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batières, les Nautiles dont on fait de beauxvases nacrés, les valves de Moules et de Mu-lettcs dans lesquelles on met des couleursou de l’or en coquilles, etc. Les coquilles,d’ailleurs, sont, en général, un objet de com-merce, comme servant à former des collec-tions ; quelques unes même, parmi les Cô-nes, les Porcelaines, etc., ont un prix, trèsélevé, et se vendent SOO, 1,000, 1,200 fr.,et même davantage.
Quant aux rapports des Mollusques avecles autres types, ils sont peu nombreux etdifficiles à démontrer clairement. On a sup-posé , il est vrai, en raison de la situation del’anus rapproché de la tête chez les Cépha-lopodes et les Gastéropodes , que ces animauxpourraient être considérés comme des Ver-tébrés repliés en deux, soit par la face dor-sale, soit par la face ventrale ; cette questionmême donna lieu à un débat célèbre entreGeoffroy-Saint-Ililaire et Cuvier au sein del’Académie des sciences ; mais aujourd’hui,tout en reconnaissant que le principe del’unité de composition est véritablement ap-plicableà chacun des grands types du règneanimal dans toute la série de ses dégrada-tions, on est forcé de reconnaître qu’il y anon pas un seul type mais plusieurs types àconsidérer. Les Mollusques en particulier,depuis les Céphalopodes jusqu’aux Bryo-zoaires , montrent une dégradation pro-gressive de leur divers systèmes d’organes :dégradation comparable à celle que nousmontrent aussi les Articulés sans qu’on puissedire que, dans leur ensemble, ils puissentfaire la suite d’une série commencée par lesVertébrés et continuée soit par les Articulés,soit par les Vers ou les Zoophytes. Ce quenous avons dit en parlant des diverses fonc-tions de ces animaux et des appareils ou sys-tèmes d’organes consacrés à ces fonctions,suffit d’ailleurs pour montrer que ce n’est nile système nerveux , ni le système circula-toire qui peuvent fournir un caractère do ■ininateur pour leur classification ; le systèmerespiratoire , non invariablement lié au dé-veloppement du système circulatoire commeon l’avait cru, fournirait déjà des caractèresplus importants, mais le système digestifet la nature des téguments nous offrentencore plus de généralité ; c’est là ce qui nousa guidé dans l’exposition que nous avonsfaite de l’organisation des Mollusques.
CLASSIFICATION DES MOLLUSQUES.
Si, reprenant la définition des Mollusques,nous disons que ce sont des animaux mous,sans vertèbres ou sans squelette intérieur,sans membres articulés, et non formés d’unesérie d’articles ou de segments homologues;n’ayant par conséquent jamais une chaîneganglionnaire comme les articulés, n’étantjamais parfaitement symétriques, quoiqueformés le plus souvent de parties binaireset n’ayant jamais la disposition rayonnéedes Entozoaires ou Zoophytes, ni les fibresmusculaires rayées des Vertébrés et des Arti-culés; nous pourrons, à l’aide de ces seulscaractères négatifs, et en procédant parexclusion , les distinguer en général des troisgrands types des Vertébrés , des Articulés etdes vrais Rayonnés. Mais il est beaucoupd’autres animaux mous, confondus sous lenom deVers ou de Zoophytes, comme aussides Acalèphes, dont on ne les distingueraitpas suffisamment ainsi, soit parce que chezccux-cila disposition rayonnée ou symétriqueest moins évidente, soit parce que le défautde symétrie parfaite chez certains Mollus-ques, tels que les Glaucus ou les Brachio-podes, est difficile à apercevoir. Si nouscherchons un caractère général et positif,nous ne pourrons le trouver que dans ladisposition de l’appareil digestif ou dans laprésence des cils vibraliles sur une partieplus ou moins considérable de la surface in-terne ou externe qui alors est dépourvued’épiderme. Ce caractère, qui les distingueencore de tous les Articulés et des Néma-toïdes, leur est commun avec les Acalèphes,les Échinodermes et les Zoophytes; mais
cet autre caractère, d’avoir un intestin com-plet à deux ouvertures, et le foie parenchy-mateux, achève de les distinguer de tousles autres animaux inférieurs. Quant auxcaractères fournis par le système nerveux etl’appareil circulatoire, ils n’ont pas la va-leur absolue qu’on a voulu leur attribueren les nommant caractères dominateurs;ils ne l’auraient même pas encore , si 1 00retranchait de l’embranchement des Mol-lusques plusieurs groupes ayant véritable-ment plus de rapports avec quelques unsde ceux qu’on y laisse, que ceux-ci n en ontentre eux. C’est ainsi que si, comme Cuvicr, on regarde les Tunicicrs comme e-