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Tome huitième.
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port et d’épuisement des eaux. L’emploi dela poudre dans les Mines remonte à cetteépoque; jusque là l’action des outils et dufeu avait suffi aux exploitations; aussi le tra-vail était-il lent et pénible. L’application dela poudre fut un des progrès les plus re-marquables de l’art des Mines. Elle aug-menta considérablement les produits eu ac-célérant les travaux. En effet, l’abattagemême des roches les plus dures cède à laforce d’expansion de la poudre enflammée,dont le gaz incandescent égale instantané-ment de 4,000 à 6,000 fois le volume pri-mitif de la poudre. Que de travaux longs etdispendieux n’a-t-elle pas épargnés depuisson application ! Autrefois il fallait toute lapersévérance forcée des malheureux condam-nés aux travaux des Mines pour entreprendrela perforation des roches quarlzeuses et gra-nitiques, dont l’abattage ne devait s'opérerqu’avec une lenteur désespérante. L’emploide la poudre abrégea donc les efforts deshommes en leur facilitant l’accès des mine-rais enfouis dans les abîmes , que l’on ju-geait jusqu’alors impénétrables avec le seulsecours des outils.

Les gîtes de minéraux utiles se divisenten gîtes généraux et en giles particuliers.Les premiers forment des masses puissanteset étendues qui constituent des terrains ouparties de terrains de la série géologique;les seconds sont des masses minérales ac-cidentelles qui se présentent isolées au mi-lieu des gites généraux, dont elles diffèrentpar leur nature. Lorsque ces gîtes particu-liers sont l’objet d’exploitation pour en re-tirer les matières utiles qu’ils renferment,on les nomme giles de minerais.

Parmi les gîtes de minerais , les uns pa-raissent être de formation contemporaine àcelle des terrains qui les encaissent; ce sont :les bancs, les amas parallèles, formés deminerais ou d’autres substances étrangèresau terrain ; les autres, au contraire, sont deformation postérieure à celle des terrainsdans lesquels ils sont enclavés : tels sont lesfilons, les amas entrelacés, les amas trans-versaux et les amas irréguliers. Ils alimen-tent la presque totalité des exploitations mé-talliques.

Les filons sont des gîtes d’une forme assezplane, d’une épaisseur généralement peuconsidérable, mais assez étendus dans leurs

autres dimensions; ils résultent de fentesou cassures plus ou moins considérables dansla croûte solide du globe, et postérieure-ment remplies par diverses substances mi-nérales, parmi lesquelles se trouvent lesminerais. Ces gites sont astreints à des loisde régularité dans leur forme, leur compo-sition et leur allure. Ainsi les filons d’unemême époque ont une composition identi-que, et sont parallèles entre eux. Quelque-fois ils sont coupés par d’autres filons pos-térieurs, qui affectent des caractères diffé-rents de composition et de direction. Engénérai les filons se terminent en coin à leurpartie inférieure, ils se bifurquent en tra-versant des terrains moins résistants, et,dans ce cas, ils s’appauvrissent considéra-blement (voy. l’article filon de ce Diction-naire pour leur mode de formation).

On distingue plusieurs parties dans unfilon : ainsi on appelle toit la paroi supé-rieure du filon, et mur la paroi inférieure;la distance entre ces deux parois constituela puissance du filon. La tête est la partiedu filon la plus voisine de la surface ; elleprend le nom d’affleurement, lorsqu’elle semontre au jour; la partie la plus profondedu filon prend le nom de queue. Générale-ment elle diminue de puissance à mesurequ’elle s’enfonce. Souvent le toit et le inursont séparés du gîte métallique par des ro-ches d’une autre nature que la masse, etsouvent argileuses : ces parties sont les sal-bandes. On appelle éponles les parois de ro-ches encaissantes qui forment le toit et lemur du filon. La ligne d’intersection d’unplan horizontal avec le plan d’un filon endétermine la direction ; l’ inclinaison estl’angle que forme le plan de direction avecl’horizon.

Les filons s’étendent quelquefois à desdistances considérables dans le sens de leu rdirection. Leur puissance varie de 0 ”, l0jusqu’à 40 et 50 mètres. Le plus générale-ment la puissance est au-dessous de 2 mé-trés. Les minerais s’y trouvent mélangesavec des matières pierreuses qu’on nommegangues. Ces gangues sont principalementcomposées de Silice sous forme de Quartz ,de Jaspe ou d’Agatcs ; de Chaux carbonatee,de Chaux lluatée, et de Baryte sulfatée; t arenient elles sont d’une seule espèce. Quel'quefois cependant l’une de ces espèces do-