758
FUS
FUS
a découvert le plus. En réunissant tout cequi est connu aujourd’hui dans le g. Fuseau,on en compte plus de 300 espèces ; on peutdonc dire que c’est l’un des g. les plus im-portants que contiennent les Mollusques.
(Desh.)
FUSIBILITÉ. Fusibilitas. chim. — Onappelle ainsi la propriété dont jouissent cer-tains corps de passer de l’état solide à l’étatliquide sous l’influence du calorique. On ditqu’un corps est fusible quand il est suscep-tible de se liquéfier sans l’addition d’un fon-dant.
*FUSICOCCUM, Corda, bot. cr.— Syn.de Cryptosporium, Link.
FUSIDIUM, Lk. bot. cr. — Syn. de Fu-sisporium, Fr.
FUSIFORME. Fusiformis (fusus , fu-seau ; forma , forme ). zool. , bot*. — Cetteexpression , usitée en zoologie et en bota-nique, se dit d’un corps, d’un organe oud’une portion d’organe ayant la forme d’unfuseau , c’est-à-dire allongé , renflé au mi-lieu , et diminuant de volume à partir ducentre à chacune de ses extrémités, pour seterminer en pointe. La coquille d’une esp.du g. Bulime présente cette disposition ,dont on trouve un exemple dans la racinede la Rave.
FUSIFORMES. Fusiformia , Lat. moll.— M. Latreille , dans ses Familles natu-relles du règne animal , a proposé sous cenom une famille assez considérable, danslaquelle il rassemble des genres empruntésà plusieurs des familles de Lamarck. Ces g.sont les suivants : Potamide, Cérite, Can-cellaire, Fasciolaire, Carreau , Pleurotome,Turbinelle, Fuseau, Latyie, Clavatule etPyrule. Nous ferons observer d’abord queparmi ces genres , il y en a quelques unsqui sont rejetés depuis longtemps des mé-thodes : ce sont les Potamides, qui rentrentdans les Cérites ; Carreau et Latyre, dansles Pyrules ,.et Clavatule, dans les Pleuroto -mes. Comme tous les conchyliologistes l’ontsenti, la plupart de ces genres ont entre euxde l’analogie; mais cela ne suffit pas pouradmettre la famille proposée par Latreille .
Voy. CANALIFÈRES et MOLLUSQUES. (DESH.)
FUSILABES. arach. — Sous ce nom estdésignée par M. Walckenaër dans le t. I er deson Hist. nat. des Ins . apt., la deuxième fa-mille de son genre Sphodros , et dont laseule espèce qui la compose a les yeux in-termédiaires postérieurs très rapprochés deslatéraux postérieurs. La lèvre est allongée,étroite, en forme de fuseau, un peu arron-die à son extrémité. Les mâchoires sont cy-lindroïdes ou en carre long à côtés paral-lèles, arrondies à leur extrémité. Le Spho-dros Lucas, S. Lucasii Walck., est le typede cette famille. (H. L.)
FUSION. Fusio (fundere, fondre), phys.
— État d’un corps dont on a détruit laforce cohésive par l’addition du calorique,ou de tout autre mouvement de perturba-tion éthérée , entre les sphères qui entou-rent les molécules pondérables. Un courantélectrique produit la Fusion des corps enportant ainsi le trouble dans les mouvementsharmoniques des sphères éthérées, et enélevant en même temps la température.Voy. ÉLECTRICITÉ, ÉTHER , GALVANISME, etC.
Le point de Fusion des corps varie consi-dérablement: ainsi le mercure est fusible à
— 40° centig., tandis que le fer ne l’est
qu’à -f- 2000° centig. Le platine ne s’ob-tient qu’à l’état mou, et non à celui d’unebonne Fusion. On nomme fluidité cette per-méabilité des corps et leur alliance auxmouvements perturbateurs qui désagrègentleurs éléments et les rendent indépendantsles uns des autres. (P.)
FUSISPORIUM (fusus, fuseau; spo-rium , spore), bot. cr. — Genre de la fa'mille des Hyphomycètes-Sépédoniés , établipar Fries (Ph. hom ., 186), pour des Cham-pignons croissant sur les plantes en putré-faction. Les sporidies sont cylindriques oufusiformes, cloisonnées, réunies en groupe»dans les articles des filaments, dressés oudécombants et quelquefois évanescents.
FUSUS. moll. — Voy . fuseau.
FUSZITE ou FUSCITE. min —M. Schu-macher a donné ce nom à un minéral dontla composition a été longtemps incertaine,et qui est regardé aujourd’hui comme unPyroxène. Voy. ce mot.