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un groupe considérable rentrant tout entierdans la disposition méthodique adoptée parM. Temminck , et il y a joint les Pardaloteset les Manakins ; mais ces Fringillidées sontcomposées d’un grand nombre de genres, di-lacérations plus ou moins heureuses desgenres anciens, et chacun d’eux est consi-déré comme une petite famille. M. G.-R.Gray a formé sa famille des Fringillidéesdes sous - familles Plocéinées , dont le typeest le g. Tisserin, qui comprend six genres ;Coccothraustinées , type le g. Gros-Bec,treize genres ; Tanagrinées, type le g. Tan-gara, vingt genres ; Fringillinées , type leg. Moineau , trente genres ; Embérizinées ,type le g. Bruant, neuf genres; Alaudinées,type le g. Alouette, douze genres ; Pyrrhu-linées , type le g. Bouvreuil, huit genres;Loxinées , type le Bec-Croisé , trois genres ;et Phytotominées, type le g. Phytotome, deuxgenres. Il en sépare les Colious, et forme dece petit g. une famille et une sous-famille.Ainsi, grâce à l’esprit de division des orni-thologistes , une dizaine de g. en formentcent trois. Il est néanmoins une consolationau milieu de ce dédale, c’est que l’on peutregarder comme des g. assez bien délimitésles sous-familles, et quelquefois les coupesgénériques comme îles sections ; il faut re-gretter seulement la complication inutile dela synonymie. (G.)
FRIPIER. Phorrus. moll. — Parmi lesgenres créés par Montfort dans sa Conchy -liologie systématique , il y en a un bien petitNombre qui, après un examen sérieux, aienthiérité de rester dans la méthode. Celui-ciav ait subi le sort commun à tous les autres,et Lamarckle confondait parmi les Troques,Ce qui a été également adopté par Cuvier.Cependant, lorsque l’on considère l’ensem-ble des espèces de ce g., on leur trouve sanse *ception cette propriété remarquable, d'at-tacher à l’extérieur de la coquille des corpsétrangers qui la couvrent, et la déguisentPlus ou moins complètement. A ce caractère^térieur un autre s’y ajoute; il est plusImportant, car il est emprunté à la forme^e l’ouverture. Cette ouverture est, en effet,s ubcirculaire lorsqu’on la regarde perpendi-c ulairement en dessous , c’est-à-dire que
s °n bord droit est ordinairement largement^qué, et vient aboutir insensiblement àâD gle de la circonférence du dernier tour.
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Enfin l’on sait aujourd’hui que le mollusquede ce g. porte un opercule mince et corné ;mais nous ignorons s’il est multispiré commecelui des Troques, ou paucispiré comme ce-lui des Littorines. Enfin il est une dernièreremarque venant corroborer la valeur descaractères que nous venons de citer ; c’estque dans le g. Phorrus , les coquilles ne sontjamais nacrées à l’intérieur, comme elles lesont invariablement dans toute la grandefamille des Turbots et des Troques. Il est àprésumer d’après cela que le genre dontnous nous occupons devra faire partie d’uneautre famille , autant du moins que l’onpeut en juger d’après les caractères extérieurs.
Les caractères du g. Fripier peuvent êtreexposés de la manière suivante : Animal in-connu , opercule corné ; coquille trochi-forme, couverte en totalité ou en partie decorps étrangers qui y sont soudés; ouverturesubcirculaire, déprimée, à bord droit arqué,se prolongeant sur l’angle externe du der-nier tour.
La propriété singulière dont jouit l’ani-mal du g. Phorrus d’agglutiner à sa coquilledes corps étrangers qui le cachent presqueentièrement, a attiré depuis longtemps l’at-tention des naturalistes, qui, se laissant gui-der par la forme générale, ont compris cegenre parmi les Troques. Le mode d’adhé-rence des corps étrangers sur la coquille alieu d’une manière spéciale; on a déjàl’exemple de larves d’insectes qui se font unétui, dans la composition duquel entrent ungrand nombre de débris retenus entre euxpar des filaments soyeux. Dans la classe desinsectes ce phénomène se comprend, puisquece sont des animaux agiles qui ont le moyende s’emparer d’un corps étranger entre lespattes et les mandibules, et de le tenir, dansun lieu déterminé, jusqu’à ce qu’il soit dé-finitivement fixé à l’enveloppe extérieure ;mais chez un Mollusque, ces moyens n’exis-tent pas : dès lors il devient difficile de con-cevoir comment l’animal s’empare d’uncorps plus ou moins pesant, et le tient dansune position favorable pendant un tempsassez long pour être soudé à son test. Ilfaut, en effet, considérer ici que l’adhérencea lieu, non pas instantanément comme dansles insectes, mais par suite de l’accroisse-ment lent et normal de la coquille ; et rela-tivement à cette lenteur, il ne faut point