Band 
Tome huitième.
Seite
175
JPEG-Download
 

?\1ET

IM ET

175

(luisent des efTels analogues aux marées ;par la chaleur solaire qui, en raison des sai-sons et des heures du jour , dilate inégale-ment les couches aériennes; enfin, par laforme et la nature des continents et desmers qui arrêtent , accélèrent et modi-fient ces mouvements de mille manières.

Pour bien comprendre tous les phéno-mènes météoriques, les variations de tem-pérature méritent avant tout de fixer no-tre attention. On sait que le point le plusélevé du thermomètre s’observe générale-ment à deux heures après midi, et le plusbas au moment du lever du soleil. L’expé-rience démontré que la température indi-quée par les observations de neuf heures dumatin à neuf heures du soir, fournit assezexactement la température moyenne du jour.Celle de l’année peut s'obtenir en ajoutant latempérature moyenne de chaque mois et endivisant la somme par douze.

Les différents climats des divers pays duglobe dépendent principalement de leurposition par rapport au soleil. Ainsi, à l'é-quateur, où cet astre darde perpendiculai-rement ses rayons, une égale surface du solreçoit une bien plus grande quantité dechaleur et de lumière que les pays situésvers les pùles. On conçoit que pour les paystempérés , le climat se rapproche de celuide l’équateur pendant l’été, puisque la hau-teur du soleil y est plus grande, et de celuides régions polaires pendant l'hiver. Plu-sieurs causes expliquent parfaitement lesinégalités de température. D’abord, la con-stitution physique de l’atmosphère qui varieincessamment d’une saison à l’autre. Enété Pair est généralement sec , mais en hiveril se charge de vapeurs et affaiblit considé-rablement l’intensité des rayons solaires. Laseconde cause à signaler est la grande obli-quité des rayons du soleil en hiver. Or, onsait qu’ils se réfléchissent en raison de cetteobliquité, qu'une surface reçoit d’autant plus’ie rayons qu’ils arrivent plus perpendicu-'•drement et que la chaleur est en propor-tlo n des rayons absorbés; enfin, et cettedernière cause est la principale, le soleil,cn été, reste bien plus longtemps au-dessus<le l'horizon qu’en hiver. La nuit, qui est*® moment de la déperdition du calorique ,Pst plus courte et le jour plus long. On aCa 'culé qu’il suffirait même, au milieu de

l’été, que le soleil restât dix jours sous l'ho-rizon pour que tout se congelât à la surfacede la terre.

Les saisons d’une année à l’autre parais-sent très irrégulières par l’influence descauses variables , telles que les vents, lespluies, les glaces polaires, etc. ; mais lors-qu’on réunit une assez longue suite d’ob-servations , on reconnaît que la températureest tantôt constamment croissante et tantôtdécroissante. Dans nos climats, la tempé-rature va s’élevant du 5janvier au 5 juillet,et descend du 5 juillet au 5 janvier. Sui-vant M. de Humboldt, c’est une suppositiontout-à-fait gratuite que d’espérer un étéchaud à la suite d’un hiver rigoureux, ouun hiver doux après un été froid.

Sous la zone torride, la température estapeu près la même dans tous les lieux situéssur le même parallèle, mais dans la zônetempérée il en est autrement, car la tem-pérature varie beaucoup selon certaines cir-constances locales. C’est ce qui a fait tracerles lignes isothermes ou d’égale température.On a remarqué que les côtes occidentalesdes continents sont beaucoup plus chaudesque les côtes orientales. C’est un effet desvents et de la position générale des mers.Dans nos contrées, comme en Amérique ,les vents d’ouest prédominent : or, ces ventsqui viennent des mers sont toujours tem-pérés ; car la température des mers n’estjamais ni très haute ni très basse;en effet,la mobilité de la masse liquide et l'équilibrequi tend à s’y maintenir ne permettent pasqu’une couche superficielle se refroidissebeaucoup , comparativement aux autres ; cardès que la température de cette couches’abaisse, son poids augmentant, elle descenddans la masse, et une autre vient la rem-placer.

On remarque aussi que l’hémisphère aus-tral est plus froid que l’hémisphère boréal;ce qui provient de ce que le premier est engrande partie recouvert par les eaux. Or,on sait que les eaux ne s’échauffent pasaussi facilement que le sol, une grandequantité du calorique qui leur est envoyéétant absorbée par l’évaporation, la con-gélation et la fonte des glaces.

Une observation qui jette une vive lumièresur les variations de température de cer-taines localités, est celle qui permet d'ela-