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1. Mercure natif. Hydrargyrum , vulgai-rement Vif-Argent.—Ce métal, que les an-ciens comparaient à de l’argent liquide, estd’un blanc d’argent et liquide à la tempéra-ture ordinaire; sa densité est de 13,50; ilse volatilise par l’action d’une chaleur peuélevée, et se congèle à 40” centigrades au-dessous de zéro. En se solidifiant, il cristal-lise sous la forme de l’octaèdre régulier. LeMercure natif ne se rencontre qu’acciden-lellement dans les mines de Mercure , où ilparaît résulter de la décomposition du Mer-cure sulfuré. Il existe en gouttelettes dansles fissures du minerai auquel il adhère, et dela masse duquel il semble suinter. Mais ilest toujours en trop petite quantité pourdevenir la base d’une exploitation spéciale.Le Mercure peut dissoudre l’or et l’argent,propriété qui est mise à profit pour l'extrac-tion de ces métaux ainsi que pour la dorure.Mais on l’emploie encore à d’autres usagesimportants , tels que la préparation de cer-tains médicaments bien connus, la construc-tion des baromètres et thermomètres, l’éta-mage des glaces, etc.
2. Mercure argental. Hydrargyrure d’ar-gent; amalgame naturel d’argent.—Sub-stance d’un blanc d’argent, cristallisant endodécaèdre rhomboïdal, et formée par la com-binaison d’un équivalent d’argent avec deuxéquivalents de Mercure . Elle est cassante,d’une dureté assez faible, d’une densité égalea celle du Mercure natif. Elle donne duMercure parla distillation, et se décomposePar l’action du feu en laissant sur le char-bon un globule d’argent. Elle contient 36 £d’argent. On ne connaît de cette substancelue deux variétés principales : le Mercurear gental cristallisé, en dodécaèdres simples°u modifiés; une des combinaisons décritesPar Ilaüy est la réunion de six formes dilîé-r entes, et offre cent vingt-deux faces, quande be est complète; le Mercure argental la-melliforme, en lames minces ou en dendritessu Perficielles. Ce minéral ne se trouve qu’ac-é'dentcllement, commeleMercure natif, dans* BS gîtes de Mercure , surtout dans ceux de^oschel-Landsberg , dans le duché de Deux -^°nts, Bavière rhénane. M. Domeyko a dé-Cr 't, sous le nom d 'Àrquérite, un autreamalgame d’argent, trouvé à Arqueros, pro-Vln ce deCoquimbo, au Chili , lequel cris-bdlise en octaèdre régulier, et par cotisé-
t. vin.
quent dans le mêmesyslème que le premier,mais paraît offrir une composition très dif-férente; car il serait formé de six atomesd’argent contre un de Mercure , et contien-drait 86 ÿ d’argent, d’après l’analyse qu’en adonnée M. Domeyko.
3. Mercure sulfuré ou Cinnarre. Zinno-ber, W.—Sulfure de Mercure, composé d’unatome de soufre et d’un atome de Mercure ,ou en poids, de quatorze parties de soufre etde quatre-vingt-six de Mercure ; facile à re-connaître à sa belle couleur rouge, jointe àla propriété de se volatiliser complètementau feu, sans dégagement d’odeur d’ail. Sapoussière est d’un rouge écarlate. Ses cris-taux, qui sont rares et généralement fortpetits, se rapportent au système rhomboédri-que, et dérivent d’un rhomboèdre aigu de71 ”47'; ce rhomboèdre a cela de remarqua-ble , qu’il n’offre que des clivages à peinesensibles parallèlement à ses faces, tandisqu’il se divise très nettement parallèlementaux faces d’un prisme hexagonal. Les cris -taux, de forme tabulaire ou aplatie, se com-posent ordinairement de plusieurs rhomboè-dres combinés avec les bases et les pans dece prisme hexagonal. La dureté du Cinna-bre=2,5; sa densité=7. II n’est soluble quedans l’eau régale. Le Cinnabre se présentele plus souvent en masses grenues ou com-pactes , quelquefois à l’état terreux ou pul-vérulent (vermillon natif); ou bien en mas-ses feuilletées ou testacées, d’un rouge som-bre passant au noir. Cette dernière variété,qui est bitumineuse, est connue sous le nomde Mercure hépatique (Lebererz). Elle serencontre en couches puissantes, et consti-tue l’un des principaux minerais de Mercured’Idria . Mais sa couleur et sa richesse enMercure varient beaucoup : contient-elle uneforte proportion de Cinnabre , .elle est d’unrouge brun ; mais elle s’appauvrit souventau point de n’ètre plus qu’un calcaire ou unschiste noirâtre, pénétré de Cinnabre , dontla présence ne peut se reconnaître sans lesecours des essais que dans les points où lesulfure s’est concentré. Cette concentrationa lieu surtout dans les coquilles et autrescorps organiques, lorsque la roche en con-tient. Le Cinnabre , surtout celui qui est bi-tumineux, est le seul minerai de Mercureque l’on exploite pour fournir aux besoinsdes arfs et manufactures. On en extrait le
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