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GABBRO. géol. — Syn. d’Euphotide.
*GABERTIA, Gaud. bot. ph. — Syn. deGrammatophyllum , Blum.
*GABRIUS. ins. —Genre de Coléoptèrespentamères, famille des Brachélytres, tribudes Staphylinides , fondé par Leach et nonadopté par M. Érichson , qui, dans sa mo-nographie de cette famille, en comprend lesespèces dans le g. Philonthus du même au-teur. Voy. ce mot. (D.)
GABRONITE. min. — Ce minéral, placéen appendice par M. Beudant à la suite dela Chabasie, est une substance lithoïde, jau-nâtre, d’un éclat gras, à cassure écailleuse,plus dure que le verre, fusible au chalumeauen verre opaque, soluble par digestion dansl’acide hydrochlorique. La Gabronite secompose de 54 parties de Silice , 24 d’Alu-mine, 17 de Soude , et de quelques partiesde Magnésie , d’Oxyde de fer et d’Eau. Sapesanteur spécifique est de 2,74. (C. d’O.)
GADE. Gadus. poiss . —Sous ce nom, em-ployé par Artédi, les zoologistes réunissenttous les poissons voisins du Merlan ou dela Morue, qui ont, comme ceux-ci, lesventrales attachées sous la gorge, plus enavant que les pectorales, et dont le premieret le second rayon se prolongent en un filetplus ou moins délié. On voit une exagérationde ce prolongement dans le genre des Phy-cies.
Le corps de ces poissons est généralementallongé, atténué et comprimé vers la queue.Mais l’abdomen n’étant pas très grand, et lesmuscles du dos ayant à leur origine une épais-seur assez considérable, il en résulte qu’il y adans ces poissons une assez grande quantitéde chair musculaire ; et comme cette chairest généralement légère et de bon goût,tous ces poissons donnent à l’homme un ali-ment recherché. Les écailles sont générale-ment petites ; la tête est toujours assezgrosse. La gueule est largement ouverte,armée de dents variables de forme, et im-plantées sur les mâchoires et sur le vomer.L’estomac est très grand, avec de nombreux
cæcums auprès du pylore. Généralement cespoissons ont une grande vessie natatoire.Leurcerveau est grand ; les tubercules sont biendistincts ; les cavités ventriculaires des lo-bes antérieurs et les fibres qu’elles contien-nent très visibles.L’entrecroisement des nerfsoptiques est manifesté dans toutes les espècesde ce groupe. Tous lès rayons des nageoiressont flexibles et sans articulations. C’est àcause de ce caractère qu’Artédi et Cuvier ontrangé ces poissons parmi les Malacoptéry-giens. Ils ont en général de petites pectoraleset de petites ventrales, du moins quant à leursurface , car ces dernières sont quelquefoistrès allongées. Quant aux nageoires impai-res, elles ont de la tendance à couvrir toutela longueur du dos ou du dessous de laqueue ; mais souvent elles se subdivisent enplusieurs lobes, et il y en a toujours un demoins à l’ovale qu’à la dorsale; ce sontces divisions qui font des Gades à une, àdeux, à trois dorsales. Le plus souvent lacaudale est petite et distincte des deux au-tres nageoires verticales; mais quelquefoiselle s’y réunit, et l’on voit alors les premiersindices de la disposition que la nature don-nera à ces nageoires dans les Apodes.
Tous ces poissons produisent un nombreconsidérable de petits ; le nombre des œufsse compte par centaines de mille : aussidonnent-ils lieu à des pêches abondantesqui intéressent l’économiste , l’homme d’E-tat , le marin, comme la variété de leur or-ganisation intéresse le naturaliste et le phi-losophe. Les légions de ces poissons se tien-nent dans les mers polaires ; l’espèce quel’on pêche dans les mers septentrionales pardes expéditions nautiques considérables , etqui constituent de véritables flottes, est laMorue des mers asiatiques. Gomme c’estpresque le seul Gade qui donne lieu à lagrande pêche, on avait négligé pendantlongtemps de rechercher dans les autrescontrées s’il y avait des Gades. On sait maintenant, surtout par les savantes recherchesde M. Gay, qu’il existe des Gades dans l’hé-