniques , nous ayons observé une quan-tité considérable de larves de Fourmilionsau fond de leur entonnoir. Malheureuse-ment , les individus que nous avions empor-tés n’ayant pas été convenablement soignés,périrent avant de se métamorphoser.
Le genre Fourmilion, Myrmeleon , fondépar Linné , fut adopté par tous les entomo-logistes; il demeura intact jusque dans cesderniers temps. M. Rambur fut le premierqui forma à ses dépens les genres Palpareset Acantkaclisis , fondés sur de très légèresmodifications dans la forme des ailes, descrochets, des tarses, etc. (Bl.)
FOURNIER. Furnarius, Yieill. ( Ophieou Opetiorhynchus , Temm.; Figulus , Spix).ois. — Genre de l’ordre des Passereaux té-nuirostres (Anisodactyles, Temminck ) con-fondu par Cuvier avec le g. Sucrier, dont ilil ne se distingue que par une taille plusgrande , des couleurs plus sombres, et unelangue courte et cartilagineuse. Il a pour ca-ractères : le bec aussi épais que large, com-primé sur les côtés, légèrement recourbé etterminé en pointe ; les narines longitudi-nales sont revêtues par une membrane ; lalangue semble usée à la pointe ; les ailes sontfaibles; les deuxième, troisième et qua-trième rémiges sont les plus longues ; lestarses sont annelés ; le doigt externe estréuni par la base à l’interne, et la queue,étagée ou rectiligne , est composée de douzepennes.
Les Fourniers sont de petits oiseaux quihabitent les parties chaudes de l’Amérique
Sud, telles que le Brésil, le Paraguay , leChili , la Guiane, et une seule se trouve aux^lalouines. Leurs couleurs dominantes sontle roux et le brun, variés de blanc et de noir.UAnnumbi rouge en diffère seul par la teinterose vif de la calotte, de la queue et desailes.
Ce sont des oiseaux sédentaires qui ha-bitent les plaines et les lieux découverts,^approchent des habitations, et recherchentsurtout les halliers et les buissons. Le F.fuligineux vit sur les bords de la mer, etPerche dans les Algues que la mer rejette
sur ses bords les Vers et les Insectes qu’ellesrecèlent. La nourriture des Fourniers con-siste en insectes, et surtout en graines ; etdans l’esclavage , d’Azara, qui les a ob-servés dans cet état, en nourrit un avecde la pâtée de maïs ; mais il préférait laviande crue ; et lorsque le morceau étaittrop gros, il le maintenait avec sa patte ,et en détachait de petits morceaux avecson bec.
Leur vol est court et bas ; leur démarcheest vive et légère, et les petits de l’Annumbirouge se plaisent à sautiller allègrement.
On ne les voit jamais en familles ou entroupes ; on les rencontre le plus commu-nément par paires, et quelquefois seuls. Iln’y a point de différence sensible dans la co-loration entre le mâle et la femelle, et lesjeunes paraissent revêtir sur-le-champ leurplumage d’adultes.
Le cri du Fournier commun consiste dansla répétition de plus en plus rapide de tchi,tchi , qui constitue le chant des deux sexes*et qu’ils font entendre toute l’année. Le crides Fourniers ressemble à celui des Bataras,mais il est plus aigu.
Ils ne sont ni inquiets ni farouches, etse laissent approcher de très près sans s’en-voler. S’ils partent, c’est pour aller se poserà quelques pas du point d’où ils sont partis,et M. Pernetti dit qu’il a pu en abattmjus-qu’à dix successivement avec une baguette.
Le trait le plus intéressant de la vie desFourniers est leur nidification, qui varie sui-vant les espèces, mais est toujours précédéed’un travail plein d’industrie. Le Fournier,F . rufus 9 qui porte sur les bords de la Platale nom de hornero , qui a la même significa-tion, celui decasero (ménager) dans leTucu-man, et celui d'Alonzo Garcia au Paraguay ,construit dans le voisinage des habitations ,le long des palissades , sur les croix, sur lespoteaux, sur les fenêtres des maisons , unnid d’argile de 30 centimètres de diamètreet de peu d’épaisseur, ayant la forme d’unfour. L’ouverture est sur le côté, et l’intérieurest divisé en deux compartiments par unecloison qui part de l’ouverture. C’est dansla partie inférieure que la femelle déposesur une couche d’herbe quatre œufs d’envi-ron 2 centimètres de diamètre , pointus etblancs piquetés de roux. Le mâle et la fe-melle travaillent de concert à la construction
00