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admise pratiquement dans la méthode na-turelle.
L’ordre chronologique nous amènerait àparler ici de la division proposée par DeCandolle ; mais, pour divers motifs, nousen renverrons l’examen plus loin.
M. G.-H. Schultz ( Naturliehes System desPflanzenreichs , Berl., 1832) a essayé de di-viser les végétaux d’après des considérationsanatomiques. 11 établit d’abord dans tout l’en-semble du règne végétal deux grandes sec-tions : 1° plantes homorganiques ( plantæ ho-morganicœ ,Gleichorganigen Pflanzen), quicorrespondent aux Acotylédones cellulaires,dont toutes les fonctions résident dans desorganes simples de nature cellulaire ;2° plantes hétérorganiques ( plantæ heteror-ganicæ , Ungleichorganigen Pflanzen ), ca-ractérisées par une organisation intérieurecomposée de trois différents systèmes d’or-ganes , savoir : le système des vaisseauxspiraux, celui des vaisseaux vitaux ou lati-cifères, et le système cellulaire: ces sectionscorrespondent, comme on le voit, à la plusgrande partie du règne végétal, c’est-à-direà toute la série des végétaux vasculaires. Lasection des plantes hétérorganiques se sub-divise à son tour en deux : A. les Iîéléror-ganiques synorganiques (helerorgana synor-gana; synorganische oder knolenpflanzen),dans lesquelles les vaisseaux des deux sys-tèmes, vital et lalieifère, se réunissent enfaisceaux qui restent distincts les uns desautres et dispersés au milieu du tissu cellu-laire; B. les Hétérorganiques dichorganiques( Helerorgana dichorgana , dichorganischeoder strahlenpflanzen), qui correspondentaux dicotylédones , et dont nous n’avons pasà nous occuper ici. Enfin, les Synorgani-ques se décomposent en : a. Synorganiquessporiferes, entièrement analogues aux Aco-tylédones vasculaires ; b. Synorganiquesflorifères, ou pourvues de fleurs distinctes.G’est dans celles-ci que rentrent les Mono-cotylédones entremêlées de beaucoup dedicotylédones, telles que les Aquatiques ,les Pipéracées , Nyctaginées, Cvcadées, etc.,et aussi de quelques Acotylédones, les Cha-'acées. Cette méthode n’a jamais, que noussachions, dépassé les limites de l’ouvragedans lequel elle est exposée.
MM. Unger et Endlicher ont proposé unetnéthode basée sur les divers modes de vé -
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gélation des plantes ; c’est cette même mé-thode qui a été adoptée par le dernier deces botanistes, dans son Généra et dans sonEnchiridion botanicum, qui n’en est que lerésumé. Comme les notions sur lesquellesreposent ses grandes divisions ne sont passuffisamment indiquées dans les deux ou-vrages que nous venons de citer; nouscroyons devoir en donner un très rapideaperçu pour faire mieux comprendre à quelledivision de cette méthode correspond l’em-branchement des Monocotylédones. Laissantde côté les végétaux inférieurs dont l’ac-croissement s’opère indifféremment danstous les sens , et qu’ils nomment Tallophytapantachobrya, plantes sans axe, MM. Ungeret Endlicher réunissent .sous la dénomina-tion commune de Cormophyta, Chorobrya,plantes pourvues d’un axe, tous les autresvégétaux chez lesquels l’accroissement alieu selon des directions fixes et détermi-nées, ou chez lesquels il existe un axedistinct. Chez ceux-ci le développement gé-néral s’opère de trois manières différentesqui caractérisent au tant de sections : 1“ tantôtles faisceaux vasculaires de la lige se pro-longent vers le haut en se développant sansse multiplier: ceci donne la végétation ter-minale (vegetalio terminalis, endsprossendesWachslhum) qui caractérise la section desAcrobrya ; 2° tantôt les faisceaux vasculairesde la tige n’ont qu’une longueur détermi-née, de nouveaux faisceaux venant s’ajouterà ceux qui existaient déjà, et se plaçant àl’extérieur et par dessus les autres, grossis-sent et allongent la tige; c’est la végétationpériphérique ( vegetalio peripherica , ums-prossendes Wachslhum), qui caractérise lasection des Amphibrya , identique à celledes Monocotylédones; 3" enfin, dans undernier cas, non seulement les faisceaux seprolongent vers le haut, mais encore ils semultiplient vers l’extérieur: il en résulteune végétation périphérico-terminale ( vege-talio peripherico-lerminalis , end-umspros-sendes Wachslhum) , caractère essentiel dela section des Acrampliibrya , à peu prèsidentique à l’embranchement des Dicotylé-dones. ( Voy. Unger, üeber den Bauund dasWachslhum des dicolyledon-stammes , Saint -Pétersb., 1840 , § 121.)
Nous arrivons maintenant à la divisiondu régne végétal proposée par A.-P. De-