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rieures de variation , dont les effets traver-sent, en quelque sorte, les différences plusanciennes et plus générales, et nous per-mettent d’entrevoir les causes de celles-ci.
a. RACE SYRO-ARABE OU SÉMITE.
Commençons par la famille qui occupe laposition la plus centrale. L’Arabie, la Syrie ,la Mésopotamie ont été le siège de ses plusanciens établissements. Plus tard, elle acolonisé quelques parties de l’Afrique .
Ce groupe comprend plusieurs nationa-lités distinctes : les unes à peu près ou touta fait éteintes , les autres parvenues jusqu’ànos jours sans avoir perdu de leur impor-tance numérique. Malgré la diversité de leurétat social et de leur genre de vie , les peu-ples syro-arabes portent dans leur langagel’indice de la plus étroite parenté. Toutefoisce même langage nous indique, par ses dif-férents idiomes, quatre branches principales,qui sont : 1° la branche araméenne , par-lant le dialecte peut-être le plus ancien , lesyriaque, qu’on suppose avoir été la langued’Abraham et de ses descendants jusqu’à laconquête du pays de Canaan ; 2° la branchephénicienne et cananéenne à laquelle lesIsraélites , au retour d’Égypte , empruntè-rent l’idiome connu sous le nom d’hébreu ;3° la branche arabe ; 4 e celle des Himyarites ou Homérites de Ptolérnée , établis au sudce la péninsule arabique, et qui ont jeté descolonies dans la province abyssinienne deTugray.
Nous n’avons point à discuter ici l’originede ces diverses nations, les unes sémites, lesautres camites. Constatons seulement quetoutes paraissent être descendues des régionssyro-mésopotamiennes , et qu’aujourd’huinous trouvons entre elles le lien d’unemême famille d’idiomes et d’un même typephysique secondaire. A ce dernier égardcependant, nous n’avons pas tous les élé-ments d’une parfaite certitude ; car, parmiles peuples syro-arabes, il n’en est que deux,les Arabes et les Juifs, qui nous soient bienconnus. Nous ne savons rien des caractèresphysiognorniques des Phéniciens et des peu-plades cananéennes , qui, étant de souchecamite , pouvaient différer des descendantsd’Abraham et des autres tribus sémites.
Les Juifs, aujourd’hui dispersés parmitoutes les autres nations, ont conservé, sans
doute, quelque chose de leur physionomiepropre; mais, sous la seule influence descirconstances extérieures et du genre de vie,les traits et les autres caractères des peu-ples au milieu desquels ils vivent depuislongtemps, se sont substitués peu à peu àleur type national. Il n’en est pas de mêmedes Arabes : nous les retrouvons nombreux,et à peu près dans les mêmes conditions quejadis aux lieux qu’ils habitaient ancienne-ment, sans parler des contrées qu’ils ontconquises à des époques plus récentes.
L’Arabe, tel que nous pouvons l’observerde nos jours, soit en Asie, soit en Afrique ,est vraisemblablement un représentant assezfidèle des races sémites. Du reste sa physio-nomie est caractéristique. Voici le portraitque nous donne Fraser des Arabes orien-taux , tels qu’il les a vus dans la partieorientale de la presqu’île. « Les Arabes pro-prement dits sont, à peu d’exceptions près,plutôt maigres que d’apparence robuste.Les hommes des classes supérieures quenous avons eu l’occasion d’observer, lesscheiks et leurs familles, avaient tous lemême caractère de figure. Le visage étaitgénéralement long et mince , le front peuélevé, avec une protubérance arrondie versle sommet, le nez aquilin, la bouche et lementon fuyants , ce qui donne au profil uncontour arrondi plutôt que droit, les yeuxenfoncés, noirs et brillants. Leurs mem-bres, grêles et peu musculeux , étaient pe-tits, surtout les mains, qui offraient, chezquelques uns, une délicatesse près que fémi-nine. » Ce portrait est généralement con-forme aux détails donnés par d’autres voya-geurs anciens et récents , par M. Larrey,par les membres de la Commission scienti-fique de l’Algérie que présidait M. Bory deSaint-Vincent. Toutes les relations que nouspouvons consulter s’accordent à nous repré-senter, comme appartenant à la race arabe,un profil allongé avec élévation notable dela voûte crânienne ; un nez aquilin presquesans dépression à sa racine (ses os propressont plus longs que dans les autres races);la ligne des mâchoires un peu rentrantes ;la bouche petite, les dents bien plantées;les yeux logés assez profondément malgré lepeu de saillie des arcades sourcilières; puisdes formes générales grêles, élégantes, parconséquent peu de tissu cellulaire et de