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Tome huitième.
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Linné ). Ce serpent habite la Nouvelle-Hollande et la terre de Van-Diemen. (P. G.)

MOItELIA. bot. ra.—Genre de la familledes Rubiacées?, établi par À. Richard ( inMem. Soc. h. n. Paris , Y, 232). Arbrisseauxde la Sénégambie.

MORELLE. Solanum (de Solari, con-soler, a-t-on dit, à cause des propriétés nar-cotiques de diverses espèces), bot. ph. —Très grand genre de plantes de la familledes Solanacées, tribu des Solanées, qui luiempruntent leur nom, de la Penlandriemonogynie dans le systèmedeLinné. Le nom-bre des espèces qui le composent est ex-trêmement considérable et surpasse peut-être celui des plus grands genres connus.En effet, dans ses travaux monographiquesqui remontent à 1813 et 1816, M. Dunalen décrivait de 250 à 300 ; dans la deuxièmeédition deson Nomenclalor bolanicus (1841),M. Steudel en citait plus de 500, parmi les-quelles , il est vrai, se trouvent plusieursdoubles emplois; d’un autre côté, M. Wal-

pers, dans sa révision des Solanacées ( He-

pert. bot. System., vol. III, 1844-1845), enrelève 452, dont les descriptions ont étédéjà publiées ; si l’on ajoute à ce chiffre ce-lui des espèces nouvelles qui se trouventdans les collections, et qui ont échappé àMM. Steudel et Walpers par suite de la na-ture de leurs travaux, on arrivera nécessai-rement à un nombre très élevé : aussi as-sure-t-on que dans la monographie qu’enfait en ce moment M. Dunal, pour le XI e vo-lume du Prodrome, il existera plus de 700ou 800 Solanum; or, jusqu’à ce jour, le plusgrand genre de Phanérogames était celuides Séneçons, dans lequel rentrent environ600 espèces.

Tournefort avait établi trois genres dis-tincts sous les noms de Solanum, Melongena et Lycopersicon ; Linné ne regarda pas leurscaractères comme suffisamment distinctifs,et il les réunit en un seul groupe sous ladénomination commune de Solanum. Adan-son s’écarta quelque peu de la manière devoir du botaniste suédois, et sépara des So-lanum les Lycopersicon, qui lui parurentdevoir former un genre distinct. Dans sontravail monographique sur les Solanum,M. Dunal adopta cette séparation et con-serva comme distinct et séparé le genre Ly-copersicon (vny. ce mot nu Tomatiï ), qui

lui parut suffisamment caractérisé par scsanthères soudées, s’ouvrant à leur face in-terne par des fentes longitudinales et nonpar des pores terminaux. Il adopta aussicomme distinct le genre Witheringia, quiavait été proposé par Ventenat ; mais ilcomprit parmi les Solanum proprementdits le genre Aqnartia, que Jacquin en avaitséparé d’après le caractère de ses fleurs àsymétrie quaternaire, et les NycleriumVent., qui avaient été distingués pour ceseul motif que leurs anthères sont un peuarquées, et que l’une d’elles est deux foisplus longue que les autres. Enfin il rejetacomme trop superficielle la séparation faitepar Moench des Dulcamara, Pseudocapsi-cum, Psolanum.

Ainsi circonscrit, le genre Morelle ( Sola-num ) se compose de plantes herbacées,sous-frutescentes, frutescentes, ou mêmearborescentes, qui croissent dans les partiestropicales et tempérées de toute la circonfé-rence du globe, dont les unes sont inermes,tandis que les autres sont aiguillonnées ouépineuses. Leurs feuilles sont simples, en-tières ou divisées, parfois très profondément,alternes et solitaires , ou rapprochées parpaires; leur fleurs sont le plus souventblanches ou violacées, rarement jaunes, or-dinairement assez grandes, très variablesdans l’étendue du genre pour leur insertionsur la tige et leur groupement; dans la plu-part des espèces, elles sont portées sur despédoncules extra-axillaires. Elles se com-posent : d’un calice 5-10-fide; d’une corollerotacée, quelquefois campanulée, à tubecourt et à limbe plissé, 5-10 fide, rarement4-6-fide ; de 5 étamines dans la grandemajorité des cas, de 4-6 quelquefois, à fila-ment court, à anthères conniventes, maisnon soudées entre elles, s'ouvrant à lewsommet par deux pores ; d’un pistil à ovaire2-loculaire, quelquefois 3-4-loculaire, d anSlequel les placentaires adhèrent à la cloison»et portent des ovules nombreux. Le fruitest une baie organisée sur le même P ,anque l’ovaire.

La vaste étendue du genre Morelle aurairendu très avantageux l’établissement ®sous-genres qui permissent dégroupermanière naturelle les nombreuses as P cc ®^qui le renferment ; mais l’organisationtoutes ces plantes est tellement analogu