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Tome huitième.
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riales, également opposées entre elles. Cha-cune des premières appartient en propre àl’un des sujets composants , tandis qu’aucontraire les parois costo-sternales appar-tiennent, chacune pour moitié, aux deuxsujets composants à la fois. Les organes tho-raciques s’écartent peu de leur conforma-tion normale; ainsi les poumons, qui sontau nombre de quatre, ne présentent riende remarquable. Les organes de la régionsternale , spécialement le péricarde et lecœur, présentent de graves modifications.Les deux péricardes sont confondus en unseul et vaste péricarde renfermant deuxcœurs, ou, le plus ordinairement, un doublecœur s’étendant d’un sternum à l’autre. Lesdeux cœurs sont plus ou moins intimementsoudés, et, suivant le degré d’intensité decette union , ils communiquent entre euxpar un plus ou moins grand nombre deleurs cavités. Cette union se fait constam-ment sur la ligne médiane, et entre lesfaces similaires des deux organes. Le thoraxest séparé de l’abdomen par un double dia-phragme, au-dessous duquel est placé unfoie également double, très volumineux,ayant deux vésicules biliaires, s’étendant del’une des parois abdominales à l’autre.

M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire a déjàeu plusieurs fois l’occasion de constater dif-férents cas de Sternopagie chez l’homme.Les animaux en ont aussi présenté quelquesexemples, entre autres un faon de Cerf etun de Veau.

-i. Ectopage. Ectopages (èx-ciç, en de-hors; Trayst'ç, uni). Ce genre est caractériséprincipalement par la jonction latérale dedeux individus, à partir de l’ombilic, surtoute l’étendue du thorax. Ici, les deux su-jets composants sont placés à peu près àangle droit, et ont tous deux la face tour-née du côté de la plus grande paroi thora-cique. Les rachis sont postérieurs, par rap-port à l’être double tout entier, comme parra pport à chacun des individus. Sur lesQuatre bras, deux, placés aux deux côtés de,a grande paroi thoracique, offrent la dispo-sition normale et sont semblables entreeu *; les deux autres, au contraire, placésPostérieurement, sont ordinairement plusPetits ou plus grêles que les premiers, et Icl-•etnent rapprochés l’un de l’autre, que quel-quefois ils se soudent, et forment alors un

double bras appartenant pour moitié à l’unet à l’autre des sujets composants.

L’organisation interne des Ectopages abeaucoup de rapports avec celle des Sterno-pages. Ils ont de même un double thorax, etentre eux un double cœur, qu’un diaphragmeunique, mais très vaste, sépare des viscèresabdominaux. Le foie est unique et inter-posé entre les estomacs distincts. Dans cer-tains cas, les intestins grêles étaient réuniset confondus en un seul, les gros intestinsétant au contraire constamment séparésl’un de l’autre.

On ne connaît qu’un assez petit nombrede cas d’Ectopagie, tous présentés par l’es-pèce humaine.

5. Hémipage. Hemipages J(v)paoS, demi ;wayeîs, uni). La réunion latérale de deux in-dividus à ombilic commun, sur toute Déten-due du thorax et du cou, et presque par lesmâchoires, tel est le principal caractère del’IIémipagie. Dans ce genre, comme dans lesdeux précédents, les deux corps sont unispar les thorax, et ont deux parois thoraci-ques opposées et très inégales; de plus, lesdeux faces dans leur portion inférieure , etles deux cous, se conjoiguent antérieure-ment, mais obliquement, et chaque sujetconserve, distincts et séparés, seulement lapartie supérieure de sa face et son crâne en -tier , ainsi que la portion inférieure de sonabdomen.

L’organisation interne des Hémipages setrouve parfaitement en rapport avec leur con-formation externe; et parmi les différents Hé-mipages observés, nous devons citer commetype du genre l’enfant double , bimâle, quiappartient à la collection tératologique rieBerlin , et que Barltow a pu observer danstous ses détails. Entre deux colonnes verté-brales séparées dans toute leur étendue , setrouvaient interposés supérieurement deuxsternums inégaux, et quatre rangs de cèlesdisposées comme dans l’Ectopagie. Au-dessusd’un double diaphragme , il existait quairepoumons et deux cœurs distincts, mais iné-gaux en volume et en développement. Lesdeux trachées étaient distinctes ; mais iln’existait qu’un seul œsophage, un seul es-tomac, un seul duodénum, un seul jéjunumet un seul pancréas, tandis qu’au contraireil existait deux rates et deux foies.

Chez les animaux, un Agneau, un Mou-