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Tome sixième.
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maux quelles saisissent vivants. Les petiteslarves de Diptères , divers Entomostracés,des Nais, etc., constituent leur nourriture laplus ordinaire. Leurs bras sont garnis à ceteffet dorganes particuliers quon retrouveaussi sur diverses parties de leur corps,mais en moindre abondance.

Trembley avait déjà signalé sur les braset sur le corps dos Hydres de petits organesqui sont ceux dont nous parlons ici ; illes nommait des grains et des poils. Voicien partie ce quil dit des premiers : « Dubras fort contracté parait extrêmement cha-griné, et même beaucoup plus que le corpsdun Polype. 11 lest moins à mesure quilsétend , et lorsquil est assez étendu, il neparaît pas chagriné partout. Ou remarquemême alors dans le bras une différenceconsidérable. » « Les espèces de poils, dit-il ailleurs, dessinés dans les ligures 3 et ide la planche 5, se remarquent dans unbras de Polype étendu , lorsquon lexposeà une forte lentille du microscope. Ils pa-raissent transparents. » On doit à M. Cordaune étude plus complète de ces corps, etfaite à laide de meilleurs instruments queceux dont on disposait à lépoque de Trem-bley.

Daprès M. Corda , chaque tentacule delHydre est formé dun long tube pellucideet membraneux contenant une substancealbumineuse presque fluide , qui se renflepar places déterminées en nodules plusdenses, verruciforrnes et disposés en lignespirale. Ce sont comme les supports des or-ganes tactiles et préhenseurs. Ceux-ci con-sistent en un sac délicat inséré dans la ver-r ue, et qui en contient un autre , à paroisPlus fortes, sous lequel est une petite ca-vité.

Au point ces deux sacs emboîtés sec °nfondent, cest-à-dire au sommet, est in-séré un cil ou poil aigu et mobile. Lauteur" a vu ce poil ni rentrer ni sortir, et il sedemande si le petit sac quil surmonte ren-l^i'me un liquide. Au milieu de chacunedes verrues et entouré par ces cils, on trouvedn ou rarement plusieurs organes de pré-* leil sion que M. Corda nomme hasta. CestJ 111 sac transparent, ovalaire, inséré dans® verrue, et qui présente au sommet une pe-*He ouverture; il est enveloppé par la sub-sla nce dense du tentacule, et porte dans

son intérieur une petite partie patelliforinesur la face large de laquelle est fixé uncorps solide, ovalaire, surmonté lui-mêmedun long corpuscule calcaire (sagiUa deM. Corda), qui sélève jusquà lorifice, etpeut être sorti ou rentré dans le sac dontil est question; et, en effet, quand la piècepatelliforine se redresse , le corps ovalaire( haslifer de M. Corda) sélève, et le sagillaest porté au dehors, ou , dans le cas con-traire, rentré à lintérieur.

Lorsque lHydre a saisi quelque animalavec son tentacule, les sagilla sortent aussi-tôt pour rendre plus rude la surface du ten-tacule et retenir la proie. Mais ces organesne paraissent pas à M. Corda destinés àremplir uniquement les fonctions de brosse,et il suppose quils empoisonnent la vic-time; car il suffit que les petits animauxqui servent de nourriture aux Hydres soientretenus parles tentacules pour quils aientbientôt cessé de vivre.

Dans un travail non moins remarquablepublié parmi les Mémoires de l'Académie de Berlin pour lannée 1836, M. Ehren-berg a figuré une Hydre très grossie dontpresque tout le corps donne attache à delongs filaments, surtout abondants sur lesbras et tous terminés par une vésicule ovoïdepourvue à sa base dun spiculé tricuspide.Dans cette figure, dont nous avons publiéailleurs une copie, M. Ehrenberg montreque les organes quil nomme hameçons( angelhalten ) servent à lHydre pour saisirsa proie en la laçant pour ainsi dire. Ce se-rait donc, comme on peut voir, une organi-sation différente de celle quavait indiquéeM. Corda, et cependant il est fort aisé,lorsquon étudie une Hydre au microscope,principalement en se servant du compres-seur, de revoir les hameçons de M. Ehren-berg avec tous les caractères quil leur as-signe. Mais létat de souffrance dans lequelon a mis lHydre observée ninflue-t-il passur les particularités quelle montre alors?Cest ce que nous nosons affirmer et cequil faut admettre daprès les intéres-sants détails publiés plus récemment parM. Doyére.

M. Laurent na reconnu ni les corpsdEhrenberg ni ceux de Corda; son opinionest ainsi formulée dans le savant rapportqui a été fait à lAcadémie des sciences sur