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de contact avec d’autres sciences, particu-lièrement avec la Géologie et la Géographiephysique.
En général, on estime la hauteur de l'at-mosphère à 64 kilomètres (ou 16 lieues).Cette enveloppe aérienne, qui entoure laterre de toute part, est sphérique commecelle du globe qu’elle environne, et doitconséquemment aussi être renflée à l’équa-teur et déprimée aux pôles. On sait que lepoids de l’atmopshère, au niveau de la meret à la température de 0°, est égal à celuid’une colonne d’eau de 10"\60 ou à celled’une colonne de mercure de O" 1 ,76. Il estévident qu’en s’élevant dans l’atmosphèresa pression doit diminuer; c’est, en effet,ce qui a lieu, et c’est sur ce principe querepose la mesure des hauteurs obtenues parle baromètre. On a calculé que le poids descouches atmosphériques exerce sur toute lasurface du corps d'un homme d’une taillemoyenne une pression d’environ 16,000 ki-logrammes. Cette pression , si nécessaire ànotre existence , nous paraît insensible ,parce qu’elle agit dans tous les sens et quela force élastique de nos organes lui est pro-portionnée; mais si l’on s'élève dans l’at-mosphère à une certaine hauteur, soit surles hautes montagnes, soit dans des aéro-stats, la colonne d’air diminuant sensible-ment de pesanteur, la respiration devientpénible, et si l’ascension était poussée à scsdernières limites, le sang s’échapperaitbientôt par tous les pores.
Si la dilatation de l’air ne variait pas àmesure qu’on s’élève, on pourrait, d’aprèsle poids connu de l’atmosphère, déterminersa hauteur d'une manière rigoureuse. Cettedilatation ne peut cependant être supposéeindéfinie, parce que l’air, étant un corpspesant, est soumis, comme tous les autrescorps, aux lois de l’attraction, et qu’ilexiste nécessairement une limite oTi l’at-traction doit l’emporter sur la force de dila-tabilité des gaz; là aussi doit être la limitede l'atmosphère. Mais qu’y a-t-il au-delà?Existe-t-il quelque fluide, ou n’y a-t-ilqu’un vide absolu? Cette question ne peutplus nous arrêter.
Comment les espaces célestes seraient-ilsvides, puisqu’ils sont remplis par la lu-mière? Quelque opinion qu’on adopte surla nature de cet agent, que ce soit une éma-
nation réelle de la substance des corps lu-mineux, ou un fluide mis en mouvementpar ces derniers , il est bien évident que,dans l’une comme dans l’autre hypothèse,le vide absolu ne saurait exister.
Quant à la composition chimique de l'at-mosphère, on la connaît maintenant d’unemanière très exacte, dit M. de Humboldt,grâce aux excellentes analyses que MM. Du-mas et Boussingault en ont faites récem-ment à l’aide de nouvelles méthodes. D’a-près ces analyses, l’air sec contient, envolume, 20,8 d’oxygène, et'79,2 d’azote;il renferme en outre: 1” 2 à 5 dix-mil-lièmes d’acide carbonique, résultant princi-palement de la respiration des animaux quiextraient le carbone des substances végétalesdont ils se nourrissent, tandis que les végé-taux le puisent dans l’atmosphère; 2" unequantité encore plus faible de gaz hydro-gène, et, d’après les importantes recherchesde Saussure et de Liebig , quelques tracesde vapeurs ammoniacales, qui fournissentaux plantes l’azote qu’elles contiennent.D’autres substances, des miasmes et desémanations pestilentielles, viennent se mêleraccidentellement, surtout près du sol, auxéléments que nous venons d’indiquer commeformant la composition normale de l’air.Enfin, dans quelques circonstances particu-lières , l’atmosphère renferme, près delàsurface de la terre , des substances solides,réduites en poudre fine et portées à degrandes hauteurs par les vents; telle estla poussière qui tombe vers les îles du capVert, en obscurcissant l’atmosphère à degrandes distances. M. Ehrenberg a reconnuque cette poussière contient d’innombrablesinfusoires à carapaces siliceuses. Voy. pourplus de détails l’article atmosphère de ceDictionnaire.
La grande élasticité que possède l’atmo-sphère et l’extrême facilité avec laquelle ellese contracte et se dilate selon le degré detempérature, sont cause qu’il s’y établit sanscesse des courants dans divers sens : l° svents sont donc une conséquence nécessairedes propriétés physiques de l’atmosphère.Ces mouvements de l’air sont produits parl’accumulation ou la précipitation des va-peurs aqueuses; par l’attraction des corpscélestes qui agissent sur l’atmosphère de lamême manière que sur l’Océan , et y P r0 '