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Tome huitième.
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opposes du cerveau et n'ont aucune autrecommunication entre eux.

Dans la boîte cartilagineuse incomplète,entourant comme un crâne le cerveau desCéphalopodes, se trouvent en dessous deuxcavités internes assez complexes, recevantun nerf court, assez volumineux, et conte-nant une petite masse calcaire comparableaux otoliles des poissons : c’est là ce qu’on anommé l’oreille des Céphalopodes avec as-sez de vraisemblance. Deux petites fossettes,qui dans l’embryon étaient déjà indiquéespar deux papilles saillantes, ont été récem-ment aussi décrites chez certains Céphalo-podes comme des organes d’olfaction.

La plupart des Gastéropodes portent aussideux yeux, mais nullement comparables auxyeux des Céphalopodes . Le plus souvent, eneffet, c’est un point noir recouvert par lapeau; ou bien l’on n’y trouve qu’un cristallin,un simple appareil de concentration derrièrelequel aboutit un mince filet nerveux. Il n’y apoint alors de corps vitré, et conséquemmentpoint d’image formée à une distance conve-nable en arrière du cristallin qui, dans un œilparfait, remplit l’office de la lentille d’unechambre obscure ou de l’objectif d’une lu-nette. De tels yeux ne peuvent donc servirqu’à donner simplement la sensation de lalumière, à distinguer le jour de la nuit.C’est ainsi qu’on s'explique comment un Co-limaçon n’aperçoit pas les objets qu’on pré-sente devant lui, à moins que ces objets,très rapprochés, n’interceptent en partie lalumière. Mais, chez quelques gros Gastéro-podes peclinihranches, chez les Strombes etles Tritons, l’œil paraît susceptible de per-cevoir réellement sinon parfaitement uneimage; il a un cristallin distinct, souvent uniris placé à une certaine distance de la ter-minaison du nerf optique.

Chez les Gastéropodes aussi, on a voulutrouver un organe d’audition dans mie pe-tite cavité contenant une petite masse cal-caire, un otolite continuellement agité pardes cils ondulants.

Parmi les Conchifères, c’est chez les Pei-gnes et les Spondy les seulement qu’on a vouluvoir des yeux dans des appendices pédicellés,au nombre de quarante environ, entremêlésavec les tentacules du bord du manteau; cesprétendus yeux, sur la structure desquels onn’est pas d’accord, reçoivent des filets ner-

veux, comme les tentacules, mais plus vo-lumineux. Ces filets partent d’un cordonnerveux circulaire situé près du bord dumanteau, et auquel aboutissent des nerfspartant des ganglions principaux.

On a voulu attribuer aussi un organed’audition aux Mollusques Conchifères; c’estune petite cavité située près du pied desCyclades et des Vénus, et dans laquellesontagitées des particules qu’on a comparées auxotolites.

De la génération des Mollusques.

De même que pour les autres fondions,on remarque chez les Mollusques la plusgrande diversité pour tout ce qui tient à lareproduction, et aussi une dégradation pro-gressive depuis les Céphalopodes qui ont lessexes séparés et dont l’œuf est en quelquesorte analogue à celui des oiseaux, jusqu’auxTuniciers batraciens et aux Bryozoaires quiont les sexes confondus ou réunis et qui sepropagent à la fois par des œufs, par des gem-mes incluses ou bulbilles, par des gemmesagrégées et par des stolons. Il y a donc desMollusques à sexes séparés ou Dioïques,comme les Céphalopodes et les Gastéropodespectinibranches , ou à sexes distincts maisréunis sur le même individu et ayant besoind’une fécondation réciproque; ils sont alorsmonoïques, comme les Gastéropodes pulrrio-nés ou même comme les Aplysies qui, aulieu de se féconder réciproquement, fécon-dent avec un premier individu, et sont eux-mêmes fécondés par un troisième, lequel l’estpar un quatrième, et ainsi de suite. D’autresont les sexes réunis sur le même individu,de telle sorte qu’ils n’ont pas besoin d’ac-couplement et de fécondation; tels sont lesGastéropodes cyclobranches (les Patelles), ettous les Mollusques acéphales : les Conchi-fères, les Brachiopodes, les Tuniciers et lesBryozoaires . Ils sont dits alors hermaphrodi-tes, quand même, comme on l’a prétendupour certains Conchifères (Muleltes et Ano-dontes), le principe fécondateur se montre-rait exclusivement chez quelques individusqu’on a pris pour des mâles, ou bien quandmême, comme chez certains Bryozoaires,certaines cellules produiraient plus spécia-lement des gemmes ou des embryons libres.

Le principe fécondateur ou le spermes’observe chez presque tous les Mollusques ,