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la main est fort petite, le carpe n’a quetrois os à la première rangée et quatre à laseconde; les os du métacarpe et des pha-langes ont la forme normale. Aux membrespostérieurs, le bassin ne s’articule qu’avecdeux vertèbres sacrées, et il est libre à l’ex-tréinité pubienne ; le fémur, le tibia et lepéroné sont constitués comme ceux de laTaupe ; les os du pied ressemblent égale-ment à ceux de ce dernier Insectivore, maisils sont un peu plus allongés. M. de Blain-ville donne , en outre , l’indication des dif-férences qu’il a remarquées dans plusieursespèces, les Sorex flavescens, vulgaris ,brevicaudatus , etc. ; mais nous ne croyonspas devoir en parler ici.
Le système dentaire des Musaraignes aété étudié par plusieurs zoologistes; nousen dirons encore quelques mots d’aprèsM. de Blainville. Le nombre total des dentsvarie de huit à dix en haut, et n'est jamaisau-dessus ni au-dessous de six en bas , ettoujours il y a quatre molaires postérieuresqui ne changent pas, et qui sont fonda-mentales , comme dans tous les Insectivo-res , en sorte que la diminution dans lenombre total et la variation ne portentque sur celles que l’on a nommées inter-médiaires. L’espèce type, prise par M. deBlainville pour la description du systèmedentaires, est le Sorex vulgaris. Dans cet In-sectivore il y a dix dents en haut et six enbas ; mais en comptant les dentelures desincisives, on trouverait en haut ; trois inci-sives , une canine , huit fausses molaires ;une principale et trois arrière-molaires ; ethuit en bas, deux ou trois incisives, pas decanines, deux avant-molaires et trois mo-laires vraies. Les formes et la disposition deces dents, la couleur de leur émail, etc. ,présentent des caractères particuliers, donton s’est servi, comme nous le verrons bien-tôt, tantôt pour former des genres dans ladivision des Musaraignes, tantôt pour dis-tinguer simplement des espèces. L’espacene nous permet pas de nous étendre davan-tage sur ce sujet important ; nous dironsseulement quelques mots, d’après M. Du-vernoy, relativement à la formation de cesdents. Dans la dentition des Musaraignes,on doit remarquer ; 1" que l’accroisse-ment et le durcissement des dents se fontà la place qu’elles doivent occuper toute |
la vie, et non dans une fosse osseuse d’oùelles seraient poussées en dehors ; 2” qu’ellesy sont d’abord enveloppées par le périostedes os auxquels elles doivent adhérer ;3° que leur série, ou l’arcade dentaire,fait saillie à travers cette membrane, detelle manière que chaque dent y dessine unepartie de sa forme; 4° que lorsque la denta pris son principal accroissement, la por-tion de cette membrane qui la recouvres’atrophie et tombe ; 5° que les os auxquelsles dents doivent être attachées se durcissentplus tard qu’elles; 6° que relativement àleur structure, l’émail forme une grandepartie de la substance des dents; qu’ellesmanquent de racines plus longtemps quecela n’a lieu généralement ; mais que la cou-ronne, celle des molaires en particulier,est d’abord appliquée contre un léger enfon-cement des maxillaires et mandibulaires, etfinit par se souder à ces os, soit immédia-tement, et peut-être au moyen du bulbequi s’ossifie , soit par une pénétration réci-proque.
M. Duvernoy (Mém. de la Soc. du Muséumd'hist. nat. de Strasbourg , t. II, 1837) aétudié avec soin l’anatomie et la physiologiedes Musaraignes; d’après lui, l’estomac n’aproprement qu’un cul-de-sac, le cardiaque,qui est plus ou moins développé , et dont laforme varie suivant qu’il est plus ou moinsdistendu par les aliments. Le canal intestinalest dépourvu de cæcum. Le foie a cinq lobeset une vésicule; mais la proportion et la si-tuation de cette vésicule, les formes et lesproportions de ces lobes, varient un peu d’uneespèce à l’autre. La rate est énorme, prisma-tique et repliée sur elle-même dans le Sorexindiens; elle est plate, un peu plus large enarrière dans les S. lelragonurus et ïlennanni-Le pancréas est énorme dans le S. Ilermanni,et il s’étend de l’extrémité postérieure de larate au pylore et au duodénum. Les organesgénitaux mâles présentent, à l’époque durut, un développement extraordinaire ; d’o-normes testicules , pour la taille des Musa-raignes , sont enfoncés dans l’aine. Il y ade plus des vésicules séminales très com-pliquées, une verge très longue et repliée surelle-même dans un long fourreau donll ori-fice est immédiatement au-devant de celuide l’anus et compris dans le même sphinc-ter ; les branches du corps caverneux , qui