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FROU-FROU. ois. — Voy. colibri.
FRUCTIFICATION. Fructificatio . bot.— On appelle ainsi l’ensemble des phéno-mènes qui produisent et accompagnent laproduction du fruit, depuis l’époque del’anthèse jusqu’à la maturité du fruit. Encryptogamie, on emploie souvent cette ex-pression pour désigner l’ensemble des or-ganes de la reproduction.
^FRUCTIFÈRE. Fructifer. bot. — Ondonne en cryptogamie le nom de surfacefructifère à celle qui porte la fructifica-tion , et celui de plantes fructifères auxindividus femelles ou qui peuvent porter dufruit.
*FRUCTIFLORE. Fructiflorus. bot. —Lamarck appelait ainsi les fleurs à ovaireslibres.
FRUGARDITE. min. — Voy. idocrase.
FRUGILEGA. ois. — Nom du Freux ,esp. du g. Corbeau.
FRUGIVORES. Frugivori (fruges , fruits;vorare , manger), zool. — Nom donné parVieillot et par M. C. Bonaparte à une fa-mille de l’ordre des Passereaux , compre-nant ceux qui vivent de fruits : tels sontles Musophages et les Touracos . Ces déno-minations absolues doivent généralementêtre répudiées en histoire naturelle, parcequ’elles ne sont jamais absolument exactes,et qu’elles conviennent à des animaux dediverses classes, tels que certains Mammi-fères , des Insectes et des Mollusques. Cemot est synonyme de Carpophage.
FRUIT. Fructus . bot. — Quand la fé-condation est accomplie, et que tous les or-ganes qui y ont concouru ont cessé d’exister,il s’opère dans l’ovaire un travail résultantde la concentration de toutes les forces vi-tales de la plante ; et l’ovule , but dernierde tout organisme, se développe sous sa pro-tection. L’ovaire devient le péricarpe ; l’o-vule, la graine ; et l’on donne le nom deFruit à leur réunion. Leur développementest simultané, sans pourtant qu’il existeentre eux une solidarité absolue, car quel-quefois la graine avorte et le péricarpe sedéveloppe, tandis que d’autres fois c’est lepéricarpe qui s’atrophie et la graine qui do-mine. En général, la culture a pour résultatde rompre l’harmonie entre ces deux orga-nes. Dans les Fruits-de nos vergers, c’est lepéricarpe qui acquiert par hypertrophie un
développement extraordinaire , le plus sou-vent même au détriment de la graine, cequi est fréquent dans le Bananier, le Raisinde Corinthe , l’Épine-Vinette, etc.; d’autresfois le péricarpe s’amincit, et la graineprend tout son accroissement.
On trouve dans les Fruits la plus grandevariété de formes, de consistance et de gran-deur, et souvent ils ne sont en aucun rap-port avec les plantes qui les produisent. Tan-dis que le Potiron , plante grêle et rampante,porte le fruit le plus volumineux, les Ama-ranthes et les Chenopodium produisent unpéricarpe gros comme une tête d’épingle, etles Fruits des Mespilus ont à peine le volumed’un Pois. Le Mimosa scandens porte desgousses gigantesques , et l’Orme une petitesamare. Parmi les plus grands végétaux,nous voyons le Chêne porter de petits glands,et le Lodoicea maldivica un Fruit plus grosque la tête. Les Fruits sont globuleux, ovales,cylindriques, anguleux, vésiculeux, monili-formes, en spirale , etc. Leur surface pré-sente un nombre infini de modifications ;ils sont ornés de crêtes, d’aigrettes, de becs,de couronnes, d’ailes, etc. ; et, sous le rap-port de la couleur, de l’odeur et de la saveur,ils présentent la plus grande variété.
D’après les principes de la théorie domi-nante, qui ramène au carpelle simple laformation du Fruit, on y retrouve sans cesseune ou plusieurs feuilles carpellaires dis-tinctes ou soudées, et donnant naissance àtoutes les espèces de Fruits; de là les Fruitssimples ou composés , affectant souvent,comme dans l’ovaire, la disposition primi-tive des feuilles carpellaires.
On distingue dans le carpelle deux sutures :la dorsale ou extérieure, qui n’est autre quela nervure moyenne de la feuille carpellaire;et la ventrale ou intérieure , qui est forméepar le point de jonction des bords libresd’une même feuille. Quelquefois la suturedorsale n’est pas apparente, tandis que laventrale l’est, comme cela se voit dans l’A-bricot, dont le sillon médian n’est autre quecette suture, et l’on trouve dans le Bague-naudier un exemple frappant de l’existencesimultanée des deux sutures. On a appelé su-tures pariétales celles qui sont formées parla réunion des feuilles carpellaires, etsouvent elles remplacent la suture ventrale,de sorte qu’on ne voit plus dans le fruit que