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d'après les systèmes cristallins, et en genresproprement dits, d’après l’isomorphisme.
Le groupement par les bases a bien aussides avantages qu’on ne saurait nier, surtoutlorsqu’on l’applique aux substances métal-liques, et c’est pour profiter de ces avan-tages, et en même temps de ceux qui ré-sultent de l’autre mode de groupement,que M. Brongniart et quelques Minéralo-gistes ont cru devoir scinder la classifica-tion en deux parts, et donner à chacune uncaractère différent. Mais on peut dans lesleçons', aussi bien que dans les livres deMinéralogie, demeurer conséquent au prin-cipe que l’on a une fois posé, et cependantne laisser perdre aucun des avantages réelsqui sont attachés aux deux méthodes ; carrien n’empêche, par exemple, après avoirplacé sous leurs différents acides et décritséparément les espèces qui ont une mêmebase, de les récapituler toutes lorsqu’on afait l’histoire de la dernière, et de recom-poser ainsi le genre de la méthode inverse.Quelle que soit la méthode que l’on suive ,il y a de l’avantage à former ainsi de nou-veaux rapprochements entre les espèces, età multiplier les comparaisons de toutes lesmanières possibles. C’est le seul moyen desuppléer à l’insuffisance de nos méthodes ,et de remédier à ce qu’elles ont d’artificiel.
En continuant de prendre pour guidel’isomorphisme, on peut établir entre lesordres chimiques eux-mêmes une dispo-sition en série assez rationnelle, et à l’aidede laquelle on passe successivement et pardegrés des corps les plus combustibles auxcorps non combustibles, et des substances•es moins composées à celles qui le sont lePlus. Nous renvoyons au mot système mi-néralogique pour les détails concernant ceniode de classement, dont nous avons déjàf ait usage, en décrivant dans ce Diction-Paire quelques uns des groupes principauxd e la Minéralogie. (Delafosse).
MINES, géol. et min. appl. — Les Miness °nt des excavations faites dans le sein de* a terre pour l’extraction de certaines ma-cères. On applique' spécialement cette dé-nomination aux exploitations des gîtes mé-fallifères et des gîtes généraux, qui, parleu r importance, donnent lieu à des tra-vaux très développés, comme la houille ,
’ anthracite, le sel gemme, etc. Les exploi-
tations prennent le nom de carrières lors-qu’elles sont ouvertes, généralement à cielouvert, sur des gîtes généraux qui four-nissent à l’industrie les pierres de construc-tion , telles que les granités, calcaires, gyp-ses, grès, schistes ardoisiers, etc. Enfincertains gîtes, tels que les tourbes, les fersd’alluvions , les alluvions aurifères, qui s’ex-ploitent par des travaux superficiels, reçoi-vent les noms de tourbières , minières et la-vages.
L’exploitation des Mines remonte à uneépoque très reculée. Elle est devenue lasource la plus immédiate de la prospéritécommerciale, en fournissant à l’industrie laplus grande partie des matières premières.En général, la plupart des États pourraientse suffire à eux-mêmes sous le rapport desproduits agricoles; mais les richesses miné-rales , réparties avec irrégularité, ont dûamener entre eux des échanges nécessaires.Les Mines métalliques sont concentrées dansquelques districts circonscrits, tandis quedes surfaces immenses en sont totalementdépourvues. La houille , ce précieux com-bustible, ne se trouve que dans des bassinspeu étendus, et presque tous accumulés dansla partie occidentale de l’Europe .
L’art des Mines ne reçut de grands déve-loppements qu’après que les sciences physi-ques eurent fait préalablement des progrèsétendus. Il fallait non seulement trouver leminéral, mais en reconnaître la composi-tion et les propriétés physiques; connaîtreles moyens de s’enfoncer avec sécurité dansles profondeurs de la croûte terrestre,quelle qu’en fût la résistance, quelques ob-stacles qu’elle présentât par la présence devoies d’eau , ou d’autres fluides qui la tra-versent accidentellement. Enfin, il fallaitaussi connaître les procédés les plus écono-miques pour en retirer les substances utiles,et les amener à l’état de pureté. On conçoitqu’il dut s’écouler bien des siècles avant quel’homme pût résoudre tous ces problèmes ,et extraire des entrailles de la terre les ma-tières dont il a besoin, et qui concourent sipuissamment au développement social.
Ce ne fut guère qu’au commencement duxvu e siècle que les travaux des Mines se dé-veloppèrent sensiblement, et arrivèrent àun état satisfaisant par l’étude des filons, lacréation des méthodes d’abattage, de trans-