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Tome huitième.
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METHOCA. ins. —Genre de la familledes Mutellides, tribu des Sphégiens, de l’or-dre des Hyménoptères, établi parLatreille etadopté par tous les entomologistes. Les Mé-thoques ont des antennes filiformes, un peuépaissies à l’extrémité dans la femelle, desmandibules bidentées, etc. Le genre Methocafut établi sur la connaissance seule des fe-melles ; les mâles, qu’on n’avait pas su y rap-porter, étaient placés dans un genre parti-culier désigné sous le nom de Tengyra. C’estseulement dans ces derniers temps que lesentomologistes ont reconnu cette erreur. Letype de ce genre qui habite notre pays est laMethoca ichneumonoides Lat. Le nom de Ten-gurasansilali, appliqué au mâle par Latreille,doit être considéré comme synonyme. Voy.mutellides et surtout sphégiens. (Bl.)

MÉTIIOCAMPE. ins. — Pour métro-campe. Voy. ce mot.

MÉTHODE, zool., rot. — On adonné auxdifferentes classifications d’histoire naturelleles noms de systèmes et de méthodes. 11 estdifficile d’établir nettement la distinctionentre les uns et les autres. On définit, il estvrai, ordinairement les premiers cominen’employant que des caractères très exclusi-vement d’un seul organe, les secondes commese servant à la fois de plusieurs organes ; et,comme toute classification qui cherche à serapprocher de la nature doit s’appuyer sur lacomparaison de tous les organes à la fois, ona généralement accolé au mot de Méthodel’épithète de naturelle. Cependant l'étude dela plupart des systèmes nous les montre tou-jours fondés sur l’emploi de plusieurs orga-nes, aussi bien que les Méthodes; et, d’uneautre part, celles-ci en font généralementprévaloir un sur les autres. Si l’on recouraità l’étymologie, la distinction ne deviendraitpas plus claire ou plutôt le sens attaché au-jourd’hui à ces deux mots serait interverti,puisque système veut dire, en grec, arran-gement; Méthode, route pour arriver à unbut: or, en se rapportant à ces définitions,une classification artificielle qui, en général,se propose d’arriver parle plus court et le plussûr chemin à la connaissance des noms des[liantes et des animaux, serait une Méthode.Aussi voyons-nous les deux mots employéssouvent dans un sens contraire à celui qu’onest accoutumédeleurdonner; laMélhodedi-chotoinique de Lamarck, par exemple, est lin

moyen artificiel de déterminer les noms desplantes, avancé et proposé comme tel parl’auteur; et, d’un autre côte, De Candolle ,dans son grand ouvrage, présente les plantescomme rangées suivant le système naturel.Nous pensons donc ne pas devoir exposer iciles principes de la classification naturelle, etnous renvoyons à l’article taxonomie , oùnous chercherons à les présenter en faisantconnaître les principaux essais tentés jus-qu’ici, ainsi que les divers systèmes qui onteu le plus d’influerice sur la marche de lascience et dont la connaissance est nécessairepour l’intelligence du plus grand nombre desouvrages de botanique et de zoologie. (An. J.)

MÉTHODIQUE. Melhonica, Hermann.rot. pii. — Genre de plantes de la familledes Liliacées, tribu des Tulipacées, de l’hex-andrie monogynie, dans le système deLinné. Linné avaitchangé son nom en celuid eGloriosa, que les botanistes modernesont abandonné, à l’exemple de Jussieu,pour reprendre celui de Melhonica , plusancien et d’ailleurs plus conforme aux rè-gles de la glossologie botanique. Ce genreremarquable ne comprend encore que troisespèces indigènes des parties tropicales del’Asie et de l’Afrique ; mais ces plantes,surtout la plus connue d’entre elles, sontsi remarquables par leur beauté, que lesbotanistes ont épuisé pour elles toutes lesformules de l’admiration. Ce sont des plan-tes à racine bulbeuse , à tige grimpante etrameuse, à feuilles éparses, ou opposées,verticillées par trois , se prolongeant aleur sommet en une véritable vrille, et quis’enroule autour des corps voisins; leursHeurs solitaires sont portées sur de largespédoncules extra-axillaires et presque opP°"sitifoliés. Elles se composent d’un périantheà six parties distinctes, ondulées sur leu rSbords, égales entre elles et réfléchies ; de si 4étamines à longs filaments très étalés etdéjetés presque perpendiculairement à l’ aS ®de la fleur; d’un pistil à style droit, déjetdès sa base, perpendiculairement à l’axe del’ovaire, terminé par un stigmate trifide- Jces fleurs succède une capsule presque g'°buleuse -turbinée, qui renferme des grainnombreuses, bisériées dans chaque Iog e *rouges, revêtues d’un tégument charnuspongieux. (j( ,

L’espèce la plus anciennement connue