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Tome huitième.
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membraneux, auquel aboutit un nerf pro-venant du bord antérieur du ganglion cé-rébral; cet appareil, au dire de quelquesnaturalistes, et entre autres de Rosenlhal,serait un appareil olfactif, tandis que, se-lon M. le professeur Milne Edwards , ce se-rait un organe auditif ( voyez crustacés).

Pour les Insectes, les différentes opinionsse sont multipliées. Raisonnant par induc-tion , Cuvier et le professeur Duméril ontplacé le siège de l’odorat dans les stigmates,orifices des trachées ou conduits respira-toires de ces animaux; et, en conséquencede cette première induction, le même usagea été attribué, par ces savants, aux ouver-tures des trachées et des sacs pulmonairesdes Arachnides, ainsi qu’à l’expansion mem-braneuse qui accompagne les branchies desCrustacés.

Lyonnet, Marcel de Serres , ont regardéles palpes comme des organes olfactifs.MM. de Blainville et Robineau-Desvoidy ,regardant comme identiques, chez les Ver-tébrés et les Invertébrés, les nerfs qui nais-sent en avant des nerfs optiques, et consi-dérant par conséquent les nerfs ou antennescomme des nerfs olfactifs, ont placé l’odo-rat dans les appendices que nous venons denommer. Réaumur, Rœsel, Carus , ont misen avant d’autres considérations pour attri-buer l’olfaction aux mêmes parties (voyezantennes).

De toutes les opinions que nous venonsde faire passer sous les yeux de nos lec-teurs , aucune ne repose sur des faits assezcertains pour prendre place dans le do-maine de la science; aussi, les savants au-teurs des articles crustacés et insectes ( voy.ces mots) se sont-ils abstenus de pronon-cer, en déclarant que, malgré l’existencedémontrée de l’odorat chez ces animaux, iln’y a rien de positif concernant les organesalTectés à ce sens. (A. Duponchel.)

NIBORA, Rafinesq. (Flor. ludov., 36).Rot. ph. — Syn. de Gratiola, R. Br.

NICANDRA. bop. ph. — Genre de la fa-mille des Solanacées , tribu des Solanées ,établi par Adanson ( Fam ., II, 219). Herbesdu Pérou. Voy. solanacées. —Schreb . (Gen.,

“14), syn. de Potalia, Aubl.

NICANIA. moll. — Genre proposé parLeach pour des Conchifères dimyaires à co-Muiile orbiculée - triangulaire , ayant une

T. VIII.

forte dent bifide à la valve droite et deuxdents divergentes entières à la valve gauche.Ce genre, imparfaitement connu, a étéclassé dans le voisinage des Cythérées. (Duj.)

NICKEL (mot suédois), min. — Corpssimple métallique, peu répandu dans lanature, où il se trouve à l’état de combi-naison avec le soufre, l’antimoine, l’arse-nic et l’acide arsénique. Lorsqu’il est pur, ilest d’un blanc argentin, inaltérable à l’air,très ductile; il est un des trois métaux quisont magnétiques par eux-mêmes ; sa pe-santeur spécifique est de 8,38. A une tem-pérature rouge, il absorbe l’oxygène et setransforme en oxyde vert. Sa dissolution parl’acide azotique est verte ; elle devientbleue par l’addition de l’ammoniaque. LeNickel est la base d’un genre minéralo-gique, comprenant six espèces :

1. Nickel sulfuré. Nickel natif d’IIaüy;Haarkies, W.; Pyrite capillaire. Sulfure sim-ple, cristallisant dans le système hexagonal,d’un éclat métalloïde et de couleur vert-jaunâtre, en filaments capillaires très fra-giles. Très rare; dans les filons de la Saxe,sur une gangue siliceuse.

2. Nickel antimonial. Antimonnickel, deHousmann. Antimoniure simple de Nickel ,de couleur rouge, isomorphe avec l’espècbsuivante, cristallisant dans le système hexa-gonal, en petites tables minces, dérivantd’un dihexaèdre de 112° 10'. A Andreas-berg, au Ilarz.

3. Nickel arsenical. Kupfernickel, W.;Nickéline rouge. Substance métalloïde d’unjaune-rougeâtre tout particulier; pesanteurspécifique, 6,6. Cristaux très rares, se rap-portant au système hexagonal, et dérivantd’un dihexaèdre de 86° 50'. Elle contient44 p. 0/0 de Nickel . Ce minerai ne se trouveguère qu’en petites masses compactes, avecceux de Cobalt , dont il est, pour ainsi dire,inséparable. A la mine d’Allemont, enFrance ; en Saxe, en Bohême; à Nieber,dans le Hanau .

4. Nickel biarséniuré. Nickéline blan-che. Contenant 28,2 de Nickel sur 100;pesanteur spécifique, 6,5. Substance métal-loïde, d’un blanc d’étain, cristallisant dans lesystème cubique, et isomorphe avec la Srnal-tine ou le Cobalt arsenical. A Riechelsdorf,en Hesse .

3. Nickel antimoni - sulfuré. Disomose,SI