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de leurs instincts, de leurs usages par rap-port à l’homme, de leur distribution géo-graphique et géologique, ou de l’ordre sui-vant lequel les divers types de Mollusques ont apparu à la surface du globe; et enfinil faudrait évaluer les rapports des Mollus-ques avec les autres types organiques, etdéterminer la valeur des différents carac-tères que leur organisation peut fournir parune classification naturelle : ce dernier sujetsera traité plus loin. Quant à la distribu-tion géographique et géologique , il en a étéquestion déjà suffisamment dans le tome VI(pag. -121 et suivantes et pag. lSletsuiv.).L'instinct chez les Mollusques est bien moinsdéveloppé que chez les Articulés; leurs fonc-tions de relation, en général, ne s’appliquentguère qu’aux objets avec lesquels ils sontimmédiatement en contact; et le hasardseul le plus souvent leur apporte leur nour-riture ou détermine le rapprochement dessexes. Cependant les Céphalopodes , munisd’un appareil de vision plus parfait, sont,par cela même, en état de poursuivre leurproie ou de lui tendre des pièges, commele font les Poulpes cachées entre les pierres;ce sont leurs yeux qui permettent à cesMollusques de nager vers une femelle queles pêcheurs leur présentent comme appât.Quant aux récits merveilleux de l’industriede l’Argonaute, et de sa navigation en na-celle au moyen de ses bras servant les unsde rames et les autres de voiles, ces récits"e sont basés que sur la forme de la co-quille et sur l’élargissement de deux bras'lui concourent à sécréter le têt et à fixerl’animal.
Parmi les Gastéropodes , quelques unss eulementdes Pultnonés terrestres montrent'me sorte d’instinct pour s’abriter contrele froid , contre la chaleur et la sécheresse,en fermant leur coquille avec une plaque de''ave desséchée qui forme un opercule tem-poraire, ou en se réfugiant dans des trouset derrière des abris. Ces mêmes MollusquesS;l vent aussi chercher ou creuser pour leursWufs un lieu de dépôt favorable à leur dé-'eloppement. Les Gastéropodes marins sonts ans doute aussi guidés par l’instinct pour
construction de leurs capsules ovigères.Mais on ne peut guère trouver d’autre in-dice d’un instinct chez les Conchifères que,:e tte faculté singulière qu’ont les Peignes de
s’élancer à travers les eaux, pour éviter undanger, en ouvrant et fermant brusquementleurs valves à plusieurs reprises.
Beaucoup de Mollusques des diverses clas-ses servent d’aliment à l’homme ; ce sontpresque tous les Céphalopodes , les Gastéro-podes à coquilles terrestres et marines, et lesConchifères marins, dont le volume est assezconsidérable ; ce sont même aussi les Ascidiessimples. Nous avons parlé de la Sépia prépa-rée avec l’encre des Céphalopodes et des tein-tures auxquelles on a cru pouvoir employerles sécrétions des Gastéropodes buccinoïdes ;nous avons aussi mentionné la coquille in-terne ou l’os de la Seiche qu’on emploie pourpolir certaines substances , et qu’on donneaux petits oiseaux tenus en cage bien plutôtpour leur fournir le carbonate de chaux, in-suffisant dans leur alimentation, que pourleur donner le moyen d’aiguiser leur bec. Lanacre, si employée dans les arts, est fourniepar un grand nombre de coquilles bivalves,et notamment par les Pintadines ( Uelea -grina), qui fournissent en même temps lesplus belles perles, et qu’on pêche dans legolfe Persique . Les perles sont simplementune production anormale de la substancemême de la nacre, sécrétée dans quelquelacune du manteau, et non point, comme onle pourrait croire, une exsudation ou uneexcroissance de la nacre qui ne possède au-cune vitalité propre. La nacre, ordinaire-ment blanche et légèrement irisée, est vive-ment colorée des teintes les plus foncées eumême noire dans quelques coquilles, tellesque l’Haliotide Iris qu’on recherche aujour-d’hui pour la confection de divers objets debijouterie et de tabletterie. Le byssus desPinnes, dont nous avons aussi parlé, est troppeu abondant pour donner lieu à des fabri-cations importantes. Les coquilles elles-mêmes peuvent toutes servir à fatFe de lachaux quand on les calcine; mais quelquesunes ont servi directement dans leur étatnaturel à faire des ustensiles ou des vases :telles sont les grandes Tridacnes dont on faitdes bénitiers, et que les naturels de la Poly-nésie savent tailler de manière à s’en fairedes pioches ou des instruments pour travail-ler le bois. Tels sont aussi les Strombes etles grands Tritons dont on se sert comme detrompe en soufflant par le sommet brisé de1a spire, les Porcelaines dont on fait des ta-