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Tome huitième.
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OEST

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irus equi Meigen. Long de cinq lignes ;face fauve, à duvet blanchâtre, soyeux ;un sillon longitudinal ; front fauve; partiepostérieure à poils noirs; antennes ferrugi-neuses ; thorax à poils ferrugineux; unebande transversale de poils noirs ; abdomenbrun , à poils ferrugineux; une tache dor-sale noirâtre à chaque segment; des pointsnoirs chez les mâles ; pieds ferrugineux ;ailes blanchâtres ; une bande transversale ,brunâtre, ainsi que deux taches apicales.

Cette espèce se trouve en France , en An-gleterre, en Italie et en Orient, dans lesmois de juillet et d’août, près des pâtura-ges. La femelle dépose ses œufs sur les jam-bes et les épaules des Chevaux , qui, en seléchant, transportent les larves dans,leurestomac, où elles se développent.

2° L'OEstre salutaire, OEslrus salularisClarck ( OEslr ., tab. I, f. 35), Gaslrus sa-lularis Meigen. Se trouve en France , enAngleterre. Suivant Clarck, les larves vi-vent dans l’estomac des Chevaux, et facili-tent la digestion par leur présence.

3° L’OEstbe hémorriioïdal, OEslrus hm-morrhoidalis Linné , Fabr. , Fallen , Gas-trus liœmorrhoidalis Meigen. Se trouvedans toute l’Europe. La femelle dépose sesœufs dans le nez des Cheyaux, d’où ils sonttransportés par la langue dans la bouche etensuite dans les intestins.

4° L’OEstre nasal , OEstrus nasalisLinné , OEslrus vêler inus Fabr., Fallen ,Clarck {OEslr., tab. I,f. 26 et 27), Gastrusnasalis Meigen. La larve de cette espècevit dans l’œsophage du Cheval, de l’Ane,du Mulet, du Cerf et de la Chèvre . Se trouvedans toute l’Europe.

5° L’OEstre des troupeaux, OEslrus pe-corum Fabr., Fallen, Gaslrus pecorumMeigen. Cette espèce semble propre à laSuède , et la larve, suivant Fabricius, vitdans les intestins du bœuf.

6” L’OEstre flavipéde , OEslrus flavipes[Encycl. mélh.). Cette espèce, qui a ététrouvée dans les Pyrénées par M. AL Bron -gniart, n’est pas bien connue. (E.-D.)

OESTRES DE MER. crust.— Nom vul-gaire des espèces du genre Cymothoé. Voy.ce mot.

QESTRIDÉES. OEslrideœ , Leach. ms.— Syn. d’OEstrides, Latr. (E. D.)

OESTRIDES. OEstrides. ms.— Tribu de

l’ordre des Diptères, famille des Athéricères,établie par Latreille et comprenant l’anciengenre OEslrus de Linné. Latreille, et d’aprèslui M. Macquart ( Diptères des Suites à Buf-fon de Roret, 1833), caractérise ainsi cesInsectes : Corps ordinairement velu ; trompetantôt nulle ou cachée dans la cavité buccalequi semble parfois fermée, tantôt rudimen-taire, et alors la bouche est légèrement fen-due ; palpes tantôt distincts, tantôt nuis ;antennes courtes , insérées dans une cavitéde la face ; troisième article ordinairementglobuleux ; style habituellement dorsal ,épais à sa face; abdomen ovale; cuilleronsgrands; ailes souvent écartées, présentanttrois cellules postérieures : la première sou-vent fermée, quelquefois entr’ouverte, quel-quefois même très ouverte. A ces caractères,ajoutons qu’à l’état parfait ces Insectes ontle port de la Mouche domestique : leur corpsest velu et coloré par bandes, à la manièrede celui des Bourdons; leurs antennes sontterminées en palettes lenticulaires, portantchacune sur le dos et près de son origineune soie simple; les tarses sont terminés pardeux crochets et deux pelotes.

La tribu des OEstrides, l’une des plus re-marquables entre les Diptères par son orga-nisation et ses mœurs, n’a pas de place biendéterminée dans l’ordre naturel. Si le fa-ciès indique le voisinage des Syrphies, sila grandeur des cuillerons la rapproche desMuscides supérieurs, le peu de développe-ment des antennes, et surtout de la trompe,entièrement nulle dans quelques genres, larejette dans les derniers rangs des Muscides.Toutefois les principaux entomologistes , eten particulier Latreille et M. Macquart, laplacent entre les Syrphies et les Muscides,en se basant sur ce que des anomalies assezfréquentes de la trompe des Diptères s’op-posent à ce que cet organe, tout importantqu’il est, soit toujours regardé comme uncaractère essentiel.

On trouve rarement ces Insectes dansleur état parfait ; et le temps de leur appa-rition , ainsi que les lieux qu’ils habitent,sont très bornés. Comme les femelles dé-posent leurs œufs sur le corps de plusieursRuminants, c’est dans les bois et les pâtu-rages fréquentés par ces animaux qu’il fautles chercher. Chaque espèce d’OEstre est or-dinairement parasite d’une même espèce de