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Tome huitième.
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Mordella, Anaspis, Ctenopus. Les uns ontles palpes presque de la même grosseurpartout. Les antennes des mâles sont trèspectinées ou en éventail. L’extrémité desmandibules n’offre pas d’échancrure. Lesarticles des tarses sont toujours entiers, etles crochets du dernier sont dentelés ou bi-fides. Le milieu du bord postérieur du cor-selet est fortement prolongé en arrière etsimule l’écusson. Les yeux ne sont pas échan-crés. Les larves de quelques uns de ces In-sectes ( Rhipiphorus) vivent dans les nids decertaines Guêpes. (G.)

MORDERLONES. ins. — Tribu de Co-léoptères hétéromères, famille des Traché-lydes, adoptée par Laporte de Castelnau (Ilisl. nat. des An. art., t. III, p. 261 ), etainsi caractérisée : Pénultième article destarses postérieurs au moins entier; corpsélevé, très convexe, arqué, comprimé laté-ralement, cunéiforme , allongé.

L’auteur l’a subdivisé en deux groupes ,Rhipiphorites et Mordellites ; dans le pre-mier rentrent les genres Rhipiphorus ,Emmadia , Myodiles, Pelecotoma, Peleco-toides; et dans le second, les genres Mor-della et Anaspis. (C.)

MORÉE. Morœa. bot. ph. —Genre dela famille des Iridées, établi par Linné ( Gen.n. 60, excl. sp.), et dont les principaux ca-ractères sont : Périanthe corollin supère , àtube très court; limbe à 6 divisions étalées,les intérieures plus petites. Étamines 3, in-sérées au tube du périanthe ; filets distincts;anthères oblongues fixées par la base. Ovaireinfère, pluri-ovulé. Style triquêtre, grêle;stigmates 3,2-3-fides, opposés aux étami-nes. Le fruit est une capsule membraneuse,trigone, triloculaire.

Les Morées sont des herbes à rhizomelampant ou bulbeux; à feuilles bifariées,e nsiformes; àspathes allongées, un peu im-briquées.

Ces plantes sont originaires du Cap , et°n en cultive un assez grand nombre d’es-Peces dans nos jardins. Parmi ces dernières,* es principales sont :

La Morée fausse-iris , Morœa iridioides ,lini tire son nom de sa très grande ressem-blance avec les Iris. La tige s’élève à côtébes feuilles; elle est ordinairement simple,et garnie d’écailles engainantes. Les fleurs,b* 3 couleur blanche mélangée de jaune et de

bleu, s’épanouissent à la fin du mois dejuin ; elles sont en petit nombre et sansodeur.

La Morée a gaîne , Morœa vaginata DC.(M. Norlhiana Andr., Iris Norlhiana Pers.).La feuille impaire tient dans toute sa lon-gueur la hampe enfermée , ce qui constitueune sorte de gaîne d’où sortent les fleurs ,peu nombreuses et d’une courte durée. Ellessont bleues, avec une tache jaunâtre et uneraie barbue.

La Morée de la Chine , Morœa sinensisWilld. , nommée par les jardiniers Iris ti-grée, a les fleurs d’un jaune safran maculédë rouge.

La Morée a grandes fleurs , Morœa vir-galah., vulgairement Iris plumeuse , a desfleurs blanches teintées de bleu, avec unetache jaune et une raie barbue.

La Morée tricolore, Morœa tricolor, fleurtrès délicate, a les trois petites divisions dulimbe entièrement rouges; les autres, pluslarges, sont marquées dejaune à leur onglet.

La Morée frangée , Morœa fimbriala, pro-duit 40 à SO fleurs d’un bleu pâle, à stig-mates frangés.

La Morée d’Afrique , Morœa africana L.

( Aristea major Andr.), est une grande etbelle espèce, dont les tiges supportent deuxépis de fleurs bleues étalées en roue.

Les Morées, originaires des contrées chau-des, demandent une bonne exposition, etdoivent être rentrées en serre aux approchesde l’hiver. On les multiplie, soit de grainessemées sur couche, soit en séparant au prin-temps les jeunes pieds. (J.)

*MORELIA. rept. — Genre du groupedes Pythons dans l’ordre des Ophidiens,établi par M. J.-E. Gray, et adopté parMM. Duméril et Bibron , qui le caracté-risent ainsi dans le t. VI de leur Histoiredes Reptiles :

« Narines latérales, ouverte^ chacunedans une seule plaque, offrant un sillon auxdépens du trou nasal ; yeux latéraux, à pu-pille vertico-elliptique ; des plaques suscé-phaliques sur le bout du museau seulement;des fossettes aux deux lèvres. Écailleslisses; scutelles sous-caudales partagées endeux. »

On ne connaît qu’une seule espèce de cegenre, c'est l’Ariyus de Lacépède et de plu-sieurs autres naturalistes ( Coluber Argus