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VAR
crânes nègres ; M. Prichard attribue cettelégère différence à la projection de l’arcadealvéolaire de ces derniers. Or, pour qu’il yeût, dans une race, recul véritable du trouoccipital, il faudrait constater, non seule»ment un allongement de la portion du dia-mètre antéro-postérieur placée en avant dece trou, mais encore un raccourcissementabsolu de la portion qui se trouve en arrière ;car ce qu’il faut prouver, c’est que le trouoccipital est réellement plus près de l’extré-mité postérieure du crâne dans une race quedans l’autre. M. le professeur Bérard nous afourni des mesures comparatives de la basedu crâne qui donnent des différences de cegenre. Mais ces mêmes différences peu-vent se reproduire dans chaque variété ty-pique, en sorte qu’il serait difficile d’attri-buer une importance du premier ordre audéplacement que peut subir le trou occi-pital, et j’ajouterai que lors même qu’il yaurait dans la position plus ou moins recu-lée de ce trou quelque chose de général et decaractéristique, encore faudrait-il se garderde voir dans un recul de quelques millimè-tres un indice de dégradation vers les espècesquadrumanes ou quadrupèdes, avant d’avoirconstaté que les condyles de l’occipital onten même temps changé de direction, et qu’ilsindiquent pour l’articulation de la tête avecle cou une modification plus ou moins défa-vorable à la station verticale, car c’est iciseulement que la différence deviendrait si-gnificative.
Il ne paraît pas, en dernière analyse, queles différences les mieux constatées et les plusremarquables qui nous soient offertes par lacomparaison des têtes osseuses, influentd’une manière notable sur la capacité totalede la boîte crânienne. A cet égard, les me-sures géométriques qu’employait Sœmme-ring ne sauraient donner des résultats d’uneexactitude suffisante, et le seul procédé à em-ployer pour obtenir cette exactitude est ce-lui de Tiedemann qui consiste à remplir lescrânes que l’on compare d’une graine me-nue, comme le millet, et à peser avec soinles quantités contenues. Tiedemann a trouvéces quantités sensiblement égales pour lesdifférentes races.
2° Les iraüs du visage offrent, on le sait,indépendamment de leurs innombrables dif-férences individuelles et nationales* des ca-
ractères plus généraux qui se retrouvent àdivers degrés et avec plus ou moins d’ensem-ble* chez de nombreuses populations. Cescaractères concourent pour beaucoup à laphysionomie physique des grands types de lavariété humaine, et leur valeur à cet égardest à peu près la même que celle des formesde la tête osseuse. En effet, les formes de latête et les traits du visage sont nécessaire-ment dans une dépendance réciproque desplus prochaines : une mâchoire supérieuresaillante jette la bouche en avant; des pom-mettes qui élargissent le haut de la face,remontent les joues et ne peuvent moinsque d’agir sur les paupières, et ainsi dequelques autres détails. Mais à ces modifi-cations fondamentales s’en joignent d’autres,qui se rattachent moins immédiatement à lamême cause, et qui portent sur le développe-ment proportionnel des parties molles desdiverses régions du visage. Il y a ici quelquechose qu’on ne peut mieux comparer qu’auxmodifications des traits rattachées par lesmédecins aux tempéraments individuels.Les divers types humains, sous ce rapport,comme par i’ensemble de leurs caractèresphysiques, semblent représenter réellement,comme on l’a déjà dit, des tempéramentsgénéraux. Ici des formes faciales légères,effilées, une grande mobilité, comme en of-frent les tempéraments nerveux ; là des for-mes lourdes, épatées, qui sortent rarementde leur fixité habituelle, et qui rappellentcer-tains exemples du tempérament lymphati-que, comme nous le verrons bientôt en es-quissant ces faciès qui rendent les aborigènesde deux régions si différents l’un de l’autre,qu’on se demande s’ils appartiennent à uneseule et même espèce.
3° Proportions relatives des diverses partiesdu corps. Les différences générales que nousavons signalées dans les proportions et lesformes de la tête sont accompagnées, commeon peut aisément le prévoir, de quelquesvariations correspondantes dans les formeset les proportions des autres régions ducorps. La longueur relative des membrespar rapport au tronc dépasse dans certainesraces celle que nous rencontrons chez d’au-tres, et le même membre comparé dansdeux ou plusieurs races offrira des diffé-rences assez constantes dans la longueurproportionnelle de ses divisions principales.