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la base des pédoncules oculaires, et pré-sente , en général , au milieu du front, unrostre rudimentaire. Les antennes sont insé-rées sur deux lignes et conformées commechez les Salicoques , si ce n’est que l’appen-dice lamelleux de celui de la seconde paireest moins grand. La bouche est située toutprès de la base de ces derniers , et se com-pose essentiellement d’une lèvre , d’unepaire de mandibules garnies d’une tigepalpiforme, d’une lèvre inférieure, et dedeux mâchoires lamelieuses ; quelquefoistoute la série des membres, qui fait suite àces appendices, appartient à l’appareil de lalocomotion ; mais d’autres fois une ou mêmedeux paires de ces organes constituent despattes-mâchoires, sans toutefois que leurforme diffère beaucoup de celle des pattesthoraciques. Ces pattes présentent chacunedeux branches très développées, et portéessur un article basilaire tics court, de ma-nière qu’elles paraissent être bifldes dès leurbase; enfin, l'abdomen est de longueur mé-diocre, elles fausses pattes, fixées à cespremiers anneaux, sont quelquefois rudi-mentaires.
Cette tribu renferme trois genres biencaractérisés, désignés sous les noms de My-sis , Cynlhia et Thysanopoda. Voyez cesmots. (H. L.)
MYSIS ( nom mythologique), cnnsT. —Genre de l’ordre des Stomapodes, de la fa-mille des Mysiens, composé de quelquespetits Crustacés , qui, par la forme généralede leur corps, ressemblent extrêmementaux Salicoques, et qui, à raison de cetteanalogie, ont été rangés, parla plupart desnaturalistes, parmi les Décapodes ; maisl’absence complète de branchies et la con-formation des membres semblent les rap-procher davantage des Amphions et des au -tres Stomapodes; et tout en reconnais-sant qu'ils établissent le passage entre cesdeux ordres, M. Milne Edwards a cru de-voir les placer ici plutôt que dans l’ordredes Décapodes : marche qui, au reste , a étéaussi adoptée par Latreille dans scs der-niers ouvrages. Ces Crustacés ont le corpsétroit, allongé; leur carapace recouvre l’ex-trémité antérieure du front, ainsi que lamajeure partie du thorax; les antennes in-ternes s’insèrent au-dessous des yeux; iln’y a point de branchies thoraciques; il y
a une ou deux paires de pattes-mâchoires ;les pattes postérieures sont complètes ; lesfausses pattes abdominales sont très petiteset dépourvues d’appendices branchiaux ;l’abdomen est allongé, presque cylindrique,et graduellement rétréci d’avant en arrière.Ainsi que nous l’avons déjà dit, il n’existeaucun vestige de branchies, soit à la voûtedes flancs, soit à la base des pattes, soit àla partie inférieure de l’abdomen, et le seulappendice qui paraisse être modifié dans sastructure, de manière à devenir plus propreque le reste du corps à remplir la fonctiond’un organe de respiration, est le fouet despattes-mâchoires de la première paire, dontla disposition est du reste presque la mêmeque celle qu’on remarque chez un grandnombre de Crustacés pourvus de branchies.Quelques auteurs donnent le nom debran-chie à l’article basilaire de la branche ex-terne , ou palpes des pattes thoraciques,mais sans étayer cette détermination d’au-cun argument qui puisse la faire adopter.M.'Thompson a observé la circulation desMysis , et a constaté que le cœur de cesCrustacés est allongé , occupe la partie pos-térieure du thorax, et donne naissanceantérieurement à un vaisseau grêle qui scporte au-dessus del’estoinac, et se continueen arrière avec une grosse artère abdomi-nale; enfin, de chaque côté, il reçoit unvaisseau qui paraît être un tronc brancho-cardiaque. Les pulsations du cœur sont sirapides, qu’elles ressemblent à des vibra-tions, et le sang est si transparent et si peucoloré, qu’on n’en distingue le mouvementqu’à raison des globules qui y flottent.M. Thompson pense que ce vaisseau abdo-minal présente de chaque côté, vers son ex-trémité postérieure, une ouverture garniede valvules, par laquelle le sang pénètredans deux conduits veineux situés de cha-que côté de l’intestin , et que c’est par cesderniers vaisseaux que ce liquide revientvers un grand sinus situé sous le cœur. Cenaturaliste a enrichi aussi l’histoire de ce»Crustacés par des observations très intéres-santes sur leur développement. Ainsi quenous l’avons déjà dit, les œufs éclosent dansl’espèce de poche située sous le thorax, eles jeunes Mysis y demeurent pendant lespremiers temps de la vie; on les y tiou'serres les uns contre les autres, ayant a