Band 
Tome huitième.
Seite
180
JPEG-Download
 

(SO

MET

MET

*

rique, et s’élève alors en vertu de sa plusgrande légèreté. Cette vapeur est tantôt in-visible et tantôt visible. Dans le premier cas,elle constitue l’humidité proprementdite, etsa présence est accusée par l’hygromètre.Loin de troubler, en cet état, la transparencede l’atmosphère, elle semble l’augmenterdans plusieurs circonstances. La vapeurpasse à l’état visible, lorsqu’elle devientvapeur vésiculaire, c’est-à-dire qu’elle formede petites vésicules creuses dont la pesan-teur est à peu près la même que celle del’air. Elle trouble alors la transparence dece gaz à cause des réfractions multipliéesqu’elle fait subir à la lumière, et demeuregénéralement en suspension pendant quel-que temps sous forme de Brouillards. Ceux-ci, à cause de leur plus grande pesanteurspécifique, ont une tendance à tomber, et,quand les couches inférieures de l’atmo-sphère sont à la même température qu’eux,et saturées d’humidité, ils continuent dedescendre jusqu’à ce qu’ils se résolvent enpluie à la surface do la terre.

Lorsque les vapeurs sont entraînées à unecertaine élévation et qu’elles planent à deshauteurs plus ou moins grandes, elles pren-nent le nom de Nuages . Les nuages peuventencore se former dans les airs à la rencontrede deux vents humides inégalement chauds ;alors, en raison de l’équilibre de tempéra-ture, le plus chaud se refroidit ,et la vapeurse condense. Il existe souvent plusieurscouches de nuages superposées les unes auxautres et qui marchent quelquefois dans desdirections opposées. En général, elles sontd’autant plus élevées qu’elles sont plus blan-ches. Dans ce cas, elles affectent l’aspectdésigné sous le nom de petiles pommelures,balayures, etc., tandis que les couches infé-rieures sont plutôt en pommelures grandes.bien de plus difficile à fixer et à décrire queles nuages: leurs formes et leurs couleursvarient sans £esse, et présentent souvent lesligures les plus bizarres. Cependant les cou-leurs dominantes sont le blanc, le gris et lenoir; mais le matin et le soir, quand ilssont à une moyenne hauteur, les nuages ré-fléchissent différentes nuances et affectenttoutes les teintes.

Pluie .—Les vapeurs suspendues dans l’at-mosphère sont le résultat de l’évaporationqui a lieu sur les terres et principalement

sur la vaste étendue des mers. Leur quantitéest en proportion de la température, c'est-à-dire qu’elle varie en raison du climat, dessaisons et de l’élévation du sol. Ces vapeurss’élèvent, forment des nuages, et, lorsqu’ellesont acquis certaines dimensions et qu’ellesne peuvent plus être soutenues dans l’at-mosphère, elles se pressent, se condensentet se résolvent en pluie, qui tombe tantôtlégèrement, sous le nom de bruine, tantôtavec plus ou moins d’intensité , quelquefoisen gouttes très grosses.

On remarque que le nombre des jours depluie est en raison inverse de la quantitéqui tombe. Il est moindre à l’équateur etaugmente à mesure qu’on s’en éloigne. Demême le nombre des jours de pluie est or-dinairement plus grand en hiver qu’en été,et cependant il tombe plus d’eau dans cettedernière saison que durant la première.

Il résulte des expériences faites depuislongtemps à l’observatoire de Paris que lepluviomètre placé à la surface du sol reçoitune plus grande quantité de pluie que celuiplacé sur la plate-forme du bâtiment, qui a28 mètres de hauteur. Cette différence, quiest environ d’un neuvième, n’est pas l’effetdu hasard, puisqu’elle a lieu chaque année.On explique cette particularité remarquableen admettant que les gouttes s’accroissentaux dépens de l’humidité de l’air en traver-sant ses couches inférieures toujours plussaturées d’humidité et souvent chargées dabrouillards.

Les vapeurs qui produisent la pluie secongèlent pendant l’hiver dans l’atmosphèreet produisent la Neige, qui tombe généra-lement, par un temps calme, sous la formesymétrique d’étoiles à six rayons, tantôt ra-mifiés, tantôt sans ramifications. Passageiesur la plus grande partie du globe, la neigecouvre de ses flocons éternels le sommetdes hautes montagnes, où quelquefois elleprend une teinte rouge. Plusieurs natura-listes ont constaté que ces globules de m*'tière colorante sont de petits cryptogamesdu genre Uredo dont la neige est le sol na-turel , et que pour cette cause on app e11Uredo nivalis.

Dans les années où la neige a longtempscouvert le sol, les fontaines sont plus abondantes, les récoltes sont plus sûres. En ®fet, la neige trempe les terres plus que es