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Les Fraisiers se multiplient quelquefoisde semences, plus communément par leursfilets, et dans les variétés sans filets parœilletons. On les plante en planches ou enbordures, en terre douce, bien fumée etbien divisée, à une exposition chaude, enseptembre et octobre, avant mars et avril.La plantation d’automne donne des fruitsau printemps ; celle de printemps est nullepour la production. Tous les soins consis-tent à arroser dans les temps secs, à sarcleret à supprimer les filets. Pour avoir debeaux fruits, il faut renouveler ses Frai-siers tous les deux ans, et il faut rechausserceux qu’on laisse trois ans. Les Fraisiers deAlpes produisent toute l’année, tandis queles autres variétés ne donnent qu’une seulerécolte.
L’ennemi du Fraisier est la larve du Han-neton. On est averti de sa présence parl’état d’épuisement de la plante au pied delaquelle il s’est établi. On le détruit en sou-levant le Fraisier qu’on replante s’il n’estpas trop fatigué, et qu’on ranime par desbassinages répétés.
La Fraise est un fruit recherché pour sonparfum, et dont on prépare des boissons ra-fraîchissantes recommandées contre la goutteet la gravelle. La seule partie employée enpharmacie est la racine, qui est riche entannin et jouit de propriétés astringentesqui l’a fait employer dans les apozèmes ; onles administre encore comme apéritives etdiurétiques à la dose d’une once pour unepinte d’eau. Les jeunes feuilles ont été em-ployées en infusion théiforme pour lemême usage. La décoction de la racine estd’un rouge foncé et passe au noir par l’ad-dition d’un sel de fer.^
FRAISIER EN ARBRE, bot. ph.— Nomvulgaire de l’Arbousier ; en Amérique , c’estcelui des Mêlas tomes.
FRAMBOISE, bot. pip. — Voy. fram-boisier.
FRAMBOISIER. Rubus (rubus Col.,buisson ; idæus Plin., le Framboisier), bot.ph. —Genre de la famille des Rosacées,tribu des Dryadées-Dalibardées , établi parLinné ( Gen., 864 ), et renfermant au-delàde 200 espèces, dont une moitié environest cultivée tant dans les jardins des cu-rieux que dans ceux de botanique. Ce sonten général des herbes, et plus ordinairement
des arbrisseaux presque toujours sannen-teux et aculéifères affectant diverses for**mes, et fort souvent d’un aspect très pitto-resque par la disposition de leurs rameauxet de leur feuillage, croissant dans tous lesclimats tempérés, et particulièrement entreles tropiques ; à feuilles alternes ou simples»ou ternées , ou digitées , ou même impari'pennées ; à stipules pétioléennes ; à fleursterminales et axillaires, paniculées ou eo-rymbeuses, rarement solitaires.
Le nom vulgaire de Framboisier s’applifl 116spécialement à une espèce du genre, le R- 1 *'bus idæus , qui croît naturellement danstoute l’Europe centrale et méridionale ,il recherche l’ombre et le frais : là il s’élève
à un mètre et plus de hauteur ; ses tigessont entièrement couvertes d’aiguillons fins»ses feuilles sont quinquéfoliées inférieure-ment, trifoliolées vers le haut, blanchâtreset pubescentes en dessous. 11 produitfruit ( Framboise ) que sa saveur fraîche etparfumée a rendu fort populaire. Aussicet arbrisseau a été, depuis un temps immé-morial, introduit dans nos cultures, où sesfruits sont devenus l’objet d’un commerceassez étendu. On en fait des confitures, dessirops, des conserves, un vinaigre, etc., P r ^'parations auxquelles ils communiquent l et,rbouquet parfumé et délicieux. On peut par l afermentation en tirer de l’alcool. Les habi-tants du nord de l’Europe les mêlent au vin»et en font de l’hydromel. Enfin, sous le rapport pharmaceutique, les Framboises sonadoucissantes, laxatives, rafraîchissantes»elles favorisent la transpiration et le coursdes urines.
Qui de nos lecteurs ne connaît en © utreles Framboises sauvages, les Murons r selonleur appellation vulgaire ( Rubus
est p aSet ra-
L. )? Qui de nous étant écolier ne savidement régalé de ses fruits noirsfraîchissants, au grand risque de ses mains»de son visage et de ses vêtements déchire^par les aiguillons robustes et crochus docette ronce, qui croît partout en France , etsurtout dans les endroits incultes? I e *haies, etc. ? Ses longs sarments serventdans nos campagnes à chauffer les fours*On prépare une décoction de ses feuille*contre les maux de gorge ; et de ses fruits »on fait, dit-on , dans quelques provinces ?un vin fort agréable, ainsi que du sirop ?