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ce genre est la Méthoniqije supeuiîe , Me-thonica superba Lamlt. ( Gloriosa superbaUn.), vulgairement connue dans les jardinssous le nom de Superbe du Malabar. C’est unetrès belle plante qui croît spontanément dansle Malabar, à Ceylan et dans le Népaul. Saracine est bulbeuse, grosse; sa tige, cylin-drique et grêle, s’élève jusqu’à 2 mètres dehauteur, et donne vers sa partie supérieureun petit nombre de rameau* étalés ou pen-dants; ses feuilles sont sessiles , très ouver-tes , les inférieures oblongues lancéolées, lessupérieures proportionnellement plus cour-tes, marquées de nervures longitudinales;elles se prolongent au sommet en une vrilleàj’aide de laquelle la plante s’attache auxobjets voisins et se soutient malgré sa fai-blesse. Ce prolongement de la lame mêmedes feuilles en vrille est un fait très curieuxet fort rare dans le règne végétal. Ses fleurssont penchées et solitaires sur de longs pé-doncules extra-axillaires, dans la partie su-périeure de la plante ; les folioles de leurpérianthe sont lancéolées, élégamment on-dulées , et relevées de manière à se toucherpar leur extrémité; leur couleur passe pardes modifications remarquables ; d’abordjaunes dans le bas, d’un beau rouge»versle haut, elles finissent par prendre cettedernière couleur dans presque toute leurétendue. On cultive cette belle plante enserre chaude, et pour l’amener à fleurir,on enterre son pot dans la tannée au prin-temps. Ses fleurs se développent alors enété. Après la floraison, on retire ses racinesde terre pour les replanter l’année suivante.On la multiplie par cayeux. (P. D.)
*ME TIIOR1UM . bot. ph. — Genre de lafamille des Sterculiacées-Hélictérées, établiPar Schott et Endlicher ( Melet. bot., 29, t.V). Arbrisseaux de la Nouvelle-Hollandetropicale. Voy. sterculiacéks.
♦MÉTHYLÈNE (p.t'0», vin; SJ», bois).cium. — Ce Composé binaire d’hydrogèneet de carbone, CH 1 , dont nous avons eu oc-'‘asion de parler au mot hydrogène , est lera dical admis de l 'Esprit de bois, corps ana-'°gue à IMicool {voy. ce mot), et qui seratellement le sujet de cet article.
Parmi les produits nombreux et remar-quables de la distillation du bois, il en estUn que l’on a successivement désigné sous’«s noms il'Éther pyroligneux, tl’Espril py-
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roxylique et, enfin, d 'Esprit de bois, et au-quel MM. les professeurs Dumas et Péligot ont reconnu tous les caractères d’un vé-ritable alcool, isomorphe avec l’Alcool ordi-naire.
L’Esprit de bois se trouve en dissolutiondans la partie aqueuse du produit de la dis-tillation du bois; c’est donc dans les pre-miers produits de cette distillation qu’il fautle chercher. Il fut découvert en 1812 parPhilippsTaylor, qui ne publia cependant sesobservations qu’en 1822.
Obtenu pur par une série d’opérations quenous n’avons point à décrire ici, l’Esprit debois est un liquide très fluide, incolore, d’uneodeur particulière, tout à la fois alcoolique,aromatique et mêlée de celle d’Éther acéti-que; il brûle avec une flamme semblable àcelle de l’Alcool; il bout à -{- 6G° S sous lapression de0,761 ; sa tension estfort grande ;sa densité égale = 0,798 à la températurede -(- 20°; elle est donc sensiblement lamême que celle de l’Alcool pur; la densitéde sa vapeur est égale à 1,120.
Il résulte des analyses faites par les savantscités plus haut que l’Esprit de bois est com-posé de 4 atomes de Carbone ou bien 37,97,8 atomes d’Hydrogène ou 12,40 , 2 atomesd’Oxygène ou 49,63; sa composition pouvantdonc être représentée par C'H 4 -f2H'0,c’est-à-dire 1 atome de Méthylène et 2 ato-mes d'eau. L’Esprit de bois peut être consi-déré comme un bi-hydrate de Méthylène, demême que l’Alcool est un bi-hydrale d’Hy-drogène bicarborné C s H 8 -(- 2 H* 0.
L’Esprit de bois se conserve sans altéra ■tion au contact de l’air; mais, si on en metla vapeur en contact avec l’air et le noir deplatine (platine très divisé), il se forme, avecbeaucoup de chaleur , de l 'acide formique.L’Alcool, dans les mêmes circonstances, pro-duit de l’acide acétique.
L’Esprit de bois se comporte avec les dif-férents corps simples et composés à la ma-nière de l’Alcool ; comme l’Alcool aussi, ildonne lieu à une série de composés analoguesaux Éthers du deuxième genre ; quand on letraite par les acides hydrogénés, il donnelieu à de véritables sels neutres correspon-dant aux Éthers de troisième genre; enfin ,il produit des composés acides analogues àl’acide sulfovmique, quand il est soumis à laréaction des oxacides.
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