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Tome huitième.
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pluies; elle empêche la gelée de pénétrer pro-fondément dans le sol qu’elle recouvre. Cerésultat est dû à son faible pouvoir conduc-teur, d’où il résulte que non seulement elles’oppose au passage du froid atmosphériquedans le sol, mais qu’elle empêche aussi ladéperdition de la chaleur terrestre occasion-née par le rayonnement vers l’espace.

De tous les Météores aqueux, la Grêle estle plus terrible et le moins connu. Elle seprésente toujours en grêlons de glace ar-rondis par le frottement. Ces grêlons sontle plus souvent composés de couches con-centriques; quelquefois ils présentent laforme de cristaux dont les angles ont étéémoussés. La théorie du célèbre Volta tendà démontrer que l’électricité forme ce mé-téore, que les grêlons sont successivementattirés et repoussés un certain nombre defois par divers nuages chargés d’électricitéscontraires. Leurs couches concentriques sem-blent, en effet, indiquer qu’ils sont forméspar une suite de mouillages et de congéla-tions successives; lorsque leur poids l'em-porte sur l’énergie électrique des nuages, lesgrêlons se précipitent vers la terre en faisantun bruit particulier qui ressemble assez àcelui que produit un sac de noix qu’on vide.La grêle précède ordinairement les pluiesd’orage; elle les accompagne quelquefois,presque jamais elle ne les suit. Les nuageschargés de grêle semblent avoir beaucoupde profondeur, et se distinguent des autresnuages orageux par une nuance cendrée re-marquable. Ils sont généralement peu éle-vés. Aux approches de la grêle, l’élcctro-mèlrc indique que l’électricité change trèsfréquemment d’intensité et de nature. Lagrêle est plus fréquente pendant l’été quePendant les autres saisons. Elle se manifesteplus souvent dans les zônes tempérées quetous les pôles et l’équateur. Voy. grêle.

On donne le nom de Grésil à la petitegrêle peu consistante dont la surface paraittomme saupoudrée de farine. C’est une es-pèce d’intermédiaire entre la-grêle propre-nient dite et la neige. Le grésil se montre lePlus ordinairement au printemps pendant■ts orages passagers et peu intenses. Voy.

Brésil .

Le serein est une petite pluie fine quiùunbe quelquefois pendant l’été , au cou-ther du soleil, sans qu’on aperçoive le

moindre nuage au ciel. Au premier abord,une pluie sans nuages parait chose extraor-dinaire. Il suffit cependant de réfléchir uninstant pour en découvrir la cause et la pos-sibilité. En effet, pendant la chaleur de lajournée , tous les corps humides fournissentune grande quantité de vapeur aqueuse quise répand dans l’atmosphère. Or, il arriveque la température, qui était dans la jour-née à 20 ou 22°, baisse au coucher du so-leil à 1-i ou 15°. La température n’étantplus alors assez élevée pour maintenir à l’é-tat de vapeur l’eau que contient l’atmo-sphère , une partie devra nécessairement secondenser et retomber sur le sol.

On donne le nom de Rosée à cette innom-brable quantité de gouttelettes d’eau quel’on rencontre partout , surtout sur lesplantes, avant le lever du soleil. Dans cer-tains pays secs, la rosée est assez abondantepour suppléer à la pluie et entretenir laverdure. On doit au docteur Wells la théo-rie qui rend parfaitement compte de ce mé-téore. Pendant les belles nuits d’été, latempérature des corps diminue beaucouppar le rayonnement du calorique qu’ilsavaient accumulé durant le jour. La couched’air qui repose sur ces corps refroidis secondense et dépose en gouttelettes une par-tie de l’eau qu’elle tenait en dissolution.Le pouvoir rayonnant n’étant pas le mêmepour tous les corps, le refroidissement doitêtre inégal , et tandis que les uns offrent àpeine I ou 2 degrés au-dessous de l’air, ilen est d’autres qui tombent à 8 et même à10 degrés plus bas. C’est à cause de celaque l’on voit la rosée plus abondante surtel corps que sur tel autre. Il est évident,en effet, que le corps le plus froid devracondenser une plus grande quantité d’hu-midité que celui qui le sera moins. Ce mé-téore n’a point lieu s’il se trouve des corpsinterposés entre la terre et les parties supé-rieures de l’atmosphère , car alors la pertedu calorique par voie de rayonnement étantà peu près nulle, la température n’en serapas sensiblement altérée. C’est ainsi que lesnuages empêchent la formation de la rosée.Le vent peut produire aussi le même résultaten apportant sur les corps refroidis de nou-velles couches aériennes plus chaudes et quirétablissent la température.

Plusieurs expériences viennent confirmer