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mètres d’élévation , sur le Faulhorn, lePeziza Mulhenbecliii , un Dovista, un Ly-coperdon , et plusieurs espèces d’Agarics .M. Agassiz, qui est demeuré si longtempsdans les régions froides et élevées, a vuune Mycène dont le pied était très longcroître parmi les Mousses sur les bords duglacier de l’Aar , à 8000 pieds d’altitude. Lesobservations de M. Junghuhn , faites surle Merapi, Kendang , Burang-rang , Tjer-mai, etc., hautes montagnes de Java , nesont pas moins intéressantes ; elles nousapprennent que la plus grande partie desChampignons se montre à la hauteur de3,000 à S,000 pieds , qu’ils croissent danstoutes les saisons et presque toujours soli-taires. Au-delà de S,000 pieds , ils devien-nent fort rares , les Mousses plus abondan-tes , et les Lichens atteignent le sommet desplus hautes montagnes. La Schizophyllumcommune , que l’on trouve presque danstous les pays, croît depuis le niveau de lamer jusqu’à 6,000 pieds; de 1,000 pieds à2,000 on rencontre les Polyporus minimus,flavus , Mons Veneris , Xanthopus ; Xerotusindiens ; Thelephora papyracea ; Sphœriapellata, Hypoxylon, alulacea; Cenangiumparadoxum. De 2,000 à 4,000, le Polypo-rus vulgaris , spadiceus , lacevus , furca-tus,microscopicus, bicolor, versicolor ; Dæ-dalea crustacea; Thelephora Ostrea; Cla-varia crislala ; Peziza sculellata , helvola ;Slilbum incarnatum. De 4,000 à 5,000 p.,l'Agaricus campeslris; Polyporus niveus ,fusco-albus , annutalus , venulosus , etc. ;Favoluspuslutalus ; Thelephora cervina ; Cy-phella musœ , candida ; Arcyria punicea ;Hysleriumflexuosum; Sphœria Peziza, g ti-ra, digüala; Ceralium hydnoides. Enfin, de5,000 à 8,000 p., le Cantharellus redivivus;Sphœria concenlrica. MM. de Ilumboldt,Bonpland et Galeoti, en ont rencontré à deshauteurs considérables sur les Cordillères,et M. Just. Goudot en a rapporté du Picde Tolima, un des points les plus élevésde cette chaîne de montagnes; mais je nesais à quelle hauteur ils ont été récoltés. Ondoit être étonné que Ramond , qui a montétrente-cinq fois sur le Pic du Midi , dontl’élévation est de 1,500 toises ou 2,924 mè-tres, n’ait pas signalé un seul Champignon,quoiqu’il ait observé sa végétation à toutesles époques de l’année et dans toutes leurs
diversités ; mais, comme il le dit lui-même,les Cryptogames n’avaient qu’une part se-condaire à son attention.
On voit, par cet exposé, que les Cham-pignons diminuent en nombre quand onatteint le sommet des montagnes , parconséquent à mesure que la températures’abaisse.
Le résultat est le même quand on consi-dère la latitude sous laquelle ils se dévelop-pent. Dans la zone équatoriale , et surtoutdans celle des tropiques, ils paraissent plusabondants et plus variés que dans la zonetempérée, où ils sont cependant très nom -breux ; ils diminuent ensuite à mesure quel’on avance vers les régions polaires. Nous de ■vons à M. Berkeley la description d’un grandnombre de Champignons de l’hémisphère aus-tral. MM. Gaudichaud et Raoul ont enrichila collection du Muséum de Paris d’espècesrécoltées dans les îles Malouines et la Nou-velle-Zélande . Menzies en a rencontré aussidans la Terre des États. Ces lies, ainsi quele groupe des îles Aukland , paraissent beau-coup plus riches en mousses et en hépati-ques qu’en Champignons. Nous ne pouvonsdonc rien établir sur la végétation des terrespolaires australes, parce que les voyageursne nous en ont rien rapporté. Il en est àpeu près de même pour l’hémisphère boréal.Tout le monde sait que l 'Agaricus musca-rius, ou du moins une espèce analogue,croît abondamment dans le Kamtschatka .M. le professeur Ehrenberg, qui a décrit lesChampignons du voyage de Chamisso , noteencore VUredo interslitialis et rosœ? à Una-laska, par 54° lat. sept., VÆcidium epi-lobii, Uredo Pyrolœ, Puccinia vesiculosa ,Eurotium herbariorum, Sphœria punctifor-mis, Hysterium orbiculare et gracile. P« ir65" lat. sept, dans l’île Saint-Laurent, I eSphœria Hederœ , Triblidium arclicum ; etdans l’île de Chamisso , située au 66' degré,le Sphœria herbarnm. Enfin, M. RobertBrown, dans sa Flore de l’île Melville,située au 74° 47' lat. sept., mentionnedeux Champignons; c’est le point le plusreculé où l’on en ait rencontré. Il est doncimpossible, sur des données aussi minimes,de pouvoir tracer les premières lignes del’arithmétique botanique.
Les Champignons et les Lichens parais-sent être les plantes les plus cosmopolites,