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^MOXOCOÏYLAIUES. J/onoco(t/ia.iiELM.—Première famille des Myzocéphalés (Blain-ville, Dict. sc. n at\, t. LV1I, p. 556). Ellecomprend les Ilirudinées ou Sangsues etquelques autres genres également pourvusd’une ventouse à la partie postérieure ducorps. Tels sont les Nitsschia, Axine et Cap-sale. (P. G.)
MONOCOTYIRÉDOÏVS. bot. ph. — C’estle nom sous lequel on désigne l’un des troisgrands embranchements que les botanistes,à l’exemple d’A.-L. Jussieu, s’accordentgénéralement à établir dans le règne végé-tal. Ce nom rappelle le principal caractèrequi distingue les plantes de ce vaste groupe,c’est-à-dire l’existence dans leur graine d’unembryon pourvu d’un cotylédon unique.
L’idée de faire servir à la division métho-dique des végétaux les caractères fournispar les cotylédons de l’embryon remontetrès haut. Césalpin (de Plantis, 1583) paraîtl’avoir conçue le premier, ou du moins avoircherché le premier à en tirer quelque parti,sans y attacher toutefois une bien grandeimportance, puisqu’il se contenta d’employerces caractères pour des divisions, secon-daires. Rai comprit beaucoup mieux l’im-portance que pouvait avoir pour l’établisse-ment d’une méthode la considération dunombre des cotylédons et de leur absence.« Après de longues réflexions, dit-il, nousn’avons pu trouver de différences d’ordresupérieures à celles qui sont^basées sur laplan Iule séminale. Nous diviserons donc, enpremier lieu, les plantes en celles qui ontune plantule séminale à deux feuilles ou àdeux valves, ou mieux encore à deux coty-lédons, ci celles dont l’embryon manquede l’un des cotylédons ou des deux. # (J. Rai,llistor. plantarum, t. 1, p. 52.) Cependant,dans l’application , il commença par divisertoutes les plantes, contrairement à toutesles lois d affinité, en herbes et en arbres ;après quoi, il subdivisa chacune de ces deuxgrandes sections en grands embranchementsbasés sur les caractères fournis par les co-tylédons. Cette division fut adoptée avec lamême imperfection fondamentale par quel -ques auteurs de systèmes botaniques, telsque Buërhaave et Heister; mais, dès 1740,Van Royen (Florce Leydensis prodromus)renonça à la séparation irrationnelle desherbes et des arbres, et donna à la division
des végétaux d’après le nombre de leurs co-tylédons l’importance majeure que lui ontdéfinitivement assurée plus tard les beauxtravaux d’A.-L. de Jussieu.
Depuis la publication du Généra de notrecélèbre botaniste, et par suite , depuis quela méthode naturelle a détrôné sans retourles systèmes de classification qui s’étaientsuccédé en nombre si considérable augrand détriment de la science, la divisiondes végétaux phanérogames ou a fleurs vi-sibles en Monocotylédons et Dicotylédons ,c’est-à-dire d’après le nombre de leursfeuilles séminales, est devenue fondamen -tale. Cependant quelques botanistes, touten adoptant deux vastes embranchementsdu règne végétal identiques , ou du moinsextrêmement analogues pour leur circon-scription à ceux qui sont basés sur la con-sidération du nombre des cotylédons, leuront assigné de nouveaux caractères que nousdevons faire connaître , et qui ont introduitde nouveaux noms dans la science.
L.-C. Richard releva , en les exagérantpeut-être un peu , les inconvénients queprésente Indivision des plantes d’après leurscotylédons, et il proposa de substituer à cecaractère ceux qui sont fournis par le modede germination de l’embryon. Dès lors, ildivisa les phanérogames ou Embryonées,en Endorhizeset Exorhises(Anal. du fruit,p. 53). Les premières correspondaient auxMonocotylédones, les dernières aux Di-cotylédones , desquelles il sépara plus tardles Conifères et les Cycadées, sous la déno-mination commune de Synorhizes. Voici enquels termes ce célèbre botaniste caractéri-sait les Endorhizes: « Extrémité radiculairede l’embryon renfermant un tubercule ra-dicellaire (quelquefois plusieurs) qui en sortpar la germination pour former par sonprolongement la racine de la plante nais-sante. » Cela revient à dire que tandis quela radicule de l’embryon dicotylédoné seprolonge immédiatement et directement , ala germination , celle de l’embryon monoco-tylédoné sort au même moment de dessousla couche superficielle qu’elle déchire et quisemble former dès lors autour de sa baseune sorte de gaine, gaine à laquelle M. eMirbel a donné le nom de Coléorhize. ^division proposée par L.-C. Richard esrestée purement théorique et n a jamais cte