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métal par un procédé très simple, qui consisteà distiller le minerai en le mettant en con-tact avec de la limaille de fer ou de la chaux.Le soufre s’unit au fer ou à la chaux, et leMercure seul se volatilise. Les mines de Mer-cure les plus importantes sont, en Europe :celles d’Idria en Carinthie, etd’Almaden enEspagne; en Amérique : celles de Huanca-Yelica au Pérou .
Le Mercure sulfuré affecte deux gisementsparticuliers : il est, tantôt en filons, dans lesschistes cristallins et les terrains de cristalli-sation (mines de Ripa, en Toscane ; d’Alma-den, dans la Manche, en Espagne ) ; tantôtdisséminé dans les grès, schistes et calcairessecondaires, depuis le grès houiller jusqu’auxterrains jurassiques. Il existe dans le grèshouiller, dans le Palatinat et l’ancien duchéde Deux-Ponts, sur la rive gauche du Rhin ;ce terrain renferme, outre des impressionsvégétales, de nombreuses empreintes de Pois-sons , dont les écailles sont changées en Cin-nabre. A Idria, en Carinthie , dans les cal-caires et schistes bitumineux de l’âge duZechstein , ou peut-être même jurassiques,les schistes y sont pétris de Mercure sulfuré.En France , on ne connaît que des indices dece minerai, à Ménildot, departement de laManche, et à la Mure, département de l’Isère .Quelques gouttelettes de Mercure natif, trou-vées récemment à Saint-PauI-des-l’onts, ontfait penser que les montagnes du Larzac ren-fermaient un gisement de ce précieux mi-néral.
4. Mercure chloruré. Syn.: Mercure mu-riaté; Mercure corné ; Calomel ; Hornerz.— Substance d’un gris de perle, fragile, trèstendre, se coupant comme de la cire, vola-tile, déposant du Mercure lorsqu’on lapasseavec frottement sur une lame de cuivre hu-mecté , cristallisant en prismes à bases car-rées qui dérivent d’un quadroctaèdrede 136°à la base des deux pyramides. Elle est for-mée d’un atome de chlore et d’un atome deMercure , et contient 83 £ de métal. On latrouve accidentellement et le plus souventsous forme de petites concrétions dans quel-ques mines de Cinnabre , notamment à Alma-den et à Moschel-Landsberg, dans le duchéde Deux Ponts.
3. Mercure ioduré. Coccinite, Haid.—M. Del Rio a trouvé à Casas-Yiegas, au Mexi-que, un iodure de Mercure dont la couleur
ronge ressemble à celle du Cinnabre . Cellesubstance est encore peu connue. (Del.)
MERCURE. Hydrargyrum {ZSuip, eau;âpyvpoi, argent), cura. ■— Connu désla plus haute antiquité , le Mercure , aumoyen-âge , fut de tous les métaux celuisur lequel les alchimistes poursuivirentavec le plus d’ardeur et de persévérance legrand œuvre de la transmutation. Son viféclat, joint à sa fluidité à la températureordinaire , leur faisait présumer que c’é-tait de l’argent liquéfié, auquel il ne s’a-gissait que de rendre sa solidité ; et ce futdans ce but qu’ils se livrèrent à une fouled’opérations et d’expériences qui, si ellesne les conduisirent où ils désiraient, ame-nèrent néanmoins des résultats dont lascience sut profiter plus tard.
Le Mercure est liquide à la températureet sous la pression atmosphérique ordinaires;il a le brillant de l’argent, avec un refletbleuâtre; sa densité est de 13,568. Il se so-lidifie à — 40”, et peut cristalliser en oc-taèdres au moment où il se congèle. A l’étatsolide , il devient malléable, et il augmentede densité (14,391). Quand , sous ce der-nier état, il est mis en contact avec la peau,il fait éprouver une vive sensation de brû-lure, et le point touché blanchit en perdanttoute sensibilité. Le métal solidifié ne tardepoint, du reste , à reprendre sa fluidité enabsorbant rapidement le calorique des corpsenvironnants.
Le Mercure , comme tous les liquides,laisse dégager quelques vapeurs à la tem-pérature ordinaire; mais, soumis à une cha-leur de 360 à 363°, il entre en ébullition, etse volatilise complètement. La densité de savapeur est, d’après M. Dumas, de 6,97d-
L’Oxygène et l’air secs ou humides, à latempérature ordinaire, sont sans action sur
le Mercure . On a cru remarquer toutefois que
le métal se recouvrait à la longue d’une lé-gère pellicule noirâtre, due à un commence-ment d’oxydation. A une température voi-sine de son point d’ébullition, il s’oxyde p cUà peu et se transforme en deuloxyde.
Le Mercure se combine donc avec l'Oxy-gène en deux proportions.
Le premierde ces composés, ou protoxyde,ne peut s’obtenir directement; il ne p elltmême être maintenu isolé sans se décompo-ser plus ou moins promptement en mêla