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Tome huitième.
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qui touche la périphérie de la graine, engénéral en un point déterminé, le micro-pyle, est dite radiculaire, parce que c’estd’elle que sort la radicule. La forme la plusordinaire de cet embryon est celle d’un cy-lindre arrondi aux deux bouts, ou d’unovoïde plus ou moins allongé; sa portion laplus dilatée est tantôt la cotylédonaire, plussouvent la radiculaire, que leur situationrespective dans la graine rend presque tou-jours faciles à déterminer. La position de lagemmule se trahit par une légère saillieextérieure sur un côté, et là se montre leplus souvent une solution de continuité ouune petite fente, que M. A. de Jussieunomme fente germnulaire. Rarement celtefente gemmulaire est assez largementbéante, et ses côtés ou lèvres laissent voirentre elles la première feuille de la gem-mule dans toute sa longueur (Ouvirandra) ;ailleurs, scs lèvres se touchent ou se re-couvrent même dans leur milieu, en s’écar-tant en bas et en haut, où l’on voit souventalors saillir la pointe de la gemmule ( Apo -nogelon distachyum); dans d’autres cas,au contraire, celle-ci est plus courte et nese montre pas au dehors ( Sparganium ra-mosum). Le plus généralement, les deuxlèvres de la fente gemmulaire se touchentdans toute leur longueur, et il en résulte unpetit sillon ou une ligne fine, tantôt droite,très souvent aussi courbe, ce qui indique lasuperposition d’une lèvre sur l’autre (2Vi-glochin Barrelieri). Quelquefois la gemmulese montre à l’extérieur comme un petitmamelon au fond d’un enfoncement circu-laire, ou ovale , ou en losange. Dansd’autres embryons, la fente gemmulaireest transversale, abord supérieur courbeou sinueux; M. A. de Jussieu expliquecette disposition, en admettant que les deuxlèvres de la fente primitive se sont soudéesl’une à l'autre dans la plus grande partiede leur longueur, et ne sont restées dis-tinctes que dans la portion inférieure qui semontre par suite transversale. Enfin , unesoudure plus complète des deux lèvres dela fente gemmulaire peut la réduire à n’êtreplus qu’un simple petit trou , ou même lafaire disparaître entièrement.

On se rend compte de l’existence de lafente gemmulaire sur les embryons mono-cotylédonés, en se figurant que leur cotylé-

don unique a la forme d’une sorte de capu-chon, qui coiffe et recouvre la gemmule, etdont les deux bords libres ne sont autrechose que les lèvres de cette fente.

La position de la fente gemmulaire estimportante à reconnaître, puisque son extré-mité inférieure indique où finit la tigelle del’embryon et où commence sa portion coly-lédonaire. Or, le plus souvent, elle est si-tuée dans la moitié inférieure de l’embryon,ou même plus bas; mais l’inverse a lieudans les embryons dont la tigelle est trèsdéveloppée, et que L.-C. Richard nommaitembryons macropodes : dans ceux-ci, le co-tylédon étant relativement plus court, ellese rapproche du sommet de l’embryon , etmême, dans un petit nombre de plantes, onla voit devenir apicilaire.

Après ces considérations sur l’organisa-tion des Monocotylédons, il nous reste à pré-senter le tableau des principales divisionsqui ont été établies parmi eux, des groupesnaturels qu’ils forment, et des familles qu’ilscomprennent.

A.-L. de Jussieu divisait l’embranche-ment des Monocotylédons en 3 classes, d’a-près l’insertion des étamines Mal" (la 2' desa méthode), pour les Monocotylédons à éta-mines liypogynes , à laquelle il donna pluslard le nom de Monohypogynie , dans la-quelle rentraient les familles des Aroïdes ,des Massettes ou Typhacées , des Cypéroïdes,et des Graminées; la 2 e , pour les Monoco-tylédons à étamines périgynes ( Monopérigy-nie), comprenant les familles des Palmiers,des Asperges, des Joncs, des Lis, des Ananas,des Asphodèles, des Narcisses et des Iris ; en-fin, la 3 e , pour les Monocotylédons à étaminesepigynes (Monoépigynie ), qui renfermait lesfamilles des Bananiers , des Balisiers, desOrchidées, et des Morrènes ou Hydrochari-dées.

Mais ces classes dcA.-L. deJussieu étaientde grandes sections basées sur le seul carac-tère, souvent douteux, de l’insertion, et quitenaient beaucoup plus des classificationspurement systématiques que de la méthodenaturelle. Les botanistes de nos jours ont agidès lors plus conformément à l’esprit de cetteméthode en y renonçant, et en leur substi-tuant des groupes plus nombreux et géné-ralement naturels dans lesquels il existetoujours des caractères généraux, et, jusqu a