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L’avant-bras, par exemple, comparé anbras, se montre tantôt égal à celui-ci, tantôtplus long que lui , et les différences queprésente à cet égard le membre supériemont paru indiquer un rapprochement entrecertaines populations et les premiers Qua-drumanes. Il en est de même des différente!dimensions que présente le bassin. Nomaurons enfin l’occasion de citer, pour lesparties molles du tronc et des membres,quelques particularités qui entrent dans hcaractéristique ou des types principaux, orde quelqu’une de leurs subdivisions.
4° La stature moyenne des peuples variebeaucoup sans doute , toute exagération àpart ; mais les différences qu’on remarquesous ce rapport, se reproduisent plus onmoins dans les divers types généraux, et necontribuent par conséquent en aucune ma-nière à caractériser ceux-ci. On ne peutfaire entrer la stature que dans la compa-raison des types nationaux , et ici encoreles différences individuelles dépassent debeaucoup les limites des différences de peupleà peuple. Il y a des nains et des géants,mais il n’y a ni peuple nain , ni peuplegéant, car ce n’est qu’en exagérant beau-coup qu’on a donné la première de ces épi-thètes aux nations hyperboréennes, et laseconde aux Patagons.
S° Système pileux. Ce système , qui chezl’Homme laisse plus ou moins à découvertune grande partie du corps, offre chez tousles peuples du globe la même distribution.11 diffère par son abondance ou sa raretésur certaines parties, sur la face en parti-culier ; il est tantôt fin , tantôt grossier,lisse, bouclé ou crépu et feutré comme unetoison , et ces différences sont surtout trèsremarquables pour la chevelure. Enfin, lacouleur varie, comme on le sait, considéra-blement. Parmi ces différences il en est quine comptent que peu ou point dans la ca-ractéristique des races, parce qu’on les re-trouve dans plusieurs de celles-ci ; telle estla couleur, qui dans toutes les grandes fa-milles de l’humanité est le plus souventfoncée ou même noire, et dans presquefoutes présente quelques exceptions à cettere gle, exceptions plus fréquentes cependantc hez quelques populations que chez les au-lres * La disposition laineuse des cheveuxest plus près de constituer un caractère, etT. xm.
YAR
trouve place dans le portrait physique decertaines familles générales , à côté duprognathisme qu’il accompagne assez sou-vent ; toutefois c’est encore par gradationsnuancées qu’on passe de cette dispositionde la chevelure, aux cheveux droits, grossierset plus ou moins raides d’autres peuples.Quand on compare sous le microscope cesdeux sortes de cheveux , on ne reconnaîtentre elles aucune des différences qui dis-tinguent si bien chez les Mammifères lespoils véritablement laineux, et susceptiblesde former un feutre, des poils ordinaires.Le poil laineux est hérissé d’aspérités quimanquent aux cheveux les plus crépus, etceux-ci sont à leur surface unis comme lescheveux les plus droits.
6° Couleur de la peau et de Viris. On saitcombien varie dans l’espèce humaine lacouleur de la peau. Le blanc plus ou moinsmat ou rosé, le jaune paille ou café au lait,l’olivâtre, le cuivré, le brun, le noir à di-vers degrés, en un mot, une série de teintesdifférentes, présentant des termes extrêmes,et entre ceux-ci des nuances plus nombreu-ses que la langue ne peut le dire, tel estl’un des traits les plus frappants de la di-versité des peuples qui couvre la surfacedu globe, et celui peut-être auquel on s’estle plus arrêté pour la distinction, la défini-tion et par suite pour la nomenclature desprincipales races. On parle encore de larace noire, de la race blanche , comme sices épithètes emportaient réellement avecelles touteune caractéristique et marquaientune limite précise entre les hommes d’unteint clair et ceux d’une couleur plus oumoins foncée. Il n’en est rien cependant;car l’homme le plus noir peut avoir les for-mes de la tête, les traits principaux del’Homme blanc, et de grandes différencesexistent sous ces derniers rapports entre deshommes de même couleur. Toutefois cetteremarque, sans rien perdre de son impor-tance, ne doit pas voiler ce qu’il y a de re-lations véritables entre la couleur et descaractères plus réellement typiques : il estdes types humains qui sont constammentteints de couleurs foncées , et les peuplesprognathes sont de ce nombre, tandis qu’iln’en est qu’un qui parcoure toute l’échelledes nuances entre le blanc des peuples del’Europe et le noir d’ébène. Ainsi la teinte
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