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la suture dorsale et la pariétale. Il faut, aureste, une grande habitude de l’observationpour distinguer dans certains Fruits le modede disposition des carpelles.
On trouve doncdansleFruit trois modifica-tions principales : le péricarpe, résultant d’unseul carpelle ou de plusieurs carpelles soudésparleurs bords, est uniloculaire; (T autres fois,au contraire, les carpelles forment par leursuture autant de loges séparées, et alors leFruit est bi-tri- ou multiloculaire. Les cloi-sons ou loges sont vraies quand elles sontformées d’une lame composée de la réunionde deux feuilles carpellaires contiguës ; ellessont complètes quand elles avancent jusqu’aucentre du Fruit, et incomplètes quand ellesn’ont acquis qu’une partie de leur dévelop-pement. Les cloisons fausses sont celles qui,n’offrant pas le même caractère, formentdes diaphragmes qui n’existaient pas dansl’ovaire et se sont développés pendant lamaturation du Fruit.
Quelques Fruits présentent un nombrede carpelles égal à celui des pétales et dessépales, et dans ce cas il est symétrique , ex-pression qui est loin de présenter à l’espritl’idée qu’on y a attachée ; le nom d’/iomo-morphe conviendrait mieux, et l’on a appeléasymétrique , qui deviendrait anhomomorphe,celui dans lequel le nombre des feuilles car-pellaires n’est pas le même que celui des en-veloppes florales. On a encore distingué dansles fruits les réguliers et les irréguliers, sui-vant qu’il y a ou non similitude de formeentre les carpelles.
Le péricarpe est sec ou charnu, et, sui-vant les différents caractères qui distinguentces deux divisions, il est membraneux , co-riace, ligneux, subéreux, crustacé, etc., oubien pulpeux, et succulent.
On distingue dans le péricarpe , qu’il soitsec ou charnu, trois parties essentielles :Vépicarpe, ou épiderme extérieur ; le sarco-carpe ou mésocarpe, la substance intermé-diaire; et Y endocarpe, l’épiderme intérieur.Ainsi, pour rendre cette triple dénomina-tion sensible par un exemple, je prendrai laCerise, dont la peau est Vépicarpe ; la chair,le mésocarpe; le noyau, Vendocarpe; et l’a-mande, la graine. Dans la Noix, le brou estformé de la réunion de l’épicarpe et du méso-carpe , et la coquille est l’endocarpe, qu’onretrouve dans ces cloisons membraneuses
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qui entourent les pépins de la Pomme et dela Poire.
Dans les Fruits multiloculaires, les grainessont portées sur un organe axillaire auquelon a donné le nom d e placenta, et qui affecteaussi des formes et des caractères très varia-bles. On a appelé placentaire ou trophospermela partie du Fruit formée par la réunion deplusieurs placentas. C’est sur ce trophospermeque sont portées les graines, et l’on a donnéà chacune des divisions qui porte une graineles noms de podosperme, funicule ou cardonombilical ; ce podosperme part du placentaireet se termine à la partie de la graine qu’onnomme hile ou ombilic, et quelquefois cepen-dant il enveloppe la graine en totaiité ou enpartie, et forme alors Y avilie. Il arrive quel-quefois , ainsi que cela se voit dans la baiedu Raisin , que, lors de sa maturation et dela dissémination des graines, il subsiste aucentre un axe auquel adhéraient les placen-tas , et qu’on appelle la columelle.
Le placenta, qui s’atrophie dans les Fruitssecs ou osseux, se développe au contrairedans certains Fruits charnus , et c’est danssa substance que sont plongées les graines;telle est la pulpe de la Tomate, nom spécia-lement consacré pour désigner les placentascharnus. D’autres fois, comme cela a Heudans le Citron, l’Orange, la Grenade, l apulpe n’est pas formée par le développementdu placenta , mais par l’accumulation descellules charnues et gorgées de suc qui em-plissent l’intervalle des cloisons et contien-nent les graines.
On a donné le nom d 'induvies à certainesenveloppes étrangères au péricarpe , <1°!l’accompagnent et accomplissent avec lu 1toutes les phases de la maturité ; telles sont rla cupule du Gland , l’enveloppe épineusede la Châtaigne , la vessie qui entoure YM'kekenge, etc. Les deux organes qui entou-rent le plus communément le Fruit sontl’involucre, le calice ; et quelquefois, commedans l’Épinard fraise, l’induvie enveloppele Fruit et prend une consistance charnuequi la fait ressembler à un péricarpe.
On distingue dans les Fruits, au mornende la maturation de la graine, plusieursmodes de dissémination qu’on a appeléedéhiscence, et elle varie suivant* que les car^pelles sont simples ou multiples et dispos**suivant tel ou tel mode d’agrégation. D aîK