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son fruit ne mûrit pas. A Catane (Sicile ,côte orientale), par une températuremoyenne de 18 à 19°, les Dattes ne sont pasmangeables. Elles mûrissent à Alger , dontla température moyenne est de 21°, maiselles ne sont pas bonnes, et pour les avoirtelles, il faut s’avancer jusqu’au voisinagedu désert, c’est-à-dire en des lieux où latempérature moyenne dépasse un peu 21°.D’après ces données, on peut déjà conclurequ’à l’époque où l’on cultivait le Dattier engrand dans la Palestine, la température nedevait pas être au-dessous de 21°.
M. Léopold de Buch place la limite méri-dionale de la Vigne à l’île de Fer, dans lesCanaries , dont la température moyenne estde 22”. Par une plus forte température, ontrouve bien encore en certains lieux quel-ques ceps dans les jardins, mais pas deVignes proprement dites. Nous venons devoir qu’en Palestine, dans les temps les plusreculés, la Vigne était au contraire cultivéeen grand ; il faut donc aussi admettre quela température moyenne de ce pays ne sur-passait pas 22°. La culture du Palmier nousapprenait tout-à-l’heure que cette mêmetempérature ne pouvait être au-dessousde 21°. Ainsi de simples phénomènes devégétation nous amènent à caractériserpar 21°,5 du thermomètre centigrade leclimat de la Palestine au temps de Moïse ,sans que l’incertitude paraisse devoir allerjusqu’à un degré entier.
A combien s’élève aujourd’hui la tempé-rature moyenne de la Palestine? Les obser-vations directes manquent, mais en y sup-pléant par des termes de comparaison prisen Égypte , on trouve qu’elle doit être unPeu supérieure à 21°. Tout porte donc à re-connaître que 3,300 ans n’ont pas altéré'd’une manière appréciable le climat de laPalestine, que 33 siècles enfin n’ont ap-porté aucun changement aux propriétés lu-mineuses et calorifiques du soleil.
Les phénomènes météoriques ont étéra ngés en trois classes. En général, ils pren-nent les noms de Météores aériens, aqueux°u ignés , selon que l’air, l’eau ou le feuSemblent y jouer le principal rôle. Les plus'^portants Météores de la première classesont les Vents, les Tempêtes, les Ouragans,*es Tourbillons, etc. Ceux de la seconder,| isse comprennent les Vapeurs, les Brouil-
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lards, les Nuages* la Pluie, la Rosée, laNeige, la Grêle , etc. Enfin, ceux de latroisième classe traitent des Météores élec-triques, magnétiques et lumineux, c’est-à-dire des Eclairs, du Tonnerre , des Orages,des'Trombes, des Aurores boréales, del’Arc-en-ciel, des Halos , des Parbélies, duMirage, etc.
Notre cadre ne nous permettant pas d’en-trer dans de grands développements, noustraiterons chacun de ces Météores d’unemanière générale, et pour éviter les doublesemplois, nous passerons très rapidementsur ceux qui ont déjà fait, ou qui doiventfaire, dans ce Dictionnaire, le sujet d’unarticle spécial.
Météores aériens. — Vents . Les Vents,ou, pour les désigner parune expression quien donne une idée fort exacte, les courantsd’air, tirent leur origine de condensationset de raréfactions dans la masse de l’atmo-sphère. La principale cause des Vents estla distribution variable de la chaleur dansl’atmosphère, laquelle modifie sans cessesa densité, et trouble ainsi l’équilibre deses parties. La présence du Soleil agit à lasurface du globe, en chauffant et dilatantles couches inférieures de l’air; son actioncalorifique diminue considérablement parl’obliquité de ses rayons, elle s’accumulebien plus promptement sur les terres quesur les eaux ; ainsi l’existence des continentset des mers, les alternatives du jour et dela nuit, la succession des saisons, sontdonc des sources perpétuelles de courantsatmosphériques.
Les Vents se divisent en Vents générauxou constants, Vents périodiques, et Ventsirréguliers ou variables. Ils se propagentpar impulsion et par aspiration ; dans lepremier cas, c’est ce qui arrive au courantd’air qui sort d’un soufflet; dans le second,au contraire, c’est ce qui a lieu au Ventqui entre dans le soufflet, lorsque l’air y aété raréfié. Ce dernier mode n’est pas aussirare qu’on le pense. Due Éclipse de Lune donna occasion à Franklin de vérifier cefait. Avant le commencement de l’Éclipse,uri violent Vent du nord se manifesta dansles Florides ; à Philadelphie , qui est plus aunord, on le ressentit lorsque l'Éclipse étaitdéjà commencée, et enfin l’Éclipse étaitterminée lorsque ce même Vent se fit sen-
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