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surtout quelques espèces. Les Agaricus cam-peslris ; Canlharellus cibarius ; Schizophyl-lum commune ; Polyporus igniarius , fomen-larius , versicolor, lucidus; Thelephorahir-suta ; Cyalhus Crucibulum , vemicosus ;Peziza sculellala ; Sphæria concenlrica, her-barum; Ascophora Mucedo, existent partout.La Flore cryptogamique de l’Amérique bo-réale a les plus grands rapports avec cellede l’Europe . Quelques genres paraissent ap-partenir à certaines régions : ainsi on n’aobservé jusqu’à ce jour les genres Broomeia,Phellorina , Scoleiocarpus , Polyplocium ,qu’au cap de Bonne-Espérance ; Hymeno-gramme , Cymatoderma, Trichocoma, Tri-champhora, qu’à Java ; llyperrhiza en Caro-line; Plerophyllus en Égypte , etc. Mais rienne prouve qu’ils n’existent pas dans d’autrespays, ou qu’ils ne sont pas représentés pardes espèces analogues, h'Agaricus radiosusde Pallas (Montagnites Pallasii ), trouvé surles bords de l’Irtisch , par 61 degrés de lati-tude septentrionale, se montre sous la l'ormedu Monlagniles Candollei à Marseille et àAlger , sur les bords de la Méditerranée;le Baliarrea plialloides , qu’on avait vu trèsrarement en Angleterre, a été retrouvé aucap de Bonne-Espérance ; le Baliarrea Gau-dichaudii croît à Lima , dans le Pérou ; leMylremyces lutescens , delà Caroline, estreprésenté dans la Tasmanie par le M.fuscus. Le Cyclomyces fuscus , espèce sessiledans l'île Maurice, perd de son originalitéquand on le compare au C. Greinii, qui estpédiculé, et qu’on rencontre en Amérique ,dans l’État de Massachusetts . Enfin, legenre Secolium , qui n’avait été observé qu’auCap de Bonne-Espérance et dans la Nou -velle-Zélande, vient d’être trouvé en France Par MM. Tulasne. Ces exemples, que jechoisis parce qu’ils appartiennent à des ty-pes très remarquables, pourraient être mul-tipliés davantage, mais ils suffisent pourdémontrer que les différents genres de Cham-pignons ne sont pas renfermés dans des li-mites aussi étroites que le sont quelquesfamilles de plantes phanérogames.
ACTION DES AGENTS EXTÉIUEÜIÎS.
Bes Champignons, comme tous les autres'ègélaux, sont vivement influencés par lalumière; ils la recherchent également. Pours an convaincre, il suffit de mettre dans det. vm.
la mousse humide quelques Agarics à piedtrès long, dans un endroit éclairé par unseul point : on voit dans l’espace d’une nuitle pédicule se courber, ou le chapeau s’incli-ner sur celui-ci, et se diriger du côté qu’ellepénètre. Cette expérience, facile à faire surdes Coprins, des Mycènes , donne le moyende courber naturellement le pied des grosAgarics sur les laines sans le briser. Leurdessiccation devient plus aisée, et ils conser-vent mieux leurs caractères.
L’absence de la lumière, si marquée surles plantes, l’est encore davantage sur lesChampignons ; les caves, les souterrains,les galeries des mines, dans lesquelles il y abeaucoup de soutiens en bois, nous enoffrent de.nombreux exemples. Dans desendroits, ces parties sont couvertes de ro-settes blanches, plus ou moins larges, ousupportent de longs flocons blancs, qui res-semblent à des houppes, à des globes; dansd’autres, ce sont des Rhizomopha, qui mon-tent, qui descendent, ou sont pendants.Toutes ces végétations, qui n’arrivent jamaisà un développement complet, appartiennentaux Champignons ; Hoffmann , Scopoli ,M. de Humboldt, nous en ont fait connaîtreun grand nombre. On a observé que lesbois dont on se sert dans les mines de selgemme présentent moins de productionsfongiques, probablement parce que, péné-trés de sel, ils se décomposent beaucoupplus lentement.
L’action de l’air est aussi marquée quecelle de la lumière. Les Champignons n’ar-rivent jamais à leur état normal quand ilest vicié ou qu’il ne circule pas librement;dans de semblables circonstances ils éprou-vent la même modification que précédem-ment, ils s’étiolent et s’allongent indéfini-ment. Les navires, malgré tous les soinsque l’on prend pour renouveler l’air, n’ensont pas exempts. M. C. Dupin (Ann. dechim. et dephys., 2° sér., t. XVIf, p. 290)dit que la pourriture sèche qui résulte dudéveloppement des Cryptogames sur le li-gneux est un véritable fléau pour la ma-rine. Un bâtiment envahi par le Xylostromagiganteum? devint en très peu de. tempsincapable de tenir la mer. On cite à cetégard le vaisseau le Foudroyant , de 80 ca-nons , lancé en 1798, qu’il fallut radouberet refondre presque en entier en 1802.
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