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grêle comme celle des Palmiers , peut ac-quérir une épaisseur énorme comme cellequi a rendu célèbre IeDragonnier de l’Oro-i;na. M. Mohl explique cette particularitépar ce fait que la portion inférieure desfaisceaux fibro-vasculaires de ces végétaux,quoique n’étant plus formée que de celluleslibériennes, commechezles Palmiers, ne s’a-mincit pas comme chez ces derniers en filetstrès minces, mais conserve un assez fortdiamètre. On sait que Dupetit-Thouars arattaché ce fait à la production des bran-ches, et par suite de nombreux bourgeonschez ces arbres, et qu’il en a fait la based’une théorie de l’accroissement végétal ,devenue célèbre par ses travaux et par ceuxde M. Gaudichaud.
Les différences qui distinguent les Mono-cotylédons des Dicolylédons se trouventnon seulement dans la structure anato-mique de leur tige, mais encore dans leursautres organes.
Leur racine ne présente pas de pivot à lagermination, leur radicule perce la coucheexterne de l’embryon qui lui forme une sortede gaine ou une coléorhise; elle s’allongeensuite pendant un temps assez limité aprèslequel elle s’oblitère, et la plante n’est plusfixée au sol que par des racines adventives,nées à la base même de la radicule, et quipar les progrès de l’âge se développent sou-vent en grand nombre, de plus en plus haut,au point de former enfin quelquefois, à labase de la tige, une masse plus épaisse quecette tige elle-même. Les faits les plus cu-rieux à cet égard sont ceux que présententles Urania, Pourrelia, surtout les Vellosia.
Les feuilles des Monocotylédons sontpresque toujours alternes, souvent sessileset embrassantes, ou à pétiole engainant,simples et entières, à peu d’exceptions près ;leurs nervures sont généralement égales etparallèles, quelquefois cependant réticulées(Aracées, Dioscoréacées, Smilacées).
Leurs fleurs sont organisées d’après letype ternaire, c’est-à-dire qu’elles se com-posent : d’une enveloppe florale à 6 partiesrangées en deux verlicilles alternes entreeux, et de trois parties chacun ; de 3 ou deG étamines opposées aux pièces de l’enve-loppe ; d’un pistil à trois carpelles. Ontrouve néanmoins des modifications de cetteorganisation florale exprimée en nombres si 1
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simples, les unes réelles, les autres appa-rentes. Ainsi , la famille des Alismacéesnous offre des exemples des premières pourles étamines dans la Sagittaire, pour le pis-til dans les Alisma; quant aux dernières,la transformation de plusieurs des 6 éta-mines en pièces pétalo'ides ou en slami-nodes s’opère de diverses manières chez lesfamilles du groupe des Scitaminées, etdonne aux fleurs de ces plantes leur orga-nisation singulière, dans laquelle cependantles ingénieuses recherches de M. Lestibou-dois ont eu pour résultat de montrer en-core la symétrie fondamentale des Monoco-tylédones, plus ou moins déguisée, il estvrai. Cette symétrie ternaire distinguepresque toujours nettement les fleurs desMonocotylédones de celles des Dicotylé-dones, dont on sait que la fleur est généra-lement organisée d’après les types binaireet quinaire. D’un autre côté, le groupe desGlumacées est compose d’un grand nombrede Monocotylédones dont les fleurs n’ontpour toute enveloppe florale que des brac-tées. Voy. GRAMINÉES.
L’enveloppe florale des Monocotylédonesen général a été envisagée de manièrestrès diverses parles botanistes, dont chacunl’a définie et nommée selon le point de vueauquel il l’envisageait. Discuter ici leurs ma-nières de voir nous conduirait beaucouptrop loin ; aussi renverrons-nous pour celaau mot périanthe.
L’une des parties des végétaux monoco-tylédons dont l’examen présente à la fois leplus d'intérêt et de difficultés, est leur em-bryon. Longtemps mal connu, il a été étu-dié avec soin dans ces dernières années parM. A. de Jussieu, qui a consigné les princi-paux résultats de ses recherches dans unmémoire auquel nous allons emprunter lespoints les plus importants de son histoire.
( Voy. A. de Jussieu , Mémoire sur les em-bryons monocotylédonés ; Ann. so. nat .,2 e sér., t. XI, 1839, p. 341-3G1 ; pi. 17.)Un embryon monocotylédoné complet socompose, dit M. de Jussieu, d un axe ouligelle, terminé du côté intérieur de lagraine par plusieurs feuilles, dont la pre-mière, beaucoup plus développée (cotylé-don), enveloppe les suivantes, qui le sontà peine et qui forment par leur réunion lapliimnlc ou gemmule. L’autre extrémité,
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