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Tome huitième.
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chaque côté de la bouche. Le mouvement delocomotion est très vif en raison de la lon -gueur des cils vibratiles, et, comme les es-pèces de ce genre sont toutes très petites, onserait tenté de penser que ce sont les jeunesde quelques espèces d’un autre genre.Eschscholtz en décrivit deux espèces : l’unetrouvée par lui dans la mer du Sud, l'autretrouvée par Chamisso dans le détroit de laSonde. M. Lesson y ajoute trois autres es-pèces, savoir: deux observées par Scoresbydans les mers polaires, et une troisième nom-mée Beroe fulgens par Macartney, qui l’ob-serva sur la côte nord du comté de Kent, enAngleterre, où elle est commune, dit-il,et remarquable par sa phosphorescence.

(Duj.)

MEDEOLA. bot. ph. — Genre de la fa-mille ries Smilacées-Paridées, établi parGronovius (Virgin., p. 55). Herbes de l’A-mérique boréale. Voy. smilacégs.

♦MEDETEHES. iss. — Genre de l’ordredes Diptères braehocères, tribu des Doli-chopodes, groupe des Dolichopodites, établipar Meigen aux dépens des Dolichopus del'abricius. On n’en connaît qu’une seule es-pèce, le Medelerus regius, qui habite la France .M. Macquart (Dipt. exnt., t. Il, 2' part, p.123) en cite trois nouvelles espèces (.U. ci-nereusW ied., cupreus et fuscipennis Macq.) ;la première est de Tanger , les deux autresdes îles Canaries .

MEDICAGO. BOT. PH. - Voy. LUZERNE.

MÉDICINIER. Jairopha, ICunth (iarpov,remède; tpdym , je mange), bot. pii. —Genrede plantes de la famille des Eupborbiacées,de la monœcie monadelphie dans le systèmesexuel de Linné . Tel qu’il était circonscritpar le botaniste suédois, il formait un groupehétérogène et nombreux; mais les botanis-tes modernes l’ont restreint entre des limitesplus étroites, en même temps plus précises,et pour cela ils en ont séparé diverses espècesqui ont été se ranger dans des genres déjàétablis, ou qui ont servi à former des gen-res nouveaux (voy., par exemple, maniiiot).Ainsi limité, le genre Médicinier se composed’arbres et d’arbrisseaux, et de quelquesherbes , qui renferment tous un suc laiteuxabondant ; leurs feuilles sont alternes ,quelquefois entières, plus souvent palméesou lobées, dans quelques cas hérissées depoils glanduleux qui sécrètent une humeur

caustique. Leurs fleurs, ordinairement decouleurs assez vives, sont monoïques; leurpérianlhe est le plus souvent double , c’est-à-dire composé d’un calice à cinq lobes plusou moins profonds, et d’une eorolle égale-ment à cinq lobes profonds ; celle-ci manquedans quelques espèces. Plus intérieurementque la corolle, se trouve un disque forméde cinq petites écailles glanduleuses, tantôtlibres et distinctes, tantôt soudées en unanneau sinueux à son bord. Les fleurs mâlesprésentent 8 10 étamines à filets soudésdans leur partie inférieure, et dont les 3-5plus intérieures dépassent les autres. Quantaux fleurs femelles, elles ofirent un pistildont l’ovaire est à trois loges uni-ovulées, etporte à son sommet trois styles bifides oudichotoines. A ces fleurs succède un fruit àtrois coques. Les Médieiniers habitent tousles contrées chaudes du globe , soit dansl'ancien, soit surtout dans le nouveau con-tinent. La plus connue et la plus importanted’entre leurs espèces est la suivante :

Médicinier cathartique , Jairopha curcasLin. Celte espèce porte vulgairement lesnoms de Médicinier, Gros Pignon d’Inde, Ri-cin d'Amérique . Elle parait être originairede l’Afrique et avoir été transportée de laen Amérique , où elle s’est naturalisée. C’estun arbre très peu élégant, haut d’environ4 mètres, dont toutes les parties exhalentune odeur vireuse narcotique , et laissentcouler par gouttes, à la moindre blessure ,le suc laiteux qu'elles renferment. Son tronca un décimètre environ de diamètre; ildonne naissance à des branches nues dansune grande partie de leur longueur, cassan-tes, marquées à leur surface de nombreusescicatrices laissées par les feuilles qui sonttombées; les feuilles ne se trouvent qu’àl’extrémité des branches; elles sont longue-ment péliolées, en cœur à leur base, divi-sées sur leur bord en cinq lobes aigus et en-tiers ; les fleurs sont portées sur des pédon-cules mulliflores, axillaires et latéraux, pluscourts que le pétiole, et la même grappe enréunit de mâles et de femelles; leur corolleest d’un jaune terne, assez clair. Le fruitqui succède aux fleurs femelles est presquearrondi, pendant. Les graines du Médici-nier cathartique sont extrêmement actives,et agissent comme un violent purgatif lors-qu’on les prend en petite quantité; à plus