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Tome huitième.
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MOU

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où elle offre la même particularité, elle resteen outre adhérente à l’opercule soulevé.Mais, dans la plupart des Mousses, son som-met se flétrit et s’oblitère après la chute del’opercule, et on n’en aperçoit que les restesdesséchés au fond du sporange. L’erreur dePaiisot de Beauvois, qui prenait la columellepour l’organe femelle et considérait le spo-range comme l’organe mâle, montre jusqu’àquel point des hommes d’un mérite éminentpeuvent s’écarter du sentier étroit de la vé-rité, quand ils se laissent dominer par desidées préconçues.

Mousses aslomes. La capsule des Mousses est quelquefois indéhiscente, alors on ditastomes ( musci aslomi) les Mousses qui pré-sentent cette particularité (ex. : Phascum ).Mais le plus souvent la capsule s’ouvre prèsdu sommet comme une boîte à savonnette,absolument de la même façon que quelquesfruits de plantes dicotylédones. La partiesupérieure qui se sépare et tombe à la ma-turité se nomme l’opercule.

Opercule. L’opercule ( Operculum ) a lamême structure que la capsule dont il for-mait d’abord le sommet. Son nom indiqueassez la ressemblance qu’on lui a trouvéedans un grand nombre de cas avec un cou-vercle. Quelquefois plane, d’autres fois con-vexe, hémisphérique, conique, il est encoreobtus ou aigu, acuminé , subulé , souventprolongé en un bec plus ou moins long,droit, oblique ou recourbé. Cet organe offrede bons caractères diagnostiques pour lesdistinctions spécifiques; car, s’il est a la vé-rité variable à l’infini dans des espèces dif-férentes, il est peu sujet à varier dans lamême espèce.

Anneau. L’opercule se sépare le plus or-dinairement de la capsule parle seul fait dela scissure normale qui s’opère sur celle-ci àl’époque de la maturité. Dans ce cas, lachute de l’organe en question arrive surtoutpar deux causes : 1° l’accroissement en dia-mètre de la capsule dû à l’évolution des spo-res; 2” l’effort que font pour le soulever lesdents élastiques dont son orifice est souventmuni et que nous allons étudier à l’instant.Mais il est encore un certain nombre deMousses chez lesquelles cette chute est fa-vorisée par la présence d’un corps intermé-diaire connu sous le nom d’anneau (Annu-las, Fimbria). C’est une lame interposée entre

l’orifice delà capsule et la base de l’opercule,et composée d’une (A. simplex) ou de plu-sieurs rangées de cellules (A. compositus).Ces cellules, étant très hygroscopiques, s’im-bibent facilement de l’humidité ambiante, etleur gonflement, en faisant l’office de coin,contribue puissamment à soulever et à dé-tacher l’opercule. Cet organe ne fait jamaisdéfaut dans les espèces où le péristome estuni à l’opercule par des liens celluleux, etl'on conçoit en effet que chez elles sa présencedevenait presque indispensable.

Péristomes. Chez les Mousses dont les fruitss’ouvrent régulièrement à la maturité pourrépandre leurs séminules ou spores, lacapsule proprement dite présente , après lachute de l’opercule, un orifice (Sloma) quipeut être nu (Musci gymnostomi), ou garnid’une seule (M. Iiaploperistomi) ou de deuxrangées d’appendices (U. diploperislomi ) enforme de dents, auxquels on a donné le nomde péristomes.

Le péristome simple (Perislomium sim-plex) est celui qui n’est composé que d’unseul vcrticille ou d’une rangée unique dedents; mais ce péristome ne naît jamais dela couche celluleuse externe de l’urne, la-quelle produit l’anneau dans les Moussesqui en sont pourvues, ou se continue avecl’opercule dans toutes les autres : il provient,soit de la couche celluleuse intérieure, etalors il reçoit le nom de péristome simpleextérieur (P. simplex exterius), soit du spo-range , auquel cas on le nomme péristomesimple intérieur (P. simplex intérim). Lors-que l’orifice de la capsule des Mousses estmuni d’un double péristome ( Perislomiumduplex), l’un , qui tire son origine de l’urne,prend le nom de péristome extérieur (Pe-rislomium exterius), l’autre , qui couronnele sporange , devient le péristome intérieur(P. intérim).

Péristcme extérieur. Le péristome, quandil est simple, ou le péristome extérieur,quand il y en a deux, est normalementcomposé de dents égales entre elles, etprincipalement remarquables par leur nom-bre, qui est toujours un multiple de quatre.Ainsi, réduites au nombre radical de quatredans le genre Tetraphys, on en trouve huitdans VOcldblepharum, seize dans le Weissia,trente-deux, quarante-huit ou soixante-quatre dans divers Polytrics. Ces dents