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Tome cinquième.
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laissent pas de cicatrices régulières; cescaractères , observés avec attention, peu-vent presque toujours permettre de re-connaître avec certitude les folioles de cettefamille , lorsque les échantillons sont bienconservés. Cependant beaucoup d’échantil-lons appartenant à d’autres familles ont étérangés dans celle-ci, soit par suite de l’étatimparfait des empreintes, soit parce qu’onles a comparés trop légèrement aux plantesvivantes près desquelles on les a rangés.

J’ai moi-même ce reproche à me fairelorsque j’ai placé dans les Caulerpites ( Fu-coides hypnoides ) des rameaux chargés depetites feuilles nombreuses, ayant en effetl’aspect de quelques Caulerpa de la Nou-velle-Hollande , mais que des échantillonsplus nombreux ont montré appartenir à desConifères du genre Walchia. Les FucoidesOrbignianus et Brardii sont aussi très pro-bablement des Conifères. Cette erreur a étépoussée bien plus loin dans le second volumede l’ouvrage de M. de Sternberg, où plus dela moitié des Caulerpites sont des Conifèresappartenant à divers genres de cette fa-mille , mais surtout aux genres Walchia etThreytes.

Le genre Baliostichus du même ouvrage ,aussi placé parmi les Algues, est encore uneConifère du terrain jurassique du genreJBrachyphyllum, dont plusieurs especes sontmaintenant connues dans cette formation.

Il y a donc beaucoup de critique à ap-porter dans la détermination des Alguesfossiles ; mais s’il y a du doute relativementà quelques unes d’entre elles, plusieurs sontau contraire, sans aucun doute , des végé-taux marins, et fournissent à la géologied’excellents caractères. Telles sont surtoutles espèces propres aux terrains crétacés in-férieurs , dont elles paraissent caractérisercertaines couches dans presque toute l’Eu-rope : ce sont les Fucoides ( Chondrites ) Tar-gionii, œqualis et intricatus. Cette dernièreespèce est surtout commune dans un grandnombre de lieux.

On trouve aussi des Fucoides dans les ter-rains plus anciens* jusque dans les calcairesde transition, mais ils y paraissent plusrares. On en retrouve d’autres espèces dansles terrains tertiaires, et ils sont surtoutfréquents dans les calcaires de Monte-Bolca.

On voit que les végétaux marins, quoique

beaucoup moins fréquents dans la plupartdes terrains que les animaux marins , ontcependant quelques représentants dans laplupart des époques géologiques. (Ad. B.)

FUCOLA , Quoy. moll. — Genre encoreincertain, proposé avec doute par MM. Quoyet Gaimard dans la partie zoologique duVoyage de l'Astrolabe. Ce g. paraît voisindes Aplysies , et nous ne croyons pouvoirmieux faire que de rapporter textuellementle peu de renseignements que nous donnentces naturalistes : « Animal ressemblant àune Limace, allongé , subaplati, pointu enarrière ; la tête, assez renflée, présente deuxlongs tentacules lancéolés, aigus ; un légerrétrécissement sépare la tête du corps. Lemanteau, qui ne se distingue point du pied,ne nous a pas paru fendu ; nous n’avons vuaucune trace de branchies, à moins que lestéguments en tiennent lieu ; nous ne pou-vons pas davantage indiquer la position desouvertures. La tête est violette, le dessousdu corps rougeâtre, avec des stries longitu-dinales de la même couleur ; le dessous dupied est d’un blanc jaunâtre. Ce Mollusque n’avait qu’une ligne et demie de longueur;nous le découvrîmes et nous l’observâmeslongtemps à la loupe, au milieu des Fucussur lesquels il rampait avec beaucoup devivacité. Nous laissons aux voyageurs quidécouvriront de plus grands individus àfaire connaître tout ce que celui-ci n’a punous montrer, et s’il doit réellement formerun genre ou rentrer parmi les Actéons, bienque son manteau ne soit pas fendu. Il habitel’océan Atlantique . » (Desh.)

FUCUS, bot. cr. — Genre de la familledes Phycoïdées , établi par Linné , pour desplantes marines qui ont, depuis lui, exercéla sagacité des Phycologues. Il avait com-pris sous cette' dénomination toutes lesplantes qui habitent les mers, et présententpour caractères communs de n’avoir pointd’articulation et d’être dépourvues d’expan-sions vertes et brillantes. Après plusieursremaniements, qui ont peu à peu distraitde ce groupe les végétaux qui en devaientrationnellement être séparés, Agardh en afixé de la manière suivante les caractères :Fronde coriace, filiforme ou plane, presquetoujours dichotome, souvent nervulée, par-semée de vésicules creuses ; apothèquesuniloculaires , tuberculées ; tubercules per-