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Tome sixième.
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lensemble de ses recherches relatives auxHydres (Comptes-rendus, t. XV, p. 381):« Il (M. Laurent) nie formellement lesliastœ de M. Corda, ne pouvant expliquerlillusion qui a pu les faire admettre. Quantaux hameçons de M. Ehrenberg, M. Lau-rent sest assuré dune manière positiveque ces filaments ncsontque des étirementsdun suc glutineux, renflés nécessairement àlextrémité qui vient de se détacher du pointde contact, et nullement des organes pro-pres à l'animal, »

Huit jours après la lecture de ce passage,M. Doyèrc a communiqué au même corpssavant les observations quil venait de fairesur les organes préhenseurs et urticants'desHydres ( Comptes-rendus de l'Académie ,t. XV, p. 428 , 1842). Contrairement àlopinion dcM. Laurent, à peu près commeM. Corda, il admet lexistence sur le troncdes Hydres , autour de leur bouche et surles gros mamelons qui entourent en spi-rale les bras de ces animaux et terminentles tentacules, trois sortes de corps qui luiparaissent être autant de moyens dattaqueet de défense mis par la nature à la dispo-sition de ces animaux.Ce sont, daprès lui :1 des organes sacciformes a orifice externe,appelés haslui par M. Corda et hameçonspnrM. Ehrenberg.

Si lun place entre les deux lames ducompresseur sous le microscope un brasdHydre , on le voit se contracter déliassersuccessivement les parties constituant l'ha-meçon, moins le renflement globuleux ter-minal, qui nest autre chose que le prétendusac hastifère lui-même, dans lequel, avantla singulière évolution dont il sagit, toutesles autres parties étaient engainées et pou-vaient même être reconnues. M. Corda re -présente dans lintérieur du sac hastifère lehasta ou spiculé, qui nest autre chose quelespèce de calice à trois pointes queM. Ehrenberg met à la base des vésiculesde ses hameçons ; et le long filament grêlequi porte, dans les figures de ce dernier, lesvésicules et leur calice ou spiculé tricuspide,nest autre chose que lespèce de coussinobservé par M. Corda dans la vésicule has-tifère , et déroulé au lieu dêtre pelotonnécomme dans le cas observé par il. Corda.Cest par erreur que M. Ehrenberg a re-présenté les hameçons libres et flottants

par leur portion renflée et tenant aux braspar leur long filament.

2 Des corpuscules ovoïdes plus petits queles précédents et surtout beaucoup plusétroits, à parois épaisses , contenant dansleur intérieur un lil roulé en spirale quisort comme le filament des hameçons, ensengaînant au dedans de lui-même. Ce filest plus sétiforme et plus court que celuides hameçons. Les corps ovoides se déta-chent de lHydre comme ces derniers.

3 Un grand nombre de corps saccifor-mes, différant seulement des premiers parcequils ne se transforment pas en hameçons.Ce sont, suivant toute probabilité, les pre-miers encore incomplètement développés.Lorsque lHydre estcomprimée, elle les aban-donne comme les précédents et on les voitflotter autour des bras.

Outre ces trois sortes dorganes, les ma-melons des bras sont hérissés dacicules ri-gides qui se détachent avec une grandefacilité, ce qui fait quon nen observe plusaprès quelque temps sur un bras soumis aucompresseur. M. Doyère lesxroit siliceux,implantés dans lorifice des organes q ulviennent dêtre décrits et surtout dans ceuxde la troisième sorte. Us sont bien distinctsdu filament ou spirale entouré dans linté-rieur des corps vésiculeux. Ce sont des or-ganes durtication comme ceux que diversauteurs ont constatés dans dautres Zoo-

phytes et en particulier dans des Médusai-res. M. Doyère cite à lappui de l'opini® 11qui attribue cet usage aux organes dont ilvient dêtre question le (ait suivant:

Une grande Hydre sétait emparée dun®larve dinsectes assez grande elle-même re-lativement à la taille de lHydre . Lors delobservation la larve était morte,bien qu'e»"tière encore , mais elle portait un grannombre des prétendus hameçons dontfilament était enfoncé dans son corps jus

icule.

L»

quau spiculé étoilé de leur vésblessure, dit le naturaliste cité,nul doute faite parle spiculé lui-même sortant du sac hastifère, et le filament se dé-veloppe ensuite dans les tissus, ce que je» ^facile son extrême finesse etson mode d é'®lution par invagination en dedans de ' u1 ^même. Une larve toute semblable à la P 1cédente et déjà contenue dans l'estomac ^lHydre qui a fait le sujet de cette ob se

est sans